Vous pouvez télécharger ce numéro en format PDF, vous l'aurez comme l'original sauf que : pas de couverture, mais en couleur :

Mix partie 1 (10,5 Mo)

Mix partie 2 (15,2 Mo)

     Sorti en janvier 2003, un mix zine avec les fanzines Apatride et Storm, c'est à dire un seul zine ou les rédactions sont mélangées, et qui a pour titre : "La Terrible Vendetta de Storm l'apatride". 120 pages A4 sur papier recyclé, couverture jaune cartonnée recyclée avec dessin de Melvin, et un CDR avec des morceaux des groupes interviewés. 

Jaquette du CD

CD audio en .rar

  Je n'ai pas tout mis ici, puisque certaines choses sont déjà sur d'autres sites, mais attention, si c'est sur le site de untel, ça ne veut pas dire que untel en est l'auteur, c'est un peu fait au hasard. 

    Pour le sommaire :

 




Pour commencer, une inévitable présentation du groupe : les membres, la formation actuelle est-elle toujours la même que la formation initiale ? Un historique, une discographie…
Rapaces existe depuis 1994. Ce groupe a fédéré des mecs qui rappaient et composaient déjà par ailleurs. Pour la discographie, il faut se reporter aux pages de notre site Internet (www.rapaces.fr.fm) où nos titres sont tous téléchargeables gratuitement.

On a sorti un album en février 2000 que l’on a distribué à 200 exemplaires autour de nous et mis à disposition entièrement et gratuitement sur le net. En ce moment nous bossons sur un second album qui sera aussi téléchargeable gratuitement.

 Pouvez-vous décrire Rapaces en quelques mots ?

Un groupe d’individus dont le mode d’expression principale est le Rap. Un groupe de réflexion et d’action.

 On peut lire sur votre site que vous avez été influencés par Assassin. Qui d'autre ?

 Il y a une erreur. On ne peut pas lire sur notre site qu’on a été influencés par Assassin [Autant pour moi, j’ai fait une erreur en confondant et mélangeant des réponses sur votre « forum » ndlr]. Cependant, on ne peut pas te nier que c’est un groupe qu’on a écouté, comme tout ce qui s’est fait en rap français.

On ne les écoute plus pour la simple et bonne raison qu’on vomit tout ce qui pue le faux, et ce groupe sent pas bon : On considère que prétendre faire du marketing subversif (2 termes en totale contradiction) est une insulte pure et simple au mouvement révolutionnaire actuel et passé. Et en dehors de ça, leur son a bien changé…

Au début, notre influence, puisque tu nous le demandes, ça a été Destroy Man, Lionel D, Dee Nasty (ses premiers raps sur son double album).

Est-ce que vous avez beaucoup tourné, on a pu vous voir où sur "scène" ?

 On n’a jamais « tourné ». On n’a jamais eu les relations pour, ni même l’envie à vrai dire. Et les quelques plans de scènes qu’on a eu ont toujours foiré au dernier moment.

De toute façon, on n’est pas pour ce genre de prestations. 


Avec quels groupes avez-vous des affinités ?

On a des affinités fortes avec peu de gens extérieurs à nos propres relations : On peut te nommer de manière très certaine des individus qui vivent leur musique dans une optique qui nous correspond.

Pour te les présenter : SHEEK, rappeur de la première heure, membre du groupe NEC PLUS ULTRA, est un mec qui a toujours su rester dans l’ombre, contrairement à tout un tas de baltringues arrivés après lui et qui prétendent être les pionners du rap français (Assassin, NTM, SECTEur A...). Pour nous, il est la référence numéro 1 dans le Rap. On collabore d’ailleurs avec lui de plus en plus.

Sinon, on apprécie beaucoup DOOG et SWA (Syndi-k-xion), dont les textes et la musique sont super originaux... Ils sont vraiment très créatifs et ont une démarche qui nous plait... On travaille avec eux aussi et on espère que l’on bossera ensemble encore pour longtemps.

Y a un gars aussi qu’on a rencontré et qui a du talent à nos yeux, il s’appelle Mike, il va sortir un album bientôt...

On considère comme une très grande chance d’avoir pu collaborer avec chacun d’eux sur notre prochain album. 

Quelle est votre démarche en ce qui concerne les disques comme les concerts…
Notre démarche en ce qui concerne les concerts est simple : on n’a pas de démarche.

Pour ce qui est des disques : On est juste cohérents avec ce qu’on dénonce. C’est à dire qu’on refuse de participer aux cycles économiques en faisant de notre activité un commerce quelconque. En commençant par épargner à nos disques la logique parasitaire de la marchandise.

On ne vend donc pas nos compositions, mais on les distribue gratuitement.

Nous considérons que le Rap ne doit pas être vendu. On peut pas dire d’un genre musical qu’il exprime le langage de l’opprimé, de l’exploité, s’il fait l’objet d’un business. Alors on sait, y a toujours le fameux argument : « Mais comment voulez vous que l’on vous connaisse si vous ne vous vendez pas ? ». On répond que mieux vaut des propos tenus librement à des centaines de personnes que de se soumettre au mécanisme du marché, fondamentalement anti-créatif, pollueur, quand bien même ça permettrait une plus large diffusion.

En même temps on pense que notre démarche sans concession, ouvertement anti-marchande, a de l’avenir parce qu’elle est porteuse d’une idée puissante qui appelle à tout repenser, à tout changer : Du gros abruti dont la seule occupation est de chercher à se prostituer au pognon, jusqu’au pseudo révolutionnaire qui compte subrepticement échapper à l’exploitation en s’érigeant en artiste, spécialiste du propos subversif marchandisé...

 Même si le rap est à la base revendicatif et engagé, du rap anar, on ne peut pas dire que ça court les rues ! Quelle est votre opinion sur la mouvance rap actuelle ?
On t’arrête tout de suite, on ne fait pas du « rap anar ». On fait du Rap ! On se demande bien où tu as vu ça… En tout cas, on refuse cette dénomination comme toutes celles qu’on veut nous apposer / imposer. Ce qu’on constate, c’est que nos propos touchent tout un tas de gens, dont des anar’, et c’est logique aux vues des positions qu’on tient.

Nous n’avons jamais affirmé faire du Rap anar (qu’est ce que cela voudrait dire d’ailleurs ?), pour la bonne et simple raison que nous ne nous qualifions pas d’anarchistes. On refuse les étiquettes, que ce soit celles des supermarchés comme celles qui reflèteraient un système de pensée, une morale... Et puis les idéologies ont prouvé qu’elles paralysent plus le mouvement révolutionnaire qu’elles l’aident à triompher, en servant de crystaliseur de la critique, laquelle doit pourtant toujours être en dynamique.

Concernant l’anarchisme, on ne peut pas nier que ce mouvement politique est à la base du mouvement révolutionnaire. C’est pourquoi, nous tentons d’utiliser les armes critiques inventées par les anarchistes depuis plus de 2 siècles (qu’elles soient théoriques ou pratiques). Mais parallèlement nous nous basons sur l’œuvre marxienne et parfois marxiste, que l’on considère comme incontournables, pour tenter d’actualiser la théorie et la pratique révolutionnaire.

 Maintenant, en ce qui concerne notre opinion sur la mouvance rap actuelle, on regrette nous-même qu’elle ne soit pas plus haute. On observe très clairement la récupération par l’argent de cette pratique initialement si libre. Le rap s’est laissé cloisonner dans un puissant conformisme qui nous laisse penser qu’il est une arme qui se retourne aujourd’hui contre la jeunesse.

Le mouvement Rap actuel reflète l’état d’esprit majoritaire qui habite la jeunesse pauvre de ce pays : Faire du pognon, ne penser qu’à sa gueule, qu’à ses proches, se considérer d’emblée comme un pion parmi les pions en acceptant les règles du jeu, développer son ego sans se rendre compte que cet ego n’est qu’un stéréotype formaté par la consommation et les relations spectaculaires-marchandes, faire le révolté pour avoir quelque chose à dire qui servira l’objectif (l’argent), mourir comme une merde qu’aura rien apporté à l’humanité en ayant eu une destinée de clébard.

Y’a quelques personnes, dans l’ombre, qui continuent ce qu’était le Rap, le Hip-Hop, à la base (à partir du début des années 80 en France), c’est à dire un mouvement clandestin, insaisissable, s’opposant à l’ordurerie du monde actuel, une force subversive et donc créatrice.

Tous les schémas stéréotypes présents qui forment ce qu’on a l’habitude de qualifier de Rap, tout cela on chie dessus, on l’a déjà dit, on le redira.

Aujourd’hui la plupart des rappeurs, à tous les niveaux (célèbres comme pas encore connus), adoptent le schéma de pensée du plus banal des dealers : écouler la came par tous les moyens. Alors qu’à la base, le Rap lutte pour le partage, pour la création, et contre les merdeux mercantiles qui viennent se la jouer. A la base, y a rien de vénal dans le Hip-Hop.

Mais tout ça c’est compréhensible : Si tu parles sincèrement, même avec un rappeur prétendument « conscient », il te dira qu’il aimerait bien vivre de sa musique pour éviter le chômage, le travail précaire... Le rap actuel ? Ce n’est plus qu’un filon comme un autre pour « s’en sortir ». Le problème c’est que les places sont vraiment limitées et c’est en cela que cette partie de la jeunesse est hyper-utopiste, au plus mauvais sens du terme.
 

Quel est le parcours politique des membres du groupe : Est-ce que la "politique", c'est antérieur au groupe ou le contraire ? En gros, la musique est-elle pour vous un moyen de militer ou alors vous faisiez du rap et le discours s'est radicalisé à mesure du temps ?

On a eu une conscience politique en même temps qu’on a commencé à faire du Rap. Donc on ne peut pas dire que l’une des deux dimensions précède l’autre. Ce qui est sûr, c’est que ça varie en fonction du parcours individuel de chacun. Certains étaient plutôt dans la musique alors que d’autres avaient déjà goûté à l’action politique sans pour autant s’intéresser de près au rap : C’est la rencontre de ces deux mouvements qui a donné naissance à Rapaces.

 La musique : un bon moyen de diffuser des idées ?
Non, on pense que la musique et l’idée ne font pas bon ménage. Par la musique on ne peut que servir à créer un climat précaire, au plus. Mieux vaut une bonne discussion et l’acquisition du savoir à partir du support suprême : le texte écrit. Mais là ne réside pas vraiment l’enjeu de la relation entre l’idée et le Rap. Le Rap, à la base, c’est principalement la transmission libre d’idées, d’informations (même si ce n’est pas que ça), et au bout, la constitution d’une authentique contre-culture... Le Rap est en tout cas une forme musicale « pauvre » qui permet ainsi de mettre en avant le texte. Par là, c’est le moyen musical le plus abouti pour faire passer des idées, sans parler du discours sur un fond musical... Donc on pense que le Rap doit retrouver sa fonction originale, et en soi c’est l’idée principale que l’on veut faire passer et à partir de laquelle d’autres idées naissent. Le Rap, comme le Hip-Hop, c’est la liberté... Et la liberté, par définition, ne se vend pas...

 Et pour le taf ? (Que font les membres du groupes "dans la vie" - si on peut appeler ça comme ça ?)
Salariés, précaires ou en CDI, ça dépend des individus. Certains sont chômeurs.

On n’est ni privilégiés ni épargnés par les conditions de travail actuelles, quand on a la « chance » d’avoir un taf.

Quand on sait que les trois quarts de la population mondiale sont déjà plus ou moins déclarés déchet social au regard de la logique globale de la rentabilité du travail, on se dit qu’on n’en a plus pour longtemps nous non plus.

 Vous consacrez une partie de votre site à dénoncer les fachos, Attac, le 11 Septembre... par le biais de "communiqués". Pourquoi mettre une photo de Marcos (" L'école du crime "), "leader" de l'EZLN (en tout cas, c'est la vision commune) pour représenter l'EZLN qui est "une armée que vous respectez". En effet, dans un de vos communiqués, vous affichez votre mépris d'ATTAC, or Marcos passe son temps à faire de la pub pour Attac et à s'afficher en tant que fidèle partisan.

Tu as tout à fait raison, mais il faut savoir que “L’école du crime” est un rap qui fut écrit en 1996.

A cette époque, nous étions un an et demi après l’insurrection au Chiapas. Comme bon nombre de gauchistes en mal d’action, on a cru voir dans ce mouvement un espoir de renouveau de la critique. Cette manière de voir les choses ne reflétait chez nous, en fait, que le peu de consistance de nos positions initiales, que la faiblesse de notre façon d’appréhender la lutte politique, la Révolution, et la voie juste pour y parvenir. Donc on est tombés dans ce piège et ça nous a bien appris pour la suite...

Aujourd’hui, nous considérons que Marcos et l’EZLN n’ont servi qu’à lancer la vague citoyenniste dont la fonction n’est autre que de paralyser la lutte des classes à l’échelle mondiale, pour ralentir l’effondrement du capitalisme. Au sujet des enjeux régionaux propres au Mexique et la lutte des indiens, là aussi on est plus que réservés sur la pertinence des positions de l’EZLN.

Tu fais donc bien de nous poser la question car, là dessus, une mise au point s’imposait. Comme on n’est pas Big Brother et qu’on ne veut donc pas falsifier le passé, on a laissé le texte et posé une photo correspondante.

 [Nous avons nous aussi fait le même type d’erreur dans le catalogue Blackhart!]

Quelle est la vision des idées libertaires dans le milieu du rap ?
Pas bonne, les gens n’ont pas l’air de comprendre, sauf des gars qui écoutaient du Rap il y a longtemps et qui trouvent que ce que l’on fait redonne de la force à cette forme musicale salie, souillée par les marchands-religieux-sexistes-conservateurs-arrivistes-abrutis-individualistes.

On s’exprime amplement sur le sujet à travers notre site Internet. On invite tout lecteur s’interrogeant sur le sujet à venir nous lire, en plus de nous écouter. 


La conscientisation politique des jeunes du milieu rap : mythe ou réalité ? 

On se demande bien ce que sont les « jeunes du milieu rap ».

A l’heure où le rap a largement intégré la variété et est consommé massivement par toutes les couches de la société (de manière très décomplexée), on constate que la conscience politique des acteurs même du rap français est des plus nuancée.

Ce qu’on sait, c’est que la conscientisation ne viendra pas par le rap, ça c’est certain. Le Rap sur le plan politique, et donc sur le plan de la politisation, est une arme très faible, une arme spectaculaire... Il ne s’agit pas de faire du Rap plus ou moins engagé... La Révolution tient à des éléments incomparablement plus importants.

Maintenant, nous, le Rap que l’on fait peut aider à créer un climat que d’autres éléments bien plus importants (conditions économiques, organisations politiques, événements) viendront concrétiser.

On assiste à l'apparition du "rap facho", avec des groupes comme "Basic Celtos" (qui au passage ne font pas de rap mais un concentré de merde inécoutable, et ce n'est même pas subjectif !) : vous dénoncez d'ailleurs magnifiquement dans un de vos "communiqués" cette tentative d'infiltration. Cela représente-t-il une réelle "menace" d'après vous ?

Non, définitivement non. Ces types sont des charlots, et le fait de les dénoncer a bien plus permis de rappeler que les enjeux politiques sont partout qu’à éviter une menace. Y a pas de menace de la part de pauvres mecs qui ne sont rien d’autre que des fils à reup catéchisés et en croisade politique pour occuper ce qu’ils appelleront plus tard leur “jeunesse”.

En plus, il faut faire attention à ce qu’on dit : On n’assiste pas à l'apparition du rap facho avec DES groupes comme Basic Celtos. Il n’y a qu’UN seul groupe. Et il n’est plus positionné sur le créneau rap pour très longtemps. Il est grillé.

C’est marrant, on pouvait encore lire dernièrement sur le site Internet de ces blaireaux qu’une « rumeur » courrait sur eux (c’est sûr que c’est très tendance en ce moment). Bref, ils nient encore, en prenant bien soin de n’apporter aucune précision pouvant mener leur lecteur sur notre documentation par exemple. Pas vu, pas pris ? On se marre…

Mais enfin, même si c’est à ne pas confondre avec ces gars qui sont la voie d’organisations d’extrême droite (MNR, FN), le fascisme est sous-jacent dans de nombreux textes de rappeurs. Quand tu écoutes que les femmes sont toutes des « salopes », des « bitches » « bonnes » qu’à assouvir les besoins des mâles... Quand tu entends que Dieu est là pour tout régir, que, la famille et « palper la monnaie », c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie, que la couleur de peau écarte radicalement les gens entre eux, qu’ils soient bourgeois ou prolétaires, quand tu écoutes aboyer des connards qui te racontent que leur quartier leur appartient, comme des chiens qui pisseraient oralement pour marquer leur territoire... Si ça, ce ne sont pas des propos de petits fachos en herbe, c’est quoi ?

De quel coin êtes-vous ? Comment se porte la scène rap engagé là-bas ? Et au niveau politique, ça bouge ?
On habite en France, en banlieue parisienne : 77, 93, 94.

La scène engagée, on ne sait pas ce que c’est. Au niveau politique, ça ne bouge pas plus que par chez vous.

On est habitué à entendre toujours les mêmes clichés sexistes/homophobes dans le rap, tout comme le culte du virilisme, de l'argent et du pouvoir... Vos paroles interpellent-elles des personnes, des gens ont-ils réagi en vous écoutant ? (à votre connaissance...)
Oui, oui. Il y a eu tout un tas de réactions : de la personne qui attendait cette critique depuis des années, jusqu’au religieux qui nous traite d’”extrémistes”, en passant par l’idiot qui nous insulte de “fascistes”, ou alors le petit bouffon qui ne supporte pas que ses choix de consommateur averti soient identifiés comme de véritables actes politiques.


La lutte armée est-elle un moyen efficace de parvenir à nos fins ?
Aujourd’hui pas encore. En fait tout dépend de la liberté que le régime nous octroie... Il est clair que l’on va vers un totalitarisme qui d’ailleurs se masque de moins en moins. Donc la lutte armée va peut-être dans quelques années s’avérer l’unique solution pour affronter le système. D’ailleurs les gouvernements le savent : depuis quelques mois, les organisations policières ne cessent de s’alarmer sur la montée d’un potentiel “terrorisme anarchiste”. Et bien sûr, les mesures pour prévenir ce phénomène sans réalité présente sont prises (augmentation des budgets, renforcement de la coopération internationale en matière de renseignement et de répression).

 ETA, Action Directe, les Brigades Rouges, les FARC en Colombie... Ca représente quoi pour vous ?
Des échecs, des manipulations, des drames individuels et collectifs. Tout sauf la Révolution.

Bien sûr, on ne va pas mettre Action Directe et les Brigades Rouges au même niveau que ETA... et les FARC c’est encore autre chose.

On pense que ces deux premiers mouvements ont, d’une certaine manière, choisi de mener une lutte frontale face au système quand il ne fallait pas le faire.

ETA : on est plus que réservés par rapport aux buts et aux pratiques. Ce qu’on reconnaît c’est qu’ils ont été un réel soutien à la CNT pendant la lutte armée sous Franco.

Bien sûr que le peuple basque a droit à l’autodétermination mais encore faut-il qu’il se reconnaisse lui-même comme un peuple et rien n’est moins sûr... Et puis pour faire quoi ? Pour reproduire les rapports de classe existants partout ? En tout cas, on condamne sans appel la répression féroce contre les militants de l’ETA, c’est clair. Et on ne regrette pas les ordures qui tombent sous leurs balles... sauf les innocents bien sûr, et ça c’est un problème dramatique qui n’a pas l’air de troubler cette organisation... De toute façon, l’abolition des frontières ne passera évidemment pas par le nationalisme, l’idée de « peuple » et toutes ces conneries.

Quand aux FARC, on voudrait bien savoir ce qu’ils ont de « socialiste ». Ce sont des serviteurs à peine voilés des intérêts US dans la région pour la production de cocaïne, ces gens sont des criminels réactionnaires. Cette guérilla stalinienne n’échappe pas au processus de reclassement international des appareils staliniens, en mercenaires des intérêts de la Bourgeoisie internationale. Dans ce cas précis, il s’agit de gangsters qui servent les intérêts des états-Unis en bons trafiquants de drogue, mais aussi en s’inscrivant totalement dans le plan international d’éclatement des nations et de pillage de l’Amazonie. L’attitude très conciliatrice qu’ils ont adopté il y a deux-trois ans dans la négociation sous égide US qui visait à leur attribuer la gestion d'une partie de la jungle colombienne qu'ils contrôlent, en échange d'un accord de "paix" à la sauce Oncle Sam, est évocatrice et sans équivoque sur leurs positions réactionnaires. On s’étonne donc de constater, ça et là, que des individus se revendiquant de l’Anarchie, soutiennent à distance cette organisation mafieuse…

 Inévitable question : le régionalisme, du nationalisme ou un combat légitime ? N'est-ce pas
paradoxal de réclamer de nouvelles frontières tout en étant anar ?

Pour nous, aujourd’hui le régionalisme est plus que jamais réactionnaire. Mais attention, il faut savoir de quoi l’on parle : la région va devenir la dimension politique principale au plan local. Le but des instigateurs de l’Union Européenne est de soumettre l’ensemble de la gestion du territoire à la privatisation, de casser l’unité sociale et politique de la population.

Services publics inégaux parce que régionalisés. Aménagement du territoire et décision politique prise au niveau régional (ce qui mettra des obstacles supplémentaires entre un ouvrier de Bretagne et un salarié parisien de se battre sur les mêmes bases). Destruction des statuts nationaux qui sont une protection contre les patrons. Destruction des conventions nationales. Gestion de l’assurance et de la sécurité sociale régionalisée (ce qui va engendrer de fortes inégalités).

Vraiment, en instaurant l’organisation régionale, le but de la Finance internationale en Europe est de détruire ce qui reste de l’unité de classe du prolétariat (ce qui a été acquis depuis 1945 et depuis la Révolution française).

 Comment est-ce qu'on peut faire bouger les choses actuellement d'après vous ? Et individuellement, comment comptez-vous contribuer à un changement de société - à votre échelle bien entendu ?
Vaste question. Il faut en tout cas défendre ce qui reste de l’indépendance du mouvement ouvrier, et ça, c’est déjà une lourde tâche à l’heure du corporatisme et du « citoyennisme ».

On considère que le renouveau de la critique révolutionnaire urge et doit se faire avec le moins de passion possible et en essayant de se défaire des illusions pernicieuses. Nous, on cherche à exister en tant que groupe indépendant, à la force de frappe réelle. Ca aussi, c’est difficile.


Comment se fera la révolution ? (votre vision perso, je sais bien que vous n'avez pas de boule de cristal !!!)
La Révolution doit se faire avec les gens d’aujourd’hui, et c’est bien ça le problème parce qu’on ne peut pas dire qu’ils soient majoritairement disposés !!! On pense que quand il n’y aura plus de bouffe dans les supermarchés parce que la crise économique empêchera, par exemple, les patrons de payer les chauffeurs routiers, ou que l’inflation ne pourra plus être maîtrisée, alors seulement les gens sortiront dans la rue. Après il faudra concrétiser ce fait avec une organisation révolutionnaire capable d’assumer la responsabilité de la Révolution. C’est pas gagné mais c’est le problème qu’affronte aujourd’hui ce qui, il y a encore un an, était la 10ème puissance du monde : l’Argentine. 


êtes-vous partisans de l'emploi de la violence ?
Oui, évidemment. Tous les discours bien pensant condamnant la violence révolutionnaire ne sont que des considérations de petits bourgeois. Il est évident que jamais la bourgeoisie se laissera abandonner ses privilèges sans se défendre, et même militairement : Ca ne lui a jamais fait peur.

Donc le but d’une armée révolutionnaire est d’anéantir les forces de la réaction, c’est tout. Après c’est vrai que la dynamique de guerre dans la révolution est l’élément qui a toujours posé problème sur le plan de la démocratie (populaire), donc il faut réfléchir dès maintenant à cela pour pas aboutir à une dictature. On n’aura pas le choix de toute façon.

 Où en est votre deuxième CD? Quels seront les thèmes traités au niveau des textes ?
Ca avance. Il devrait être finalisé début 2003. On va principalement traiter de la marchandise et du Rap, mais aussi de l’Union Européenne, de l’exploitation et de la répression capitalistes. Vaste programme...

 Quel message essayez-vous de faire passer aux auditeurs de Rapaces ?
Qu’ils sont tout sauf des individus libres et égaux comme ils ont l’air de le croire. Qu’ils sont tout sauf dégagés de ce monde. Qu’il font partie de ce monde. Et que cette pédanterie à penser qu’ils ne sont pas concernés par ce qu’il se passe les mènera au chaos dans quelques années, dans quelques mois...

 Qu'est-ce que représente la TV à vos yeux ? Imagineriez-vous une "télé libertaire" ?

L’idéologie marchande imprègne les consciences à travers son arme la plus efficace qu’est la télévision. On constate que la marchandise y est omniprésente, qu’elle est le centre du dispositif audiovisuel. Seule une élite conservatrice s’y exprime.

La télévision c’est la séparation sociale concrétisée dans la technique. Pour parler de la télévision actuelle, c’est le vecteur central par lequel l’individu séparé du reste de la société - parce qu’exploité et aliéné - se relie à la communauté capitaliste pendant le temps de non-production.

La marchandise sous toutes ses formes (sociales, politiques, culturelles, économiques), c’est la voix du langage de la société de classe, du langage de la séparation.

Une télévision libertaire, pourquoi pas, faut voir. C’est pas l’objet en soi qui est dangereux, c’est la société qui le fait fonctionner.

 Le 11 Septembre : votre avis dessus ?
C’est un complot pour ériger un totalitarisme planétaire face aux risques imminents d’effondrement du capitalisme…

Risque économique : le 11 Septembre permet de passer à une offensive impérialiste dans le monde entier, pour conquérir par la force de nouveaux marchés qui permettront de différer la faillite globale.

Risque d’explosion sociale et de Révolution : le 11 Septembre permet d’établir un dispositif policier et liberticide sans précédent dans le monde entier.

En fait tout est dû au pourrissement avancé du Capitalisme qui aujourd’hui n’est plus en mesure de continuer d’exister.

 Et le pseudo-attentat contre Chirac ?
L’occasion de présenter Chirac comme un défenseur des libertés publiques (puisqu’il est l’ennemi des fafs apparemment) alors que c’est une véritable ordure de fachiste depuis longtemps (SAC, Françafrique, Opus DEI...) et qu’il entreprend d’appliquer la politique anti-démocratique que lui dicte l’Union Européenne.

En définitive, les organisations d’extrême droite sont des faire-valoirs du pouvoir, ni plus ni moins.

 Vous êtes bien branchés situationnistes, non ?
Ils ont apporté beaucoup au mouvement révolutionnaire. Ils ont réactualisé la critique révolutionnaire de façon très intéressante.

Enfin, de quel oeil voyez-vous les récents embrasements en Amérique du Sud (Uruguay, Argentine...) et en Algérie (Kabylie) ?

Il ne faut pas les confondre même s’ils sont le fruit des exactions d’un même système : le capitalisme.

En Amérique latine, l’effondrement économique n’était pas prévu. L’Argentine était le modèle présenté par le FMI. Et l’Uruguay était un pays dont on n’entendait pas trop parler parce que relativement prospère. Soudain tout a explosé. Pourquoi ? Parce que le Capitalisme actuel n’est même plus en mesure de développer la production. Les capitaux se réfugient dans la spéculation et une simple déclaration d’impossibilité de continuer à payer la dette fait tout s’effondrer. C’est un château de cartes. Demain, tous les cons en France qui se cantonnent derrière leurs petites satisfactions de consommateurs lambdas fouilleront dans des poubelles, à l’instar des centaines de milliers d’Argentins de l’ancienne « classe moyenne » aujourd’hui.

L’insurrection de Kabylie est, quant à elle, le soulèvement de toute une jeunesse qui en a assez de l’extermination des algériens pour les bienfaits du FMI et de la Banque Mondiale... Une jeunesse qui refuse de voir le pays continuer de s’enfoncer dans la violence et la division comme le souhaite les banquiers et autres requins en mal de privatisations... Un peuple qui condamne les organisations islamistes, véritables et abominables hordes de chiens sanguinaires à la solde de la Réaction dans ce pays, et auxiliaires de l’armée pour serrer des tenailles insoutenables.

Que pensez-vous à propos de la remarque suivante : employer le terme "enculé" est homophobe car condamner cette pratique en la dégradant (c'est considéré comme une insulte) condamne par la même occasion ceux qui la pratique, dont les homosexuels" ? Je demande ça car ce terme revient régulièrement dans vos textes !

C’est vrai que sur la forme c’est homophobe. Mais bon, c’est notre langage, et pour nous ça traduit le fait de se faire « posséder », et d’y prendre plaisir. C’est juste une insulte qu’on réserve aux abrutis qui feignent d’ignorer leur misère et leur dépossession par le système capitaliste en lui trouvant une légitimité. On n’a vraiment rien contre les homosexuels, on est pour la liberté sexuelle.

Des projets pour l'avenir ?

Pour l’instant, c’est la finalisation du prochain album, la concrétisation du pôle Rap non-marchand qui verrait s’unir tous les rappeurs anti-business contre la culture Hip-Hop-pourrie qui sévit partout... et la lutte politique.

Salutations, remerciements ?

Salutations à tous ceux qui essayent de niquer (oups !!!) le Capitalisme. Et merci à toi.

Quelque chose à ajouter ?

 On va lire votre revue avec beaucoup d’intérêt.

  

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1: Pouvez-vous vous présenter? (nom des membres + leur place dans le groupe + affinités politiques, individuelles puis générales)

Ben : Benoît, je fais de la guitare et je suis contre l’injustice dans le monde.

Martin : Salut ! Moi, c’est Jean-Louis et je joue de la basse avec les W5 !. Je crois que je me rapproche assez des idées anars, bien que n’étant pas affilié à une orga particulière. En ce qui concerne le groupe, j’ai pas trop envie de dire qu’il est ceci ou cela car il est constitué de personnes qui n’ont pas les mêmes positions sur l’actualité. Néanmoins, les sensibilités politiques restent assez proches, il me semble.

Bibo : Je bosse sur la promo, ce qui en découle, et je fais du cornet à piston de temps en temps. Sinon, je participe au fanzine La Faille et à la FA. En général, j’aime bien les affinités générales de mes copains.

2: Depuis quand date la formation?

Ben : 1996

Martin : 1997, ou 1994, comme tu veux …

Loïc : 1994 pour les prémices, et 1997 pour la nouvelle formation.

Bibo : pas mieux.

3: Combien de concerts à votre actif?

Ben : deux (MJC et fête de la musique à Lans en Vercors)

Bibo : Y’en a un peu plus quand même que le dit Ben (sa modestie le tuera).

Martin : 150 ou 200 , comme tu veux …

4: Pourquoi ce nom: "w5!" ?

Ben : Parce que W4 c’est nul.

Martin : Parce que V4 c’est bidon.

Loïc : Pour être les derniers dans les bacs !

Bibo : C’est pour être dans le même bac que les Wampas chez les disquaires. En tout cas, on a eu de la chance de ne pas choisir L5 !

5: Quels sont vos meilleurs et plus mauvais souvenirs de concert?

Ben : Le meilleur : à la MJC. Le pire : fête de la musique.

Martin : Les plus mauvais, c’est les concerts dans les bars où t’avais un vieux patron qui ne pensait qu’à vendre de la bière. Les meilleurs sont généralement sur les petites scènes ou il est impossible de tricher tellement tu es proche des gens.

Bibo : Les meilleurs, c’est le genre de plan avec les Malfamés (avec Grodolphe et P’tit rock) qui sont toujours bien classes, le genre de concert où tout le monde est à donf. J’aime bien aussi ce qui se passe autour des concerts : les gens qu’on croise, les plans marrants (piquer des sandwich dans les stations d’essence …).Les pires, j’en ai pas vraiment.

6. Quelles sont vos influences ?

Les influences vont de Raymonde et les Blancs becs au ska en général, même si dans l'ensemble, ce dernier album est finalement très rock, assez dur, assez tendu. Chacun est nourri de multiples influences : ragga, chanson, punk, ska, ... c'est donc un mélange très large, même si au final, ce qui en ressort est clairement rock, avec différentes nuances.

7: A propos du texte de "opération chat et souris" sur la gratuité des transports urbains: c'est original, comment vous est venue cette idée?

Ben : Aux toilettes.

Martin : Non, j’irai pas dire que c’est original, car la gratuité des transports, c’est pas un concept qu’on a inventé. Après, je te dirai que si ce texte existe, c’est un peu à cause des prunes qu’on a pu se prendre dans le tram.

8. A propos de votre dernier album: on a l'impression que vous avez plus de maturité, les influences sont diverses et les textes plus "fouillés"... Etes-vous satisfait du résultat ?

Bah, pour la maturité, c'est dur à dire mais bon, c'est vrai que c'est forcément fait différemment que le premier album. Ces deux albums ressemblent au groupe à un moment précis, alors oui, il y a eu une évolution. L'essentiel est à mon avis que le contenu soit sincère : ce qui a été fait a été fait parce que c'était une envie des membres du groupe. Pas pour plaire à tel ou tel public. C'est avant tout un truc assez égoïste et personnel, même si au final, c'est destiné à être écouté par des gens extérieurs au groupe. Pour les textes, c'est vrai que le côté "jeune et fou" a un peu cédé le pas à une dimension plus noire, tendue, mais plus subtile aussi, même si la "rage" est toujours là. Pour ce qui est du résultat, c'est toujours dur à dire : oui, on est content, mais bon, dès que c'est fait, c'est aussi presque déjà dépassé en quelque sorte. On a qu'une chose à dire aux gens, qu'ils connaissent le premier album ou qu'ils ne nous connaissent pas du tout : soyez curieux !!!

9: Que pensez-vous et comment vous placez-vous par rapport au grand "débat" du moment sur "l'unité du mouvement libertaire"?

Ben : Je pense que je me place à ma place.

Martin : Je ne savais pas que c’était le grand débat du moment, mais en tout cas, c’est clair que c’est problématique. Ça m’a toujours saouler de voir qu’à Grenoble une CNT ne voulait pas travailler avec une FA, ou pire, il y a trois CNT à Grenoble. Après, c’est normal que des gens se brassent sur des sujets, mais de là à scissionner toutes les trois minutes, on fini par sodomiser les diptères.

Loïc : J’ai pas l’impression qu’il y ai encore une unité dans le mouvement libertaire, mais faut pas désespérer !

Bibo : franchement, j’ai suivi au début, mais là, c’est pas mon principal souci. Les rapports entre organisations sont localement très liées aux rapports entre les individus.

10: La non-mixité (comme dans les lieux anti-sexistes qui prônent la "déconstruction des genres"), est-ce une forme de sexisme?

Ben : Non

Martin : Je savais même pas que ça existait. A priori, je dirai que oui : c’est tellement bien de se laver les mains en famille.

Loïc : On n’a pas fait assez de concerts dans les squats pour répondre à ces questions précises …

Bibo : Oui. Pourquoi pas des barbelés pour séparer les filles des garçons ? Les mecs sont quand même largement concernés par le sexisme, alors à ceux qui sont pas trop cons, ça vaut le coup de leur expliquer au lieux de les laisser à la porte. Enfin, il y a déjà eu ce type de méthode par le passé : il en est sorti du bon et du moins bon …le féminisme, ça concerne tout le monde.

11: quelle est votre opinion sur l'ETA et la "lutte de libération basque" en général?

Ben : il faut.

Martin : J’en sais rien.

Bibo : il faut pas : l’ETA, s’est un truc mafieux qui parle une langue trop belle pour eux. C’est une organisation au fonctionnement autoritaire et aux méthodes débiles. Quand aux basques : qu’on les laisse tranquille et qu’on arrête de les fliquer. Sinon, le fromage basque et le gâteau basque, c’est magistral.

12: comment vous placez-vous (s'il y a unanimité au sein du groupe sur la question) par rapport à l'anti-spécisme et au végétarisme/lisme qui en découle?

Ben : j’aime bien la salade, mais pas tout le temps.

Martin : J’ai du mal à suivre leur raisonnement.

 Loïc : On s’est retrouvé avec un groupe straigh edge, et on s’est senti agressés parce qu’ils s’en prenaient aux bouffeurs de viande. Du coup, on était bien content en rentrant de s’envoyer de la viandasse.

Bibo : pareil que Ben ! Quand les antispécistes comparent un camion de porcs qui va à l’abattoir à un train de juifs qui va en camp d’extermination, c’est apporter de l’eau au moulin du camp du pire. Sinon, les gens qui sont végétariens, je respecte. Tant qu’ils ne sont pas des curés, pourquoi pas. Ceci dit, moi aussi, la salade, ça fini par me lasser. En plus, je préfère la mâche (avec des gésiers). Hummm !

13: Croyez-vous que le punk (et les musiques diverses aux textes engagées) fassent réellement réfléchir les gens? Est-ce un outil efficace de diffusion de l'idéologie anarchiste, une manière de militer? ou est-ce que, par définition, l'auditeur est passif et par là n'est pas invité à se remettre en cause (comme pourrait le faire la discussion ou la lecture)?

Ben : oui.

Loïc : Vas-y ! Ecoute-pas Ben, mais notre punk du groupe y va répondre …

Martin : Attend ! Une question à la fois : oui, j’espère qu’à travers nos textes on fasse réfléchir ceux qui nous écoutent, après, c’est pas une fin en soi. Nous, on fait de la musique, on a des choses à dire alors on le fait, mais de la même manière, on l’ouvre devant notre boulangère quand elle dit n’importe quoi. Il y a plein de manières de vivre la musique, et je pense que l’on n’est pas forcément passif en écoutant.

Bibo : pas sûr. Mais rien n’est sûr, alors c’est un truc comme un autre. C’est sûr que le macramé n’a pas le même impact sur les consciences que le punk-rock. Après, des gens passifs, on en trouve partout, y compris en manif, y compris devant un film qui pose des questions. La passivité, c’est à mon avis surtout une question d’éducation.

14: L'Anarcho Punk Fédération, est-ce quelque chose qui vous branche? ou vous la voyez plutôt comme une organisation de plus (sans intérêt quoi!) ?

Ben : Euh !… faut voir.

Martin : Connaît pas !

Bibo : j’en ai juste entendu parler. A priori, je ne voit pas l’intérêt, si ce n’est les concours de crêtes (là, on se défend). Il y a déjà tellement d’organisations complémentaires que je ne vois pas franchement l’intérêt d’en faire une autre. En plus, j’espère que ça va pas trop dériver vers des trucs antispécistes ou non-mixtes, parce que ça va encore plus faire secte. L’anarchisme, pour moi, ça s’adresse autant au papy qu’au jeune keupon. Si on limite un mouvement à même pas 0,0001 % de la population, c’est un peu dommage.

15. Comment se porte la scene alternative à grenoble ?

Nous sommes un peu à l'écart dans les montagnes du Vercors, mais bon, à ce qu'on en sait, ça va. Les trucs alternos se passent en général en squatt, et on peut constater que souvent, ce ne sont pas que des groupes de Grenoble qui y jouent. Il y a en a quelques uns, mais bon, c'est pas évident d'en citer comme ça ... on peut tout de même citer Azène qui fait du ska punk et qui vient aussi du Vercors, ou encore Stéréo A6 qui fait du punk-boite-à-rythme. Comme toujours, les trucs alternatifs ont parfois un côté assez confidentiel qui s'ouvre parfois à un cercle à peine plus élargit que le cercle d'amis. Il y a tout de même des collectifs et associations comme le 102, l' Encre-Rage ou encore Konchitas prod qui font bouger les choses.

16: Qu'est ce que vous pensez de l'apolitisme?

Ben : Non sens.

M

artin : ça n’existe pas, à partir du moment où tu est sur terre tu fais de la politique. Après, t’es pas non plus obligé de t’affilier à une orga. J’ai connu des monsieur-tout-le-monde qui étaient quatre fois plus anars que certaines personnes de la FA. L’essentiel, à mon avis, c’est le terrain quotidien.

Bibo : la musette apolitique, j’ai rien contre. Par contre, la oi ! apolitique, c’est foireux à la base. Après, un groupe de zic, c’est pas non plus une organisation politique. C’est bien que les musiciens « s’engagent », mais il faut que ça reste sincère. Je préfère 1000 fois un groupe avec des textes pas engagés mais qui a une démarche intéressante à un groupe 100% engagé qui tombera forcément à un moment ou un autre dans des contradictions mais qui continue à donner des leçons.

17: Les Black Block: une résistance démagogique qui peut donner une mauvaise image de l'anarchisme au peuple ?

Ben : connaît pas.

Martin : Connaît pas !

Bibo : le peuple, je ne sais pas ce qu’il pense : si il pense comme TF1 : oui, ça donne une mauvaise image. Sinon, pour les Black Blocs, leur violence n’est rien à comparer de la violence économique, policière, religieuse ou militaire. Alors l’image, c’est important, mais faut pas non plus s’en rendre prisonnier, sinon on reste tous chez nous à regarder le Bigdil et le Maillon faible.

18: Par rapport aux grand rassemblements anti-mondialisations (Prague/ Québec/ Gênes...):comment réagissez-vous, est-ce que l'on peut penser qu'ils font partie du "spectacle" comme l'entendait Debord ?

Ben : je suis tout à fait d’accord.

Martin : Désolé mais j’ai jamais lu Debord. Après, au premier abord, je trouve ça classe que ça bouge un peu (il serait temps !). Mais après, je suis quand même effrayé par des gens comme ATTAC.

Bibo : Oui, les gens d’ATTAC, c’est quand même une mentalité bien bourgeoise qui veut donner des miettes aux pauvres, comme si c’était de la charité, sans vouloir changer ce système qui fait qu’il y a des pauvres. Ce qui me saoûle, c’est les manifs « festives », avec percus, etc. La manif, c’est pas une promenade ou une rave party. La gauche caviar et la gauche roquefort me saoûlent aussi car c’est des faux-culs : ils s’extasient devant l’EZNL (qui pratique la lutte armée), mais une banque de pétée par des totos les choque. C’est n’importe quoi, ils devraient arrêter de lire le Monde Diplo et de prendre Philippe Val  et José Bové pour les nouveaux messies (faut pas prendre ses messies pour des lanternes !). 

19: Etes-vous plutôt pour une approche non-violente ( j'entends par là tous les types de résistance non-violents: désobéissance civile...) ou partisans de l'emploi de la force lors d'un conflit avec le pouvoir?

Ben : Quand faut y aller, faut y aller.

Martin : J’ai pas envie de prôner la violence, mais quand je vois des soulèvements sérieusement écrasés, je trouve ça malheureusement logique. A force d’écraser …

Bibo : je ne suis pas chrétien : quand on me donne une baffe sur la joue gauche, je tend pas la droite. La force et la violence, on la subi dès qu’on bouge un petit doigt, alors oui, quand faut y aller, faut y aller. Tant qu’il y aura des couilles en or, il y aura des barres en acier.

20:le "Grand Soir", c'est pour quand?

Ben : vivement le grand soir qu’on se couche.

Martin : Je sais pas. Tu m’appelles ?

Bibo : le grand soir, c’est pas pour demain, mais avec le changement d’horaire, le grand capital veut nous faire retarder encore ça.

21: un coup de gueule? (ce que vous voulez)

Ben : Fuck the vengeur masqué mouvement.

Martin : Tu nous as tué avec tes questions !

Bibo : Y’en a trop, des coups de gueule. Au final, je crois que le pire, c’est l’hypocrisie, les trucs faux-culs, les curés de tout poil.

22: salutations à passer ?

Ben : salut Punch.

Martin : à ma maman qui est en Guadeloupe.

Bibo : salut à nos souscripteurs, à nos garagistes, et aux gens qui sortent de leur tanière pour venir en concert. Salut à toi ô mon frère, salut à toi peuple khmer, salut à toi l’algérien , ….salut aussi à Caro, notre nouvelle éclairagiste, et à Matth, le webmaster qui tue. A Lutin Bleu qui sort un album en même temps que nous : ça va tout déchirer !

23: avez-vous quelque chose à ajouter?

 Ben : C’était dur ces questions ! Martin : Notre disque sort le 22 avril, on ne peut pas le trouver partout pour le moment, mais j’espère qu’il sera bien accueilli par vos oreilles averties. Bonne continuation et lachez pas le réseau. Bibo : ben ouais, on a pas trop parlé musique, alors pour les curieux, notre album sortira en avril dans notre région et pour les souscripteurs, et sinon, ce sera en octobre, avec une tournée pour le reste de la France (là, on le trouvera à peu près partout). L’album s’appelle « A cran », et c’est pas de la musette. Pour recevoir notre feuille d’info, envoyez-nous un timbre (Wakaru, Les Jeandiats, 38250 Villard de Lans), et pour notre site web : www.lesw5.com. A y est : j’ai fait mon boulot de promo !

Autre chose : Fabian, du Psyche Live Café, une salle de concert de Gap, a disparu trop jeune et trop vite. On est de tout coeur avec Gégé et ses proches. La vie continue, et on souhaite bien du courage à celles et ceux que cette mort a touché de plein fouet. On n'oubliera pas les concerts qui s'y sont déroulés.

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L'interview de Puagh est sur le site d'Apatride : clique ici.

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L'interview de Bolchoi est sur le site d'Apatride : clique ici.

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1). Historique et formation du groupe ?

Le groupe est basé dans le Nord Vaucluse (84). Nous avons commencé en 1992, mais le groupe s’est vraiment formé et s’appelle FICTION ROMANCE que depuis 1993. Il est composé de : Jacko (guitare/chœurs), Pimousse (batterie/chœurs), Holyvier (basse), Gruik (chant) et Dam (guitare) qui nous a rejoint depuis 1 an et demi maintenant.

2). Une petite discographie pour les incultes ?

Nous avons sorti une démo K7 5 titres en 1995, puis un mini album cd 6 titres « Gangrhaine » en 1997 et un 2º  album cd 14 titres « Lâcher de punks » en 2001. Nous apparaissons aussi sur des compils K7 (Faits divers, Déviance) et cds (Mozart et las en 1995, R12 Connexion en 1998 et les Voyageurs punkifient l’hexagone en 1999).

3). Combien de concerts à votre actif ? Avez-vous beaucoup tourné en France/dans d’autres pays ?

A ce jour, un peu plus de 200 concerts. Nous avons surtout joué dans notre région, c’est à dire le Sud Est de la France. Autrement, nous avons aussi joué sur Toulouse, Paris, Bordeaux, Montpellier, Lyon, Nancy, Lille…
Par contre, nous n’avons pas encore joué à l’étranger mais début 2003, nous devons normalement partir en Suisse faire une paire de dates.

4). Quelles sont vos influences ?

Surtout le punk 77 : Damned, Buzzcocks, Ramones, Stiff little fingers, UK Subs… Et le punk hard-core du début : Bad Brains, Dead Kennedys, Black Flag…

5). Meilleur et pire souvenir de concert ?

Difficile de dire quel est notre meilleur souvenir, parce qu’on s’est éclatés dans pas mal de concerts. C’est comme pour le pire souvenir, on dira plutôt les pires. Et les pires, ce sont les concerts où festivals qui  se terminent  à cause des keufs, des voisins, des sécus, ou des gros connards qui veulent y foutre le bordel.

6). Vos paroles sont engagées : quelles sont les affinités politiques des membres du groupe ?

Nous ne sommes adhérents à aucun parti politique, mais c’est vrai que nous sommes engagé à partir du moment où à travers notre musique, nous dénonçons les injustices et la connerie humaine, nous exprimons nos contestations et nos attentes en espérant que cela interpelle et fasse réagir.

7). Ca bouge dans votre coin (politique et musique) ?

Qu’est-ce que tu veux dire par bouger politiquement ? Si tu veux parler de la scène punk, alternative, on dira qu’elle est assez engagée par chez nous, beaucoup plus que celle des années 80 qui était plutôt festive (Shérif, OTH, Tulaviok…), scène que l’on apprécie néanmoins.
Musicalement, la scène est assez active et importante. Il y a de plus en plus de groupes qui assurent bien (Kamizole, Gilbert et ses problèmes, Prohibeur, Déserteurs, Anticonforme, Lemmings, la Meute, Hippy-core…).

8). Que pensez-vous du résultat des élections présidentielles 2002 en France ?

L’élection de Chirac, la poussée du FN et sa participation au second tour des élections, il fallait plutôt s’y attendre.

Les événements du 11 Septembre et le comportement des médias ont contribué à notre avis à favoriser la montée de la droite dans son ensemble. Les mois qui ont précédé les élections, ces putains de médias n’ont fait qu’entretenir le sentiment d’insécurité, ce qui n’a fait qu’accroître la peur de l’autre, de son voisin, de celui qui n’a pas la même culture, qui est différent. Les médias sont toujours à la recherche du sensationnel : quand tu écoutes et regardes les infos, on t’y parle toujours d’insécurité (délinquance, violence, drogues…). On te montre toujours une mauvaise image des cités, des banlieue, où la communauté d’origine immigré est importante. Il font grave flipper les gens avec tout ça !! On est quand même pas en guerre civile ?

9). Quelle est votre position quand au végétarisme ?

Dans le groupe il n’y a aucun végétarien. Personne n’est parfait mais on assume.

10). De quel œil voyez-vous les free parties et tout le mouvement techno underground qui gravite autour ?

La techno, c’est pas trop notre truc, mais cette mouvance ne nous dérange pas à partir du moment où l’environnement est respecté ce qui en général est fait. Par contre, d’avoir interdit les rassemblements de plus de 250 personnes au nom de la sécurité, de l’hygiène ou de la défonce, tout ça c’est du pipeau. Ce qui fait chier l’Etat dans tout ça, c’est surtout qu’il n’a rien à gagner dans l’histoire (des thunes bien sûr). De plus, les mouvements de foule importants représentent pour eux une menace potentielle. D’ailleurs, quand il y a trop de monde aux teufs, ils galèrent grave pour les faire bouger.

11). La légalisation de toutes les drogues ( y compris les plus dures), est-ce pour vous une idée envisageable et nécessaire ou alors totalement absurde ?

Légaliser les drogues les plus dures, peut-être pas. Mais déjà, dépénaliser la consommation serait une bonne chose, car mettre en taule les consommateurs, ce n’est pas résoudre le problème, si problème il y a . Tout le monde sait très bien que les drogues circulent sans problème en prison. L’Etat est hypocrite quand il dit par exemple que le cannabis est nuisible à la santé, qu’il engendre violence et délinquance. Que dire alors du tabac et de l’alcool qui entraînent des dépendances et qui tuent vachement plus ?! Mais tout ça, c’est encore une question de business, l’alcool et le tabac sont une manne providentielle qui leur rapporte un max de blé alors que les drogues pas. L’Etat aussi n’est pas prêt de légaliser à partir du moment où il se heurte encore à une majorité de français qui sont contre (« alcool : oui ; mais pas fumeur de joint ?!!).

12). Des projets pour l’avenir ?

La préparation du 3º  album et sa sortie au printemps 2003, et bien sûr continuer à faire le plus possible de concerts pour s’éclater et rencontrer encore des personnes humainement intéressantes.

13). Des remerciements et/ou des règlements de compte ?

Ca va être bateau mais bon…

On remercie toutes les personnes qui nous soutiennent dans l’aventure Fiction (nos familles, nos potes, le public), la scène alternative qui refuse toute compromission d’ordre financier et politique, qui propose autre chose que cet ordre établi, que ce business habituel et ambiant. Surtout pas de remerciements mais plutôt une lutte de tous les jours contre le gouvernement de Raffarin et contre ceux qui y ressemblent, qui, au nom de la sécurité, s’attaquent aux plus pauvres, aux plus démunis et laissent tranquille, vivre grassement et s’enrichir ceux qui fabriquent la misère.

14). Un mot de la fin, un rajout ?

Merci à toi pour ton interview, bonne et longue continuation dans tes activités. A bientôt. Gruik

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1)       Est ce que tu peux te présenter ainsi que ton fanzine ? Un petit briefing sur tes démêlés avec la justice ?

Salut, je suis donc l’éditeur d’Earquake, un petit zine A5 qui existe depuis une bonne paire d’année maintenant (1989…). Pour ce qui est de mes démêlés avec la justice, disons que les gendarmes m’ont emmené devant les tribunaux en considérant que le fanzine constituait un « travail d’imprimerie clandestin ». Ils en ont profité pour venir perquisitionner chez moi (cherchant sans doute de la drogue, pas de bol je ne suis pas adepte). Bref… comme le dit la chanson : « Hier soir, ils se sont pointés chez toi, Ils t’ont tabassés et ont sorti leur carte de loi, Ils t’ont embarqués pour une sombre raison, Une raison que tu ne connais pas ! »… Enfin presque… J’ai été condamné et j’ai du payer une amende + des dommages et intérêts aux Assedic qui s’étaient porté partie civile (j’ai du verser un retard de « charges patronales » !). Mais bon, ça c’est passé il y a deux ans et dans notre scène les nouvelles circulent vite et bien non ? En tous cas de nombreuses personnes m’ont proposé un soutien concret, ce qui est toujours réconfortant. Cela dit, je considère cette histoire comme toujours moins grave que des gens arrêtés et détenus pour leur activité politique, expulsés de leur squat, etc. Il faut garder le sens de la mesure.

2)       Earquake est sorti tous les deux mois pendant une assez longue période ? Comment ça en est arrivé là ? Ca a même été un mensuel, non, et pour le futur ?

Oui, Earquake a été un mensuel la première année. C’est tout simplement parc que quand j’ai commencé le zine, je voulais faire quelque chose qui n’existait pas : sortir un zine très régulier qui permette de faire circuler les infos de façon fiable. La cadence bimestrielle m’a semblé un bon compromis pour ne pas bâcler le zine, mais en ce moment je manque de temps, alors le rythme risque de rester très irrégulier… A d’autres de prendre la relève, j’ai donné.

3)       Dans le même ordre d’idées, est ce indiscret de te demander combien d’exemplaires d’un numéro tu tires, si c’est un chiffre stable, depuis quand ? As tu une base lectorale bien établie ou y a t-il des variations au gré des générations ?

Le tirage du zine est assez variable. A la fin des 90’s, je tirais 500 ex de chaque nº . Maintenant j’en imprime 350 car j’en envoie moins aux distributeurs. Je pense que sur les 500 que je tirais avant, pas mal se contentaient de pourrir dans le carton d’un distributeur à l’autre bout de la France, et que c’était donc du temps et du boulot gaspillés. La base lectorale évolue constamment. Il y a des gens qui lisent Earquake depuis les débuts, des gens qui y restent fidèles pendant quelques années et puis d’autres qui en commandent un de temps en temps, voire un seul et qui ne me recontactent plus ensuite. Du point de vue générationnel, il y a donc des gens de tous ages, du jeune punk de 15 ans au vieux de la vieille de 35 ans.

4)       Tu fais encore des flyers, est-ce vraiment utile ? Et un fanzine, c’est utile ? Ca ne te donne pas envie d’arrêter de lire 15 fois les mêmes chroniques et 15 fois les mêmes interviews dans 15 fanzines soi-disant différents ?

Les flyers, c’est le moyen nº 1 de communiquer dans la scène, ce serait stupide de ne pas faire de flyers. Quel autre moyen j’ai de faire savoir qu’un nouveau nº  est sorti ? Une annonce dans un zine qui sortira l’an prochain ? Un spot à la télé ? En regard des besoins d’un être humain, un fanzine est totalement inutile (tout comme écouter de la musique est inutile, boire de l’alcool aussi, etc.). Mais j’aime en lire, j’aime en réaliser un, alors pourquoi s’en priver ? Je ne réfléchis pas en termes d’utilité (je sais hélas, au vu de la vie de la majorité des êtres humains sur cette planète, que c’est un luxe…).

5)       Des fois, des gens collaborent à Earquake, mais tu le fais tout seul. Est ce décidément plus facile de faire les choses tout seul ?

Oui, c’est plus facile de faire les choses tout seul. Le travail d’équipe, les délais, relancer les gens… très peu pour moi, j’ai ça tous les jours dans mon boulot alors le zine me permet de faire les choses à 100% comme je l’entends, même si j’apprécie toujours d’avoir un dessin de Flav en couverture, une chroniques de Franck Michel en rubrique littéraire ou musicale, etc.

6)       Est ce que tu lis encore les chroniques d’Earquake dans les autres zines ? Qu’est ce que ça fait d’être une référence ? Ne crains tu pas qu’un beau jour les gens liront Earquake en se signant plus par habitude que pour ce qu’il y a dedans ?

Bien sûr que je lis ces chroniques. Je ne me préoccupe pas de savoir si elles sont bonnes ou mauvaises, je pense juste que c’est la moindre des solidarités de procéder à un échange de chronique. D’ailleurs, je ne pense pas être une référence car certains s’abstiennent de chroniquer Earquake (un zine musical dans leur publication, ça doit faire tache), alors qu’ils me demandent explicitement de les chroniquer, eux. Non, je ne pense pas que les gens liront Earquake par habitude (à part ceux à qui je l’envoie gratuitement) vu qu’il faut faire la démarche de m’envoyer trois timbres pour le recevoir. C’est une des choses qui différencie un zine avec une revue qu’on achète par habitude en kiosque.

7)       Dis nous, quel est ton secret pour avoir deux trois interviews tous les deux mois ? As tu vraiment le temps d’écouter tout ce que tu chroniques ?

Rien de plus simple, il suffit d’envoyer une dizaines de questionnaires à droite et à gauche en espérant qu’un ou deux reviennent sur les dix.. Bien sûr que je trouve le temps d’écouter ce que je chronique, et je trouve même le temps d’écouter des tas d’autres choses que je ne chroniques pas (disques plus anciens, autres styles, etc.). Mettre de la musique, c’est mon premier réflexe quand je rentre chez moi, et il y a toujours un fond musical, quelle que soit mon activité.

8)       Il me semble d’avoir vu des flyers dans des vieux numéros ? As tu déjà fait de la pub pour quelqu’un dans Earquake, ou inversement ? Que penses tu de cette pratique ?

Il y a longtemps alors… Oui, il m’est arrivé de faire de la pub pour quelqu’un en échange d’une pub dans son zine. Je n’ai jamais fait de pub payante. Par contre il m’est arrivé d’acheter des espaces de pub, dans Maximum Rock’n Roll (à l’époque ou ça n’était pas cher) et dans No Government. Là aussi il y a pas mal de temps. Je pense que de la pub, dans un zine, c’est de la place gaspillée, mais d’un autre côté les pubs dans Maximum Rock’n Roll (celles des tout petits labels, je ne parle pas de Fat Wreck ou autres) sont un bon moyen de savoir quels disques sont sortis. En tout cas dans Earquake, je n’en vois pas l’utilité. Je mets juste un flyer du prochain concert de notre asso.

9)       Et toujours dans un vieux numéro, j’ai vu une adresse minitel, c’est une blague ? Tu as aussi été un des premiers activistes punk à te mettre sur Internet, non ? Par contre ton site n’est plus à jour depuis longtemps, tu n’attaches pas d’importance vitale à ce média ?

Non, ça n’est pas une blague, je cherchais des moyens de communication autre que le courrier (un timbre à 3F à chaque fois…). Avant Internet, je me connectais aux BBS, ce qui m’a permis de développer des contacts avec le Québec. Je pensais aussi qu’Internet pouvait être intéressant, mais je n’en suis plus aussi sur maintenant, d’autant plus qu’un site peut parasiter le zine, et que je veux privilégier ce dernier. Donc non, je n’attache pas d’importance à ce media.

10)   Il y a des disques de metal « commercial » chroniqués dans Earquake (Paradise Lost, Marduk…). Pourquoi parler de ces groupes et pas des groupes de metal « underground » (les vrais méchants, quoi ?) ? C’est le metal qui t’a ammené au punk (ou l’inverse) ? Penses tu que ces deux musiques aient plus que les instruments en commun ?

J’aime bien écouter certains groupes metal. Les vrais underground, je ne les connais tout simplement pas. J’ai commencé par écouter du rock et du punk dans mon adolescence, et puis par l’intermédiaire de potes, je me suis mis à apprécier quelques groupes metal. Certains groupes prouvent que ces deux musiques ont des points communs (Motörhead, Plasmatics, Tank, Girlschool, Carcass, Bolt Thrower…), mais ces deux styles ont leur identité propre et c’est tant mieux.

11)   Tu dois recevoir pas mal de choses en promo, est ce que ça t’arrive d’acheter des trucs neufs ? Tu revends ce qu’on t’envoie, ça te plaît pas ? Tu n’as pas assez de place chez toi ? C’est pour combler un gouffre financier ? Tu perds beaucoup d’argent avec Earquake ?

J’achète assez peu de trucs neufs, juste les bonnes choses quoi, et je ne reçois pas tant de promos que ça. Et en lisant les chroniques je vois que tout le monde reçoit en gros les mêmes. J’achète surtout des tonnes de vieilleries. Pour avoir plein de musique, j’applique ce que disait la chanteuse de Bow Wow Wow il y a une vingtaine d’années : « C30 C60 C90 go ! ». Avec les disques que j’ai coproduit, et que j’ai en assez grosse quantité à écouler, je procède à des échanges avec d’autres labels sur des petites quantités et le vends ça sur ma liste. J’y vends aussi des promos que je ne souhaite pas garder, bien sur. J’achète aussi parfois deux ou trois ex d’un même disque pour bénéficier d’un tarif  avantageux et en faire profiter mes lecteurs. Il est impossible de rentrer dans ses frais en faisant un fanzine, surtout un fanzine qui est vendu contre des timbres, tu t’en doutes bien, donc la liste de distro permet de limiter un peu les pertes.

12)   Tu as aussi produit des cassettes (et un CD de Paris Violence en co prod), et publié des nouvelles de Franck Michel (Editions de l’Ancrage). Pourquoi avoir arrêté ?

Non, je n’ai pas arrêté, j’ai encore coproduit un ou deux disques récemment. Pour ce qui est de la publication, je m’étais en effet servi du recueil de nouvelles de Franck Michel pour m’essayer à l’édition par l’intermédiaire de « l’Engrenage ». J’ai participé ensuite financièrement à son roman édité à compte d’auteur. La partie « édition » est en sommeil, même si j’ai un livret sur la politique commerciale des fabricants de tabac qui est quasiment bouclé…

13)   Earquake est il un fanzine apolitique ? Peut on faire un zine sans être politique ?

Bah, non, Earquake est un fanzine exclusivement musical, ne lis tu pas les chroniques ? Trop drôle de voir que ce sont les mêmes personnes qui dans un article d’opinion deux pages plus loin te disent (on sent les cours de première année de fac de socio) que « tout est politique ». Non, très sérieusement, je n’ai aucune ambition d’être politique, même si comme chacun sait j’ai monté le RASH Neufchateau (enfin le RASH de la rue St Jean, euh… du 55 rue St Jean. Et encore, juste le salon parce que ma copine est simplement SHARP,  j’ai réussi à la confiner à la cuisine et à la salle de bain – terrain qu’elle défend âprement.

14)   Dans l’interview que tu as donné dans Deviance nº 10, tu dis : « le jour ou les groupes privilégierons les magazines à gros tirage pour s’adresser à leur – public -, il y aura matière à s’inquiéter pour l’avenir du punk en tant que – mouvement. » Or, camarade Earquake, Il nous semble que tu t’es déjà compromis avec la bête immonde, devrons nous te pendre lorsque le prolétariat assoiffé de connaissances libérées de toutes servitudes brûlera les maisons d’éditions ?

Oui, tu as bien lu, j’ai dit « privilégierons », c’est à dire que je comprends qu’un groupe même underground et militant, une fois dans son existence monte sur la tribune que lui octroie un magazine ou un festival pour diffuser son message hors du cercle des convaincus. Mais si ça devient régulier, si les mass media deviennent le seul canal par lequel ils comptent se faire entendre, on ne peut que déplorer qu’ils dissocient la fin et les moyens ! Pour ce qui est de la bête immonde, je me compromets tous les jours avec elle : je me lève pour aller faire ma journée. Combien de fois m’a t-on dit que cela me rendait indigne de tenir des propos anarchistes / gauchistes ! Ou de me prétendre punk (je ne me prétends nullement punk !). Quant aux menaces de pendaison ou autres attaques à l’intégrité de ma personne physique, j’en ai reçu deux fois seulement. Une fois par un groupe « hardcore » mécontent de la chronique de sa démo, et une autre fois, par un groupuscule faf m’ayant fait figurer, sur Internet, sur une liste des « ennemis du national socialisme en France ». Tout le monde connaît trop bien les mythomanes de l’aube glorieuse de la race blanche ou du grand soir du prolétariat pour les prendre réellement au sérieux…

15)   Est ce que tu as déjà eu des « punks » dans ta classe ? Est ce que tu as essayé de leur vendre Earquake une fois que la cloche a sonné ?

Oui, quand j’avais 15 ans on était une bonne bande de punks au lycée… Mais je ne crois pas que ce soit le sens de ta question. Ces dernières années il m’arrivait d’avoir un punk ou deux dans mes classes, ils finissaient toujours me demander si je n’ai pas été punk ou skinhead dans ma jeunesse. J’aime bien étudier des textes de chansons en classe, et je propose dans le lot des choses comme Madness, Clash, Billy Bragg… Il y a une dizaine d’année même, je voyais mes élèves au concert le dimanche, et je leur faisais cours le lundi matin. Sans problème ni différence car je n’ai jamais de comportements excessifs pour commencer, et que je m’habille de la même façon pour aller au concert ou pour aller bosser. Il y en a un ou deux qui sont devenus des amis par la suite, mais sur le coup  jamais aucun ne m’a parlé d’Earquake. De toutes façons, leur punkitude se limite souvent à No fx ou à Rage Against The Machine. Une anecdote amusante par contre, c’est au bahut ou je bossais avant, le jour de la prérentrée, je me présente à tout le monde en salle des profs et un collègue prof d’anglais me regarde étonné : Fred Leca ? Earquake ? C’était un de mes vieux lecteurs ! Il est d’ailleurs toujours amateur de musique et possède une impressionnante collection de disques…

16)   Alors, à ton avis, ou va le punk ? C’est quoi le punk ? C’est quoi tes groupes préférés ?Le punk peut-il être révolutionnaire (et non pas d’un gauchisme pseudo radical comme il est actuellement gangrené) ?

C’est toi qui va finir à un réverbère avec de tels propos !

17)   Tu parles anglais et tu vas souvent en Angleterre (et tu portes des Fred Perry, Fred leca serait-il un skinhead ?), qu’est ce que le mouvement skinhead ? Est il nationaliste par essence ?

J’aime bien les fringues anglaises, même si la plupart de celles que je possède sont des fausses ! (on trouve des chemises style Ben Sherman, avec petits boutons et échancrures sur les manches, pli et bouton dans le dos pour environ 10£ en Angleterre, mes Doc coquées sont italiennes et elles tiennent le coup depuis 8 ans, et la je reviens du Norfolk ou j’ai trouvé des polos Lonsdale (avec logo 60’s brodé) à… 7£ pièce). Bref pas la peine de se ruiner dans les boutiques parisiennes. De toutes façon ressembler au parfait portemanteau skinhead n’a aucun intérêt. Mais ce style de fringue permet de faire un clin d’œil aux aficionados et tu peux aller bosser avec : ce sont des vêtements de tous les jours, pas un déguisement pour le week-end. Je m’en tape un peu du mouvement skinhead, ou de tout autre mouvement, c’est en grande partie une légende, les skinheads sont des individus ni pire ni meilleurs que le commun des mortels. Si mouvement il y a, il aurait tendance à être internationaliste plutôt, ce sont les individus, les gangs, qui sont nationalistes éventuellement.

18)   as tu pas envie de passer à la vitesse supérieure, genre un fanzine imprimé, « fédérateur », avec une diffusion la plus large possible, un peu comme desiderata avait tenté de le faire dans le hardcore ?

Fédérateur, fédération ? Pour faire quoi ? Des réunions, des concerts, vendre des disques, un fanzine ? On peut faire ça tout seul ou avec une petite « fédération » de potes : autonomie, indépendance, autogestion ! DIY : mettez donc en pratique ce que vous prêchez ! Qu’est ce que Desiderata a donc tenté de faire ? Un zine dans lequel ils interviewaient leurs amis (si tu demandais pourquoi tel groupe / zine / individu était interviewé dans ce zine, lis bien les questions tu y trouveras des références explicites à Lutte Ouvrière ou Voix des Travailleurs). Ils ne te chroniquent pas car tu es un zine simplement musical – voire un facho, mais ils veulent bien que tu les lises, que tu les distribues etc… C’est ça fédérateur ? Contre Culture a le mérite de ne pas tomber dans le même travers en proposant à quiconque de participer à leur zine.

19)   Merci à toi, je te laisse conclure.

C’est moi qui te remercie pour m’avoir permis de m’exprimer dans un autre zine que le mien ! Bon courage à toi et salut à tous !

Contact : Leca Frédéric / 55 rue St Jean / 88300 Neufchateau

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1)Presentation, historique, discographie...Ca veut dire quoi hypoptalasias ?

 Le groupe a commencé en 1998 avec Kris à la basse et voix, Matt à la batterie et Romain à la guitare. début 1999 Nico rejoint le groupe à la batterie et Matt passe à la guitare. De la une split demo tapeavec Hypoxyphilia voit le jour en été 1999. A la suite de cette split, Romain quitte le groupe et Seb AKA "le punk" vient nous rejoindre a la trompette! de cette association naîtront de nombreux morceaux bordéliques que l'on peut retrouver sur le split CDr avec Rotten cunt et sur la K7 V13 compilation sortie sur vendredi 13 rec. Début 2001 Seb quitte le groupe et 3 mois plus tard un vocaliste, JO vient nous rejoindre pour faire encore plus de bruit!!! Pas mal de concerts suivront ainsi que quelques K7:split tape avec patrimonium del pueblo sur V13 rec split tape avec Sixkiller sur V13 rec

A venir:

compilation Dead cirkus records

compilation Apatride prod. "larsen is asylum 2"

split 10" Hypoptalasias / Analrip (fin 2002) sur weewee rec. & analasias rec.

split 7" Hypoptalasias / Denak sur outrageous defecation rec.

split Cd Hypoptalasias / Rot in pieces sur Obskure prod.

Le nom hypoptalasias vient du mot hypospadias qui représente une malformation de la verge, ou l'urètre s'ouvre a la face intérieure de la verge et non a son extrémité!!!comme personne ne se rappelait du vrai mot, a la longue le nom du groupe devint Hypoptalasias!

2) Est ce qu'avoir un nom a consonance médicale est obligatoire pour faire du grind ? D'où vient cette habitude ? C'est pas lassant à la longue ?

 Disons qu'un nom a consonance médicale a un rapport avec des choses désagréables et représente parfaitement ce que la plupart des gens ressentent quand ils écoutent notre zique donc ça colle pas trop mal!!!et tous les groupes de grind n'ont pas des noms qui ont un rapport avec la médecine!!!je ne pense pas que ce soit une habitude et chacun fait comme il veut pour libérer son malaise!

 3) Et les pochettes gores ? C'est pas un peu puéril ?

 Les pochettes gore sont la pour choquer, interpeller et aussi pour rappeler aux humains qu'ils ne sont qu'un morceau de chair et qu'il n'y a pas de raisons de se prendre la tête et de faire les malins!

4) Le grind core, ça vient plutôt du punk et du metal ? Et vous ? c'est quoi le grind core ?

 Le grindcore est un mélange de tout style musical en ajoutant la touche bruyante, rapide et délire… toute influence est bonne pour jouer de ce style!a la base le grindcore était beaucoup influencé par les mouvements punk des années 80 et des groupes tels napalm death, siège ou répulsion virent le jour début des années 80 en speedant du punk pour notre plus grand bonheur!les influences metal arrivèrent plus tard avec Carcass et tous les groupes de death grind des années 90 sans oublier les influences jazz avec naked city qui sortirent un des meilleurs album de grindcore Torture Garden!

5) Il semble qu'il y a pas mal de groupes de grind en France avec un bon niveau technique (ça ressemble vachement à du death metal des fois non ?), ça ne place pas la barre un peu haut pour un jeune groupe ? 

la technicité n'est pas une barrière quand tu fais du grindcore! le problème est de réussir a conserver la touche grindcore sans partir vers du metal ou du punk conventionnel! le fait est que certains groupes disent faire du grindcore alors qu'il est clair qu'ils ne font que du death metal en plus rapide. La scène française au niveau grindcore comporte de bons groupes et les bons groupes ne sont pas spécialement les plus techniques.

De notre côté on s'occupe guère de savoir si on fait technique, c'est surtout d' essayer de faire original, extrême et rapide!!

6) Et vous, vous semblez jouer de manière moins linéaire que la plupart des groupes, pouvez vous nous en toucher deux mots ? C'est pas dur d'hurler en jouant de la batterie ?

 On joue comme on le sent! Chacun apporte sa touche sur les morceaux et on n'hésite pas à en abandonner certains qui deviennent linéaires a notre goût. On essaye de faire au mieux comme la plupart des groupes.

Nico: Tant que tu fais que hurler c pas dur... c lorsque tu dois chanter que c plus dur… c pour ça que je chante le moins possible… ahahah!!!

7) De quoi vous parlez dans vos textes ? et les autres groupes de grind ? c'est quoi le mince-core ?Est ce qu'hypoptalasias font du mince-core ?

 En général c'est en rapport avec la société et les choses qui gravitent autour.Les textes sont généralement d'ordre géopolitique et plutôt engagé sur un plan social.

Le mince core est une appelation qu'utilisent certains groupes comme agathocles ou maligant tumour pour qualifier leur style de grindcore plus lent et "dansant" et se rapprochant plus du punk au niveau musical.

Non Hypoptalasias ne fait pas de mince core! Play it fast or don't!!!

8) on va parler de votre discographie. Vous avez sorti quoi ? Quel niveau de diffusion ? Et à l'étranger?Combien ça peut vendre au maximum un groupe de grind (en France et à l'étranger) ?

 comme précisé plus haut on a sorti 4 K7 un cdr et quelques compilations. La diffusion est assuré par nous mêmes ou/et le label sur lequel on sort nos enregistrements. le grindcore est une scène mondiale de toute façon donc la diffusion a l'étranger se fait par l'intermédiaire de labels étrangers underground, ce qui permet de diffuser un peu sa musique. Mais le meilleur moyen de diffusion est Internet surtout pour les groupes qui souhaitent se faire connaître sur la scène étrangère et de plus il est plus aisé et rapide de garder des contacts fréquents sur le net que par courier. Au niveau des ventes c difficile a dire.... en général les vinyles sont pressés a 1000 exemplaires et les cd entre 1000 et 3000... 

9) Est ce que le DIY est une démarche pour vous ou une nécessité comme dans le metal ? Et le non profit ?

 c 'est un démarche a part entière. le DIY et le non profit sont la base du grindcore! Par exemple lors d'un concert, la seule chose qu'on demande est le défraiement du carburant si c loin de chez nous... on va pas non plus mettre le couteau sous la gorge des organisateurs qui se font déjà bien assez chier pour organiser et mettre en place un concert. C'est un minimum de respect envers les gens qui se bougent le cul à caller des dates! 

10) Vous êtes du coin de Toulouse, c'est un peu la merde pour trouver des salles, vous faites comment pour jouer ?Récemment, la police a interrompu des concerts de punk manu militari (y compris dans un bar !!), avez vous été confronté à ce genre de situation ? Est ce que le grind dérange la police autant que le punk ?

 il est vrai qu'il est dur de trouver des salles de concert sur>toulouse(surtout rive gauche)... les squats se font de plus en plus rarement il n'est pas évident d'organiser un concert de grindcore si trop de frais se présente car le public est très restreint. le grind ne dérange pas la police autant que le punk car tt simplement le grindcore attire bien moins de gens. c un style marginal qui ne remuera jamais les foules et tant mieux...

11)Un dernier mot pour finir. Pas mal de projets, non ? Vous pensez quoi de Tekken ? rude concurrence non ? 

ouai on a quelques projets parallèles qui ont ou sont plus moins aboutis: Analrip (rip), Surrounded (rip), Seen from under, Hugaru (rip), I8U, YA BASTA!, Sughurim, Radio libre albemuth (rip), etc...

Tekken ce sont des bons pots, on aime bien jouer et voyager avec eux (sauf le petit David le petoman qui empeste la voiture!!!)Il n'y a pas de concurrence entre nous vu qu'on est dans le même merdier!!!

Grind to the core!!!

sinon merci a François & Vendetta pour cette interview et pour la place sur la compil cd!

 

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L'interview des Brutes est sur le site d'Apartide : clique ici.

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L'interview de Jean Rollin est sur le site d'Apatride : clique ici.

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Ces scène report sont sur le site d'Apatride : clique ici.

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Ce texte est sur le site d'Apatride : clique ici.

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Ce texte est sur le site d'Apartide : clique ici.

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Ce texte est sur le site des Jeunes Libertaires : clique ici.

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On me rabâche à longueur de journée (à la fac, à la TV, à la radio, dans les journaux, dans les discussions…) que l’Etat-Nation est en crise… Le « sentiment d’appartenance au pays dans lequel des personnes vivent » serait dépassé…

 « Quelle horreur » clament en cœur ceux qui parlent d’ «intégration», ceux qui fantasment sur leurs belles frontières, ceux qui s’offusquent de toute différence de mentalité ou de conception de la vie dans leur joli pays. Car, nous dira-t-on, « si des individus viennent chez nous et s’installent comme s’ils étaient chez eux, c’est la porte-ouverte à TOUT ». Effectivement, chers lecteurs : vous rendez-vous compte du danger qui plane sur notre nation ? Des individus qui sont nés sur un bout de terre se déplacent et viennent vivre sur un autre bout de terre !! Et en plus de ça, au lieu d’être reconnaissants envers les dirigeants qui ont daignés les accepter sur le morceau de territoire qu’ils gouvernent, ces « étrangers » se croient tout permis et se mettent à faire ce qu’ils veulent ! Imaginez un peu la catastrophe que représente un sifflement de la Marseillaise !

Le pire de toute cette histoire est que ce raisonnement est malheureusement accepté par une majorité de la population…  

Quelques définitions

 La définition de « population » que nous donne en cours notre prof de droit public est la suivante : « La population est l’ensemble des personnes qui vivent sur un territoire donné et qui sont soumises à une autorité politique donné : cette population doit appartenir et se sentir appartenir à l’état ».

Cette phrase révèle à elle-seule de quelle manière les personnes qui nous dirigent nous considèrent : nous sommes la propriété de l’état. Nous lui appartenons donc lui devons une obéissance passive et stupide. Qu’est-ce qui arrive si, pour une étrange raison, vous n’estimez n’appartenir qu’à vous-même ? Vous avez déjà tous dû en faire l’expérience, pas besoin de détailler la puissance de la répression étatique et policière partout où il y a subversion… 

« Propriété de l’état »… ils nous considèrent vraiment comme des incapables, nous ne sommes rien pour eux; nous sommes de la chair à canon : pas étonnant alors de constater avec quel culot les chefs, bien planqués derrière leurs bureaux de décideurs, nous ont toujours envoyé à l’abattoir lors des différentes guerres, censées « sauver la patrie »… Mais quelle patrie ?!

La Terre est pourtant à l’origine faîte pour que nous nous y baladions à notre gré, pour que l’on bouge, pour que l’on s’installe à un endroit désiré si l’on s’y sent bien…

Les frontières ne servent à RIEN sinon à éloigner, cloisonner les individus (« diviser pour mieux régner »), leur tracé est très souvent totalement artificiel et n’est que le fruit d’une histoire de « conquêtes » et de « pertes » de territoire par les rois et dirigeants sanguinaires. Faisons table rase de telles absurdités inutiles : la Terre est à tous, liberté de circulation, liberté d’existence ! Ni papiers, ni nations : vive l’autogestion !

 A propos du bourrage de crane patriotique

 Le sentiment national est censé être inné, « ancré » en quelques sorte dans nos gênes à la naissance. On oublie trop souvent que c’est l’éducation que l’on reçoit qui forge ce sentiment : en d’autres termes, le sentiment d’appartenance à un pays est artificiel, tout aussi artificiel que les frontières.  

Cette socialisation, cet apprentissage, ce bourrage de crâne patriotique et nationaliste est inculqué dès la plus tendre enfance, et ceci par :

 ·  L’éducation : Dès la naissance, la famille joue un rôle socialisant de grande importance. En effet, c’est elle qui va inculquer la base des pensées de l’enfant, et c’est elle qui va lui apprendre que « son » pays est la France (et ça tombe bien d’ailleurs, puisque selon beaucoup de gens « ON est les meilleurs »).

La phrase qui suit a été écrite très sérieusement par un auteur de grande renommée dans le milieu universitaire : « Ce destin commun est mémorisé, transmis de générations en générations par la famille, les chants, les musiques, les danses, les poésies et les livres, puis par l’école qui intègre le passé national dans l’esprit des enfants, où sont ressuscités les souffrance, les deuils, les victoires, les gloires de l’histoire nationale, les martyres et exploits de ses héros. Ainsi, l’identification à soi du passé rend présente la communauté de destin ». La fin surtout est éloquente…

 C’est la même chose que l’on retrouve dans le sport de haut niveau : l’équipe nationale est largement mise en avant. J’adore entendre des commentaires du genre : « ON a gagné ! ». Qui a gagné ? Qui d’autre que ceux qui ont joué ont gagné ?! Moi, j’ai rien gagné du tout, et toi ? « ON est les champions » Ah bon ? Et de quoi ? Lorsque l’équipe de France remporte une victoire, on entend souvent « fier d’être français » : je pense plutôt qu’une fois encore, la majorité des personnes cherche à s’identifier à des gagnants ; alors quand on leur dit que « la France et les français ont gagné », il est aisé de s’approprier cette victoire pour en tirer un prestige personnel. On cherche toujours à se placer dans le camp de ceux qui ont le prestige, donc même des personnes qui n’ont aucun sentiment national se déclareront « fière d’être française » parce que pendant un laps de temps, « français » signifie « gagnant »…

 ·  L’école : Le summum de la socialisation ! On retrouve la même chose de façon plus marquée encore : que ce soit en Géographie, en Histoire, en géologie… Tout, tout, tout sur les départements français, l’histoire de la France, les spécificités françaises Pas plus, pas moins.

Pourtant, en ce qui me concerne, j’habite plus prés de l’Espagne que de Paris ; aussi, je suis susceptible d’y aller plus souvent (je ne suis d’ailleurs jamais allée à Paris mais dans une quantité de pays avoisinants la France). Bien sûr que l’Histoire est importante ! Mais pourquoi la limiter de manière aussi rigide et stupidement bornée à « nos » frontières ? Pourquoi détailler inutilement des points qui se sont déroulés en France mais sans grand intérêt, alors qu’on ne connaît même pas la BASE même de l’histoire de contrées voisines ? Souvenons-nous des élèves indochinois ou africains à qui on enseignait à l’époque coloniale « l’histoire nationale », c’est à dire l’histoire française !!

 Il faut aussi savoir que les manuels scolaires d’histoire sont comme par hasard censurés par le ministre de la Défense (entendez le ministre du Meurtre légal), et les affiches anti-patriotiques ou « scandaleusement anti-militaristes » ont par exemple été retirées… Ne supporte-t-on pas la contestation ? Aurait-on peur qu’un son de cloche différent (de la soupe prédigérée que nous servent les profs anesthésiants) donne des idées aux moins naïfs ? L’école forme les futurs « citoyens »: vous avez dit bourrage de crâne ??!

 Un autre exemple : en économie, les raisonnements se font avec deux agents économiques : « l’économie nationale » et le « Reste Du Monde ». Le « reste du monde » ? Il n’y a pas mieux comme exemple : « nous … et les autres ». Le revenu national est excédentaire (= notre pays exporte plus qu’il n’importe) ? Tout va bien ! Et cela même si c’est parce que des millions de pauvres bougres triment pour survivre, consommant avec joie de beaux Euros péniblement acquis, ce mêmes Euros qui sont cause de la merde dans laquelle ils vivent…

 ·  Les médias quelqu’ils soient. Remarquez de quelle manière ils nous rabâchent ce sentiment national : à n’importe quelle catastrophe par exemple, on peut entendre en France: « … 54 morts dont 3 français ». En Italie : « … 54 morts dont 2 italiens ». Au Mali : « … 54 morts dont 8 Maliens »… et ainsi de suite.

Pourquoi mettre en avant ces précisions ? Est-ce que cela rajouterai de la gravité à l’événement, ou au contraire l’amoindrirai si aucune mort française n’était dénotée ? Est-ce que la vie des autres individus – ceux qui ne sont pas nés à l’intérieur des mêmes frontières – compte moins que celle des autres ?! Est-ce que ces précisions n’ont pas pour but de se dire : « Ah, ça va, ON n’a pas trop été touchés… » ou « Boudu ! Quelle catastrophe, tu as entendu ? La moitié au moins des morts sont des français… ».

Quand on nous annoncera par contre aux infos qu’une famine est à l’origine de la mort de centaines de sud-africains, la réaction ne sera pas la même ; « oh, moi, ça me fait rien : dans ces pays, c’est commun… De toutes façons, c’est loin de la France ».

 De l’absurdité du nationalisme

 Dans les discours officiels, c’est le même baratin : il doit y avoir une unité de la population pour s’unir et participer à la croissance du pays…

 L’important est que « l’économie nationale se porte bien », nous disent nos chers dirigeants. Dîtes-vous qu’en Finlande, au Brésil, au Canada,… c’est le même raisonnement capitaliste qui prévaut : faire du profit.

 « L’économie nationale doit être excédentaire » = « on doit exporter plus qu’on importe »           = « vendre plus qu’on achète ».

Expliquez-moi COMMENT peut-on croire qu’une économie capitaliste est porteuse de croissance alors que par définition, pour qu’un pays puisse croître, il faut qu’un autre décroisse ?  Mais, dira-t-on, « on s’en fiche des autres »… On s’en fiche du « reste du monde »… Les autres, ceux qui habitent loin, devraient se la fermer et travailler encore plus ? Pour que se soit « leur » pays qui soit excédentaire ? Alors qu’encore une fois, la majorité ne touchera rien des bénéfices réalisés, qu’ils vivront -comme nous- comme des zombies qui survivent, des passifs qui perdent leur vie à la gagner ? Tous dans la même galère alors brisons nos chaînes partout où il y a oppression et solidarité internationale !

 Jusqu’à quand cela va-t-il durer?

 Il est intéressant de déterminer à QUI bénéficie cette unité nationale, QUI profite d’une cohésion patriote du pays ? QUI utilise cet argument et cherche à pérenniser ce sentiment ? QUI d’autres que ceux qui ont TOUT A GAGNER à ce que personne ne remette en cause cet état de fait, l’exploitation quotidienne de la majorité au profit d’une minorité ? La réponse est simple, il suffit d’écouter l’ancien ministre de l’Intérieur en 1998, après la coupe du monde : « l’état français a largement bénéficié de cette victoire ! En effet, tout au long de la Coupe du Monde, les actes de vandalisme à l’égard des symboles de l’état français ont diminués de 46% en moins d’un mois : c’est un record ! ».

Des affiches de Pétain disaient : « patrons, ingénieurs, ouvriers : tous ensemble pour la cause nationale ». Les choses n’ont absolument pas évoluées, rendez-vous compte par vous-mêmes !

 Face à toutes ces absurdités illogiques, affirmons-le encore une fois :

 Ma patrie, c’est le monde,

Ma famille c’est l’humanité !

 Le chantier qui nous attend pour construire un monde libre est suffisamment important pour que l’on se passe de l’aide de quelques uns : alors sans barrières ni frontières, retroussons nos manches et serrons nous les coudes.

Toute personne qui est capable de ressentir de l'angoisse quand on assassine un individu quelque part dans le monde et d'être exalté quand se lève quelque part un nouveau drapeau de la liberté est internationaliste ; celui qui ressent comme un affront personnel toute agression, tout affront à la dignité et au bonheur de l'homme, n'importe où dans le monde est internationaliste.

Je suis internationaliste car je ne me demande pas à chaque guerre si les victimes seront de mon pays ou non : je suis CONTRE la guerre…

Je suis internationaliste car je vois dans l’enfant soudanais qui crève de faim à cause de l’impérialisme capitaliste le même p’tit gosse que je croise tous les matins dans la rue…

Tous les individus sont égaux, peu importe leur lieu de vie ou leur lieu de naissance. égale considération pour tous.

 Vive la révolution internationale !

 

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Voici un "scene report" de la tournée de Pekatralatak en Europe de l’Est. On commence par un concert en Suisse, à Lausanne, début Juillet, le 5 précisément, où l'on joue avec Iscariote, Ned et Overmars trois groupes dans une branche emo hXc venant de Lyon et de Suisse. Arrivé là bas (après une bonne heure à la douane, fouille totale mais pas rectale) on s'installe au squat. Au concert on retrouve quelques ami(e)s comme Fafa Vomi de porc/molaire ou Greg Futur Noir, des groupes emo, on a pas vu grand chose, occupé à discuter avec des gens, nos bières ou avec les Gerbophilia qui nous avaient incrusté. Les trois premiers groupes ayant finis de jouer ils remballent leur matos et Gerbophilia grimpent sur scène : grind-black à fond les turbines, maquillages et clous de sorties, c'est assez technique (black) et ça dépote à fond sans se prendre au sérieux (grind). On enchaîne ensuite devant une trentaine de rescapés titubants et pas d'une première fraîcheur, il doit bien être 4 heures du matin ! Bon concert globalement, bon son et les suisses sont toujours aussi chouettes. Au total on a passé quelques jours à Lausanne, dans le squat de la Crypte (très joli, de très belles peintures sur la façade et quelques tombes au sous sol !) et passé un peu de temps avec quelques ancien(e)s de la CNT espagnole qui nous ont expliqué que la mairie de Genève avait soutenu le mouvement des squats pour lutter contre la spéculation immobilière ! On reprend le C15 direction la Slovénie, où l'on doit jouer le 8. On crève un pneu en Italie, on s'énèrve un peu et on repart !

On arrive le 7, tard le soir, le squat est sur une petite île (un grand terrain vague avec quelques usines) en centre ville de Kranj (à 50 bornes au Nord de Ljubjana). Le squat, "Izbruhov Kulturni Bazen" (Base culturelle éruptive) est une ancienne piscine et l'on tombe sur 4 personnes, relativement émêchées et surprises de nous voir débouler comme ça ! Après les présentations d'usages, c'est dégustation de pastis et roulage de oinj' jusque tard dans la nuit. Le lendemain on jette un œil dans le squat et l'on comprend alors que les concerts se font "dans" la piscine ! De belle taille, cette piscine municipale à l'abandon est squattée depuis quelques temps, l'endroit est bien destroy et prend l'eau de partout quand il pleut car un tox' du coin leur vole les tôles du toit pour les revendre ! On visite un peu la ville, assez belle, on fait une pause pizza et on rachète deux pneus ! Le soir; on joue avec Aktivna Propaganda, groupe phare de l'anarchopunk slovène dont vous entendrez parler dans pas longtemps ! Pour un Mardi, il y quelques personnes, une vingtaine, c'est très bon enfant, on prend les premiers contacts et on fait un concert honnête !

Le lendemain, tout le monde bouge à Ljubjana au squat  "Autonoma cona Molotov", qui est occupé depuis moins d'un an. Assez grand, bien aménagé avec une salle de concert et une salle de distro bar, On profite de la journée pour faire un tour dans la ville, superbe, remplie de gens qui ont relativement tous l'air super chouette… Le style de cette ville et ce qui s'en dégage est vraiment exceptionnel. Le soir, donc, concert, Aktivna Propaganda (c'est plus ou moins chez eux) ouvre le bal, mais au bout d'une demie heure les flics déboulent dans le squat ! On les voit rentrer dans la salle, taper sur les amplis avec leurs matraques, Tine (le chanteur) les prend à partie, leur explique qu'ils n'ont rien à branler là et que tout le monde souhaiterait qu'ils dégagent et pour bien appuyer son discours ils enchaînent sur un morceau anti flic que Tine chante à vingt centimètres de la face d'un des flics, tension et excitation maximum ! Ils finissent par s'en aller… On enchaîne mais à cause d'une angine j'ai une extinction de voix et je ne peux que me rouler par terre ou déchirer le tisheurt de Txantxo avec les dents ! Le concert est plutôt moyen et au bout d'une dizaine de morceaux la volaille redéboule, encercle le squat et le concert doit s'arrêter là. Menaces contre le squat et contre Tine, la prochaine fois, c'est la prison !

On part le lendemain pour la Croatie retrouver nos amis de AK47 à Zagreb, où l'on se fait fouiller par deux civils qui semblent sortir d'une mauvaise série B. Ils discutent un temps avec nos amis croates et repartent rassurés, ils pensaient que nous venions de voler une voiture ! On décolle ensuite pour Krizelski, à 40 bornes au Nord de Zagreb. On s'arrête chez Sacha, nouveau guitariste d'AK et là on retrouve le reste de la troupe ! On nous présente "l'Anarcho-grand’ma", une toute vieille qui semble très heureuse de recevoir des punx anarchistes qui viennent de si loin ! Le concert du soir se fait dans une espèce de club techno : la "Safehouse", le matos est minimal mais AK47 et Demant nous donnent le "la", on galère un peu pour tout brancher sur une table de mix pour DJ, mais bon mauvais son mais grosse patate on envoit la purée… Pour une dizaine de morceau, la police venant expliquer qu'il fallait stopper net ! On rentre chez Sacha, on rencontre quelques représentants de la scène hip hop locale, on écoute quelques disques, les croates roulent des joints de 30 centimètres et tout le monde va se coucher ! Le lendemain on a pas de concert, mais deux jours après (le 12) on joue à Split, qui est à à peu près 600 bornes de Zagreb au Sud.

On descend jusqu'à Pirovac passer la soirée chez les parents de Davor (alias Dado, alias Rodav, alias… bref le grand bassiste barbu de AK47). Au Sud de zagreb on passe par Karlovac d'où les serbes ont bombardé Zagreb, ensuite, sur des centaines de kilomètres, le paysage est magnifique, passant de grandes montagnes vertes à de grands espaces désertiques jusqu'à d'immenses canyons. Au Sud de Zagreb on croise quelques champs de mines, quelques démineurs encore en action, ensuite, toutes les maisons sur le bord de la route, quasiment tous les villages sont vides, troués d'impacts de balles et d'obus, brûlés, pillés… L'impression de croiser des centaines de maisons sur des centaines de kms qui sont toutes abandonnées nous fait un peu froid dans le dos… Où sont passés tous ces gens ? Certains ont reconstruit leur maison à l'identique en face de leur ruine… Toutes les maisons occupées sont des maisons récentes ! Un sentiment de désolation… On se croirait dans une chanson de Discharge !

Arrivé chez Dado, c'est bière, relaxation, bain de minuit, discussion sur le mysticisme et la pratique du zen et le lendemain, après quelques heures à la plage, on trace à Split. La route est magnifique mais ville est assez industrialisée, ce qui surprend au premier abord tellement on avait perdu l'habitude de voir une usine ! Le concert à lieu dans un endroit laissé à une asso par la ville : un sous sol de parking souterrain ! L'endroit est immense, gigantesque, une grande scène, quelques tags sont là comme des empreintes de groupes laissé quelques mois plus tôt. Le lieu n'est pas fini, une immense pièce reste à dégager, ils projettent d'y installer un ciné alternatif ! L'acceuil est très très chaleureux, la bière est fraîche et la bouffe vegan succulente ! On joue avec deux groupes : Breed et FDP. Le gars qui nous fait le son est un vieux barbu qui ressemble à Hermann des Binamé, il est adorable et nous fait un son d'enfer ! Le concert est terrible, ça pogote violemment sur les premiers groupes, quand notre tour arrive, c'est un joyeux chaos, ça slamme et ça gigote, on fait un très bon concert malgré une chaleur écrasante (due aux spots, et due au climat écrasant de cette foutue région). On passe un très bon moment avec pas mal de monde, ça picole et leur herbe est très très bonne ! On se couche dans un apart, exténués, liquides et écrasés par la chaleur.

Le lendemain (13/07) on remonte à Zagreb, on fait un détour immense dans la pampa car la route principale est bloquée, quasiment 10 heures de caisse pour arriver à Attack où on joue avec Atentat (sic !). Attack est le lieu géré plus ou moins par les gens d'AK47, on est ici chez eux et l'ambiance est excellente. Atentat jouent un punk crust assez jeune qui promet d'être vraiment puissant dans quelques temps. Notre concert est sans plus, fatigue, manque de patate, un petit peu décevant… On dort dans l'appart de Davor à Zagreb, qui sert de local pour AK et pour leurs diverses activités (sérigraphie…).

Le jour d'après on doit faire notre dernier concert en Croatie, dans l'Est à Zupanja. On trace par l'autoroute avec AK, quelques pauses pétards, notamment dans un immense bâtiment dont il ne reste que les structures en béton. Il appartenait à un serbe, il se l'ait fait cramer pendant la guerre, les poteaux à l'intérieur portent la marque de combats violents qui ont eu lieu dans l'endroit, et vu les impacts, c'était pas à la chevrotine ! On arrive dans la ville, assez calme, fumage de oinj' dans le parc pour être discret, c'est à dire au milieu de tout le monde, entre les voitures de flics !! C'est le concert où on a vu les meilleurs groupes, l'ambiance était très jeunes, la liste de distro d'AK à fait un malheur (dans toute la Croatie jusqu'en Roumanie et même jusqu'à Bayonne, tout le monde est a des patchs qui viennent de chez AK !). Alors dans l'ordre, Demant, que nous avions déjà vu, ils jouent un crust assez basique mais de bon aloi. Ensuite Starvation et Dislike, c'est un peu les même personnes (on va vous en reparler plus loin) ils font du crust grind surpuissant, technique, bien maîtrisé et vraiment formidable ! AK47, toujours aussi bien (sauf que j'avais préféré leur prestation en Euskadi, on les sentaient plus motivés quand même !) qui nous font une reprise de notre reprise de Rika Zarai (Kalashnikov), tout le monde chante, c'est le bonheur ! Puis KDP, excellent groupe qui mixe punk rock avec des influences beaucoup plus violentes, ils sont adorables et ont un vrai style sur scène ! Ensuite on tente de jouer mais les deux gros costauds au son n'entravaient rien à ce qu'on tentait vainement de leur dire dans toutes les langues, c'est à dire "collez pas tout à fond sinon ça sature !!!", après une demie heure de tentatives, de débuts de morceaux lancés jusqu'à ce que la boite parte en vrille etc etc… On se résout à abandonner, dépité, carrément dépités ! Ensuite Z.L.O. ça avait l'air pas mal, beaucoup plus punk que le reste, mais on était dehors à boire de la raquia (tord boyau local) et à bavasser avec du croate. On dort chez un gros costaud tout patché tout tatoué avec des trucs violents, chez ses parents (changement d'atmosphère radicale)… On tente de communiquer mais le bougre ne parle pas un traître mot d'anglais. On s'endort en se disant que demain c'est un autre jour ! Justement en parlant du lendemain, vu qu'on avait quelques jours avant  la prochaine date (on était le 15 et le prochain concert, en Hongrie était le 18), on a fait un petit détour à Vukovar, voir de nos propres yeux à quoi ressemblait la ville… Ca a été un sacré choc, des barres d'immeubles éventrées, les routes détruites sur des dizaines de kilomètres, tout détruit partout, et tous les gens dans les rues, sur des maisons, tout le monde au boulot en train de reconstruire. On voit des immeubles, les derniers étages sont striées d'impacts énormes et des familles entières vivent jusqu'au 4ème ou 5ème étage, laissant juste ceux qui sont trop marravés… On quitte cette vision de cauchemar (on se serait cru dans une chanson de Hiatus) pour Pozega à une centaine de kilomètre plus à l'Ouest pour aller squatter quelques jours chez les gens de Dislike et Starvation.

On galère un peu pour trouver l'adresse, vu que le nom de la rue n'est pas le même que sur la plaque (vestige de l'époque où Serbes et Croates vivaient ensemble), puis on fait connaissance avec le crew, une bonne dizaine de lascard(e)s tou(te)s plus gentil(le)s les un(e)s que les autres. On dort chez un dénommé Txutxa, dans sa petite maison qui jouxte celle de ses parents (oui jouxte à côté…). Il parle français et on discute de la situation politique, de la guerre, il nous raconte comment il l'a vécu et pourquoi il s'est engagé dans l'armée et comment il s'est retrouvé en combat rapproché… C'est pas évident de discuter de ça, on sent que ça a été très dur à vivre. Le lendemain on se met d'accord, on va faire un concert surprise dans leur local de répèt, chez Filip. Tous les groupes de leur crew et nous ! La soirée commence très bien, on sympathise avec tout le monde, ça fume et ça picole. Les groupes sont tous surpuissants, on revoit donc Dislike, Starvation mais aussi Bad Justice avec qui on avait joué il y a trois ans à Neuchâtel ! Quand on s'en rend compte, on rigole bien et on débouche quelques bières de plus pour fêter l'évenement ! Quand un groupe finit ça repart avec les mêmes mais dans un ordre différent ! Après tout ça, on finit par jouer, le lieu est tout petit, il y a une bonne vingtaine de personnes et l'ambiance est survoltée. Oui oui et moi on joue sans cagoules et on a micro rigolo pour tous les trois, c'est le chaos total mais c'est drôlement bien. Malheureusement au bout de 5 ou 6 morceaux, la police nous informe que nous devons arrêter immédiatement, leur sentence n'appelant aucune contestation, c'est sur nos canettes de bières qu'on a passé la fin de la soirée à s'exciter !

Le jour suivant, on reçoit un coup de fil de Dado qui nous dit (à tort) que le concert en Hongrie est avancé d'une journée, on trace donc le jour même. La traversée de la douane ne se fait pas sans problèmes, les douaniers n'appréciant vraiment pas que j'utilise mon passeport pour y noter des adresses et d'autres conneries. Très fâché, un douanier hongrois qui avait l'air de sortir du casting pour Midnight Express m'a clairement fait comprendre que c'était pas bien. Petite fouille, bloquage sur la presse anarchiste slovène de notre distro, moment assez angoissant de flottement et finalement tout le monde remonte direction Szeged ! La campagne est assez morne dans ce coin là,  pas grand chose, pas beaucoup de voitures, quelques paysans et  beaucoup de prostituées sur le chemin. On arrive à Szeged le soir sous la pluie mais le téléphone de notre contact ne fonctionne pas ! Après avoir galéré pour comprendre comment marchait le nº  qu’on nous avait donné, on finit dans l’appart’ de Laici, notre contact. Ils sont une bonne demie douzaine à squatter ici, le locataire principal n’est pas là… On fait à manger, on fume des joints et on regarde la télé tous les uns sur les autres dans une ambiance assez glauque. La ville est tristissime, les gens ont tous l’air de faire la gueule et l’architecture, monumentale et imposante, semble encore plus les écraser. C’est assez pauvre, beaucoup de  gens font des petits marchés dans leur garage et on comprend que le pouvoir d’achat de nos amis est plus que bas quand on voit la lueur de bonheur dans leur œil quand on leur dit qu’on va acheter quelques bières ! Le concert est dans un club loué pour l’occasion… les serveuses tirent une gueule de 12 kilomètres, il y a 3 groupes avant nous, entre le skapunk et le grunge. Une soixantaine de jeunes sont présents, mais peu de contacts avec eux, à part un gars qui vient nous dire qu’il n’aime pas les français car Napoléon a pillé la Hongrie y’a 2 siècles ! Plus le concert avance plus l’ambiance se fait morose, tout le monde squatte les banquettes qui sont sur les côtés, très rapidement, tout le monde est bourré, se vomit dessus ou comate dans une sinistrose globale ! Lorsqu’on joue, la boite à rythme semble les décontenancer et nous ne pourrons compter que sur une poignée d’une vingtaine de personnes qui nous soutiennent poliment. On reste quelques jours dans ville, rien de bien folichon à noter. Laici et son pote Sudge (tous les deux des réfugiés de Voivodine) nous font découvrir le punk hongrois, Sudge nous file une cassette de son groupe : Independent Voices, c'est du "Peace drunk punk" ! C’est plutôt intéressant et on communique bien avec eux, le lendemain on doit aller jouer en Roumanie, ce qui les fait assez rire ! Tout le monde nous avait prévenu, la Roumanie c’est quelque chose !

On part donc le matin, un peu flippé de ce qu’on va découvrir. La frontière se passe en 2 longues heures pour pas grand chose, des gens proposent de faire du change au noir, ils se baladent avec des liasses de billets à la main devant les flics, des gamins se battent pour savoir qui va pouvoir se faire tel ou tel pare-brise. La campagne est très rurale : on a l’impression de voir à quoi ressemblait la France en 1850, ça a un côté carte postale de collection. Des vieilles en noir traînent des charrettes, des gens vendent sur la route les pastèques qui proviennent des champs qu’on croise… On arrive assez rapidement à Timisoara, on retrouve les gens (Tavi et ses amiEs) dans le lieu du concert qui avait lieu le soir même (le 20 juillet). Très rapidement on comprend que les craintes qu’on avait sont largement infondées, que Timisoara est une ville très chouette, latine avec une architecture assez rigolote. Le concert se passe très bien (mis à part un ou deux reulous assez bêtes, tatoués et bien costauds) il a lieu dans une sorte de crypte d’église, avant nous Tavi improvise une petite démonstration de son groupe « Km13 », c’est powercrust à fond les ballons, on avait mis une heure pour régler tous le matos, en 20 minutes ils avaient tout ruiné ! On rigole bien et on joue devant 60/70 personnes, quelques punx mais surtout des gens curieux qui nous ont observé avec un vif intérêt ! On discute avec les gens toute la soirée : On apprend que la scène punk en Roumanie est très jeune, qu’elle est quasi inexistante et que les gens ne savent pas vraiment ce qui se passe ailleurs ! Tavi nous explique que si nous voulons être défrayé, il doivent mettre une entrée payante mais il ne le souhaite pas car il veut que les gens viennent voir et il sait que si il met une entrée (à 0,70 euros !) ça va les décourager ! Les croates nous ayant prévenu qu’on ne pourrait pas être payé, il n’y a aucun problèmes et après le cerkon je passe la soirée avec tout le monde dans un bar à picoler ! Je rencontre une anglaise qui est venue faire de l'ecodefence en Roumanie et on picole sec tous ensembles dans un bar très "étudiant", on se croirait presque dans "Hartley cœur à vif" par moment ! Pendant ce temps, Oui oui et Yanik sont partis avec Gurani (membre d’un des rares groupes roumains : Guranis) faire 50 bornes pour aller chercher de l’herbe. Quand ils reviennent je calcule que ça n’a pas marché comme ils l’entendaient : 50 bornes dans la campagne pour aller choper… un pied mâle en terre ! En Roumanie, c’est 7 ans de prison pour un joint, alors le matos est quasi introuvable, et quand ils ont de quoi fumer ils se planquent comme des malades ! Pour eux fumer des feuilles c’est carrément cool ! On passe en tout 4 jours en Roumanie chez Tavi et chez une copine à lui, on se promène dans la ville et on rigole bien ! On nous fait une petite visite de Timisoara, on nous montre les endroits clés de la Révolution qui avant d'atteindre Bucarest est parti de là. Quelques impacts d'armes lourdes sont encores visibles en haut de quelques monuments, la représsion fut sanglante et une bonne cinquantaine de personnes ont perdues la vie sur la place principale de la ville. Les pizzas sont pas chères (youpi !) et on trouve de chouettes pizzerias ouvertes 24h/24 ! Les droits du travail en Roumanie c'est pas top. Un petit peu partout on peu voir des drapeaux européens qui démontre la volonté des roumains et surtout du gouvernement de rentrer dans la communauté… A la vue du bordel ambiant… C'est pas gagné ! Une dernière  petite anecdote : des flics arrêtent notre voiture alors qu’on sortait d’un rade, le flic demande à Yanik si il a bu et celui ci répond « Oh… just one beer ! » là dessus le flic rigole et nous explique qu’en Roumanie c’est tolérance zéro, zéro bière, zéro degré ! Il prend les permis de Yanik et lui demande « You need it ? you need it ? » On lui explique qu’en France on a le droit à une bière ou deux, il s’en fout et rigole... Yanik souffle dans le ballon qui ne peut qu’être positif ! Ca commençait à devenir tendu mais Gurani qui nous accompagnait parlemente alors avec lui, pendant qu’il jette un œil dans le C15. Il lui explique qu’on est un groupe pop rock français en tournée, le flic répond « Ah ? Comme Dépêche Mode ? » puis il explique que « Nous ne sommes pas captitalistes ! L’argent on s’en fout ! Mais si vous aviez 200 000 leis, ça pourrait débloquer la situation ! » On file donc 200 000 leis (en gros un peu moins de 10 euros !) et le flic nous laisse filer en nous souhaitant bonne route ! Quelques jours après, donc, on quitte Tavi et les autres pour la Tchekie… Tavi voulait venir avec nous mais pour un Roumain, sortir de son pays n'est pas chose évidente, il doit posséder environ 250 euros en liquide pour prouver qu'il est bien un touriste et qu'il a les moyens de consommer !

On arrive ainsi le lendemain à Roznov P.R. en Tchekie, tard le soir. Un tour dans la ville ne laisse rien présager, ça ressemble à une ville en plastique, on se croirait dans un épisode de la "Toualaïte" Zone : une ville en plastique où irrémédiablement tu finis toujours par retomber sur la même place ! Au bout d'un moment on passe par une station service, je jettes un œil dans une carte de la Tchekie et on constate, éffarés, qu'il y a six Roznov en Tchékie ! Dépités, on pose la caisse et on s'endort dedans… pas longtemps car sur les coups de 3 heures du mat' on entend le téléphone, c'est not'contact qui vient d'avoir le message, il nous confirme qu'on est bien dans la bonne ville et il vient nous chercher pour nous ramener dans leur lieu… ouf ! Leur lieu s'appelle "Vrah" ça veut dire ''assassin", c'est un bâtiment tout en longueur, sans étages qui est sur une colline surplombant la ville, il y a une chambre d'ami, une salle de concert, une cuisine et une salle pour leur distribution (Malarie rds).  Le matin, et durant toute la journée, le contact est assez froid. Le soir, on se fait inviter dans un pub et après une dizaine de pintes le contact est (beaucoup) plus chaleureux, on chante dans les bars et dans les rues, on leur fait découvir Renaud et Serge Utge Royo, ils et elles nous font découvrir la bière et le vin tchèque, excellent au demeurant ! Le lendemain, mis à part qu'on a le cerveau plombé on hallucine de se dire que le soir même il y aura un concert, vu que les gens vaquent tous à d'étranges occupations et que sur la scène rien n'est monté ! Dans l'après midi on va chercher avec notre C15 les 2000 bières pour le concert, c'est lourd et on s'pète le dos ! On leur demande comment les gens viennent puisqu'on a vu aucunes affiches annonçant le festival ! Martin nous explique que ça fonctionne par mail ou par bouche à oreilles et que comme ça il y a déjà assez de monde et que s'ils affichaient ils auraient à se coltiner des trous du cul qui viendraient foutre la merde. Le concert commence avec un groupe de jeunes très grunge, pas super, Yanik et moi, qui venons de "goûter" l'herbe locale, déambulons maladroitement, verdâtres, dans le couloir… Il y a beaucoup de monde (300 personnes faciles) des tchèques bien sûr mais aussi des slovaques et quelques polonais à la dégaine plutôt impressionnante ! Après le groupe grunge, un gars du cru monte sur scène et commence à chanter seul avec une guitare sèche. C'est  assez étrange, son chant guttural nous ramènerait bien 300 ans en arrière et son interprétation plus que "sincère" nous donne des frissons. On comprend rien mais grâce à la beuh, je suis hypnotisé ! On se croirait dans une auberge moyenâgeuse avec des orcs et des trolls qui parleraient une langue mystique. Une fois sa (superbe) prestation finie, c'est notre tour. On a un peu atterri, on monte donc sur scène un peu impressionné vu l'étonnement global des gens et leur curiosité à notre égard. Après une balance rondement menée (la plus courte balance réussie de notre existence : 1 minute pour avoir un son carrément carton !) on enchaîne derechef et on fait un concert assez court (40 minutes) mais d'une intensité assez énorme. Je pense que c'était notre meilleur concert de la tournée, mais aussi de toute notre "carrière". Les gens sont très réceptifs, ça bouge et ça pogote mais de manière joviale et non violente, les gens rigolent et entre les morceaux le courant passe bien malgré une communication en anglais des plus approximative ! La soirée termine sur une nuit DJ avec de la disco et je sais plus trop quoi (si, je me souviens qu'il y avait de la bière, beaucoup de bière) on danse on danse, je papote avec des gens dans toutes les langues, bois quelques coups avec un parigôt avec qui on évoque quelques vieilles embrouilles au Farheneit et tôt le matin, finalement, on s'couche !

C'est enfin le jour d'après qu'on comprend ce que faisaient tous ces gens la veille ! Ils construisaient des déguisements et un micro géant pour une parade dans les rues de la ville ! En début d'après midi on raccompagne Yanik à la gare car il rentre tout seul en Euskal Herri (la misère du prolétariat !) et avec Oui oui on les accompagne faire un tour dans la ville au cris de "Le micro c'est notre bombe", il y a une centaine de personne, déguisé en capitalo, en immeuble (!), en ceci en cela, c'est joyeux et totalement fou-fou ! Martin explique à Oui oui que l'année dernière ils n'avaient rien fait et que donc toute la journée les gens avaient bu et étaient donc totalement torchés pour la soirée ! En parlant de soirée donc, ce soir là (le second jour du festival) il y avait Analena et Vybor cerjnho blaha. Analena c'est du crust allemand, d'après oui oui c'est formidable, j'ai pas vu occupé que j'étais le nez dans une bouteille ! L'autre groupe, V.C.B. c'est Dan, un gars d'une trentaine d'années et 3 p'"titEs punx (2 gars une fille), ils font du hip hop assez rigolo, avec un charisme incroyable, c'est Martin Malarie qui fait le DJ, on est sous le charme, on comprend rien mais ça doit être très intéressant ! Sur scène ils ont une classe sans pareil et on se prête à rêver de pouvoir les faire venir en France ! Après le concert c'est reparti pour une soirée DJ, je crois que c'était du ska, mais, étant tombé nez à goulôt avec un polonais, je me couche plus tôt que la veille, ivre mort, dans la voiture. Le lendemain, on part avec Martin, Strapa et Sandra, des gens du lieu, vers la Croatie pour aller voir un dernier festival. Strapa nous raconte qu'il y a un an il est resté en Espagne chez sa copine, il a dépassé son visa de quelques semaines, il s'est fait choper par la guardia et après quelques jours de zonz' expulsion, accompagné d'une interdiction de communauté européenne pour 10 ans ! Ce type, parce qu'il est resté quelques temps de plus chez sa copine espagnole est bannit pour 10 ans ! Pendant 10 ans il ne peut pas aller voir ses potes en Allemagne ou en France… C'est par ce genre d'histoires que l'on comprend quelle saloperie c'est la construction européenne, l'espace Schengen et tout ça ! On calcule que pour les gens qui ont un passeport rouge (CEE) les frontières, les douanes… c'est pas si pénible que ça. Pour les gens issus de pays non CEE, possédant un passeport vert, là, c'est carrément l'enfer pour voyager, on prend conscience de tout ça quand on voit les difficultés des potes de ces pays pour se balader, salope d'Europe, saloperies de frontières, saloperies de douaniers !

On part donc finir notre tournée par des petites vacances en Croatie, on passe une semaine à camper dans les bois pour assister au 10ème festival Pula Punk. Plus d'un millier de punx de partout se sont donnés rendez vous pour venir voir (entre autres) Subhumans, Citizen Fish, Fleas and Lice, Motus, Restarts… Le festival a lieu dans un ancien fort militaire dans la ville, c'est dans une cour entourée d'immeubles immenses squattés par les gens de l'orga. De la zik on en retiendra que les deux têtes d'affiches (Sub et Citizen) c'était formidable, que Fleas and Lice avaient trop bu (tiens, c'est étonnant !), que Restarts a été la bonne surprise et que le reste c'était pas top. Les skins de Fastidios était super pros et leur petite table redouaoua dénotait légèrement au milieu de dizaines et dizaines d'autres tables anarchopunx ! Le festival s'est fait attaquer à plusieurs reprises par les fafs locaux, plusieurs blessés, quelques arrestations et des articles dans le journal, il faut dire que la région est infestée de nazis, jamais vu autant de tags, croix gammées ou celtiques sur tous les murs, c'est assez flippant. De notre côté on en a profité pour retrouver nombre compagnons et compagnes rencontréEs quelques semaines plus tôt… On passe nos aprèm' à la plage tous ensembles et voir des centaines de punx squatter les rochers, barboter et rigoler, c'est plutôt funky ! Observer la tronche médusée des touristes aussi ! Le temps passant bien vite et l'argent filant entre nos doigts, on du se résigner à retrouver nos pénates… et c'est ainsi que 3 jours de voitures plus tard on était rentré dans nos montagnes en Euskadi.

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PARIS VIOLENCE "Cauchemar abyssal" EP Rural Musik / Islika productions

Quatrième EP pour Paris Violence, qui sont deux depuis le dernier album. Les trois précédents étaient toujours bien au dessus des albums, mais la, pas d'album qui sort en même temps (il y a eu un 10'' pendant le dernier), donc pas de comparaison. Ca permet à ces petits coquins de faire deux chansons sur trois sur l'eau (!). L'un parle des suicidés et on est bien dans l'ambiance urbaine glauque habituelle, un autre parle des poissons abyssaux qui sortent de l'eau, c'est fou ça ! Ca ferait presque penser à la nouvelle Dagon de Lovecraft, après le punk poésie urbaine, le punk fantastique ? Ca serait pas mal d'autant plus que les avancées techniques (synthé) sont maintenant totalement intégrés à la musique. On gagna en complexité et en richesse, mais on perd en spontanéité et en agressivité, c'est normal. La pochette est superbe de toute façon les amateurs l'auront déjà.

HORS CONTROLE "Bière musique et amitié" CDR Autoprod.

Un cd gravé avec un livret imprimé (avec un fond rouge et noir), ça c'est chouette, joli et pas cher.  Duo guitare/basse pour de la oi! à boite à rythme (ben si), avec un ex coup de grisou dedans. Par rapport à ce groupe, musicalement c'est forcement plus minimaliste, mais il y a deux  points communs : premièrement un mélange de textes working class/révolutionnaires tripaux mais pas lourdingues (tendance mineurs)et d'autres festifs, camaraderie ect (c'est quand même un groupe de skinhead. Y'a même un hommage à chaos production).. deuxièmement, c'est excellent ! Musique accrocheuse pas lourdingue, textes d'une intelligente simplicité, ça fait du bien dans un monde de stals et de poseurs.

SYMPHONIE URBAINE "The first Krampouz" CD Combat rock/Dialectik/ frankprod

je l'ai eu un peu mauvaise en recevant le cd, puisque je pensais qu'il s'agissait d'un nouvel album, en fait non, c'est le 10 pouces sur CD (sorti à l'origine sur crâne blasé/bord de seine), d'autant que le prix s'éloigne assez de ce que j'appelle un prix correct (surtout qu'il n'y a pas de frais d'enregistrement), d'autant qu'il s'agit d'une coproduction. De plus le titre n'est pas tout a fait exact, parce qu'il y a en plus un titre d'une compil et deux inédits, mais il en manque (par exemple les morceaux bien rigolos du split avec Paris Violence). Bon sinon pour ceux qui n'ont pas le 10'' c'est cool, très bon punk speedé  école plutôt chaos prod.  avec quelques textes super cons.

OPUS DEAD s/t La Idea

Nouvelle production de la idea, le label fait par les gens de Sin dios (en fait pas vraiment, ils ont sortis pas mal de trucs depuis, ça a l’air de beaucoup enchaîner !). Donc comme d'hab anarchopunk espagnol qui déboîte tout, tourné assez punk hard core, voire un peu trash mais avec un production excellente. Double grosse caisse à fond et son de basse qui s'entend pour une fois et chant en espagnol qui sonne toujours aussi bien. Que dire de plus ? Encore un album qui nous fait nous demander pourquoi ces groupes sont quasi inconnus ici (et ici, c'est pas loin !). Ils auraient juste pu faire un petit effort pour la pochette et le livret.

TEKKEN "Past and present" K7 Broken Noise

Incroyable et pourtant c'est vrai : il y a des gens assez fous pour sortir une discographie de Tekken ! En plus c'est une vraie K7 avec une Jacquette et tout ! 59 titres tirés ben en gros de tout ce qu'ils ont fait jusqu'à présent...C'est sorti sur un label malaisien. Ils sont fous ces malaisiens.

INNER TERRESTRIAL "Bary Horne" CD

Pas de Jacquette, pas de livret, juste le CD avec juste deux titres en hommage à Bary Horne, militant anglais de l'ALF, mort en prison suite à une grève de la faim (enfin si j'ai bien compris, vu que, comme signalé, il n'y a rien qui accompagne a cd, on ne saura pas ce qu'à fait ce garçon. Le sacro-saint antispecisme est il tellement ancré dans l'anarcho-funk qu'il faille se dispenser de toute explication ?). Le premier titre donc rigole pas trop, espèce de ballade larmoyante mais quand même rythmée. Pour le second morceau retour à l'excellant reggae punk de ce groupe, titre live apparemment un inédit aussi.

CAPITALIST CASUALTIES. Planned community. Six weeks  EP

3 nouveaux titres pour ce groupe américain des années 80. 3 titres qui défilent en 5 minutes, dans la lignée HxC mélodique speed vachement engagé. Ce son qui n'est pas pourri me rappelle pourtant pas mal de groupe crust. Enfin il y a pas mal d'influence dans leur style. Une pochette pas trop travaillé mais efficace et un insert contenant les textes travaillés et assez long. Un Ep pas dégueu-dégueu. Pour les collectionneurs le ep est tout petit par rapport à un ep en général.

NEUROTIC SWINGERS/ DOGMATIC SALAMANDER. Chainsaw split. Lollipop/ Myrmecoleo

Neurotic Swingers est un groupe de Montpellier jouant du punk rock garage. 2 titres assez speed qui se laisse agréablement écouter, un chant anglais qui rappelle la vague actuelle de skate-core. Pour ce 2º  groupe présent ce sont des japonais influencé très garage chantant aussi en anglais avec l'accent très jap. 3 titres au son vachement plus crade que Neurotic. Le troisième titre est une reprise rock'n'roll mais impossible de mettre un nom dessus ; une belle pochette mais pas d'insert.

SCHLEIMER. Echec Production. Démo

Première démo pour ces neusks toulousain et franchement ça le fait. 6 titres oi !/punk qui nous replonge dans les années chaos production " celles que j'aime tant ", donc vous avez compris que ce n'est pas technique mais durement efficace. En plus les textes sont vraiment bien écris et ils sont loin d'être débile. Le chant mixte aux voix grasse passe bien sur leur musique. Une pochette laide mais en couleurs avec l'insert contenant les textes et les dessins. Du bon neusk et non du connard de bonehead. Au passage salut à l'asso 6 des gens géniaux qui se bougent le cul. Oi ! (cette chronique aurait du figurer dans le numéro précèdent mais il y a eu une erreur de manip’, désolé)

L'INFANTERIE SAUVAGE "Live 83" 10'' Acrude rec.

Donc comme son nom l'indique, un live de 83' de cet excellent groupe, certains diront de oi!, mais ce qu'il y a d'intéressant avec ce 10'', c'est qu'il est présenté comme un disque de hard core ce qui ajoute une autre dimension à ce groupe (et comme il est dit dans un texte à l'intérieur : "l'infanterie sauvage n'a jamais eu la vocation à être un groupe skin", de plus il y a une chanson anti-football : "panem e circensem"-du pain et des jeux. On regrettera par contre la présence de la chanson "Vengeance Personnelle",  qui elle pour le coup fait bien chaos prod.). Pour le plus important, la musique gravée sur le bout de plastique, et bien on pouvait avoir peur, mais le son est excellent (pour un concert enregistré en 83 par un petit groupe punk), c'est à dire qu'on entend bien tous les instruments, et la réverbération du chant ajoute ne touche d'authenticité. En tout cas c'est largement plus satisfaisant que tous les enregistrements de demos ou lives entendus jusqu'ici. 7 titres, presque tous des classiques aujourd'hui, ce disque est excellent. A la base il était réservé aux gens qui avaient souscrit pour sa fabrication, mais il se trouve partout sans trop de problème. D’autres sont prévus sous couvert de souscription (live de wunderbach..) qui est peut être plus chère que le produit final !

DEATH "Live in LA" CD

Un live de death, voila qui donne lieu à plaisanterie. A part ça un enregistrement (de 1998) assez surprenant : le son est disons... assez roots, alors que les albums studios sont d'une précision extraordinaire.  Comme la plupart des morceaux sont issus des derniers albums mais avec un son old school ils peuvent intéresser les gens qui préfèrent la période pre-human. Le concert même a l'air d'avoir était assez alcoolisé (il parait même qu'il y a quelques pains ! incroyable !). En tout cas ça donne une sauvagerie aux morceaux qui fait tout l'intérêt d'un enregistrement live. Il me semble que ce live a été sorti pour aider Chuck Schuldiner, le monsieur death, qui était malade et ne pouvait pas payer ses soins. De toute façon il est mort cette année, m'a t on dit, le death metal a enfin ses cadavres.

AGATHOCLES / URBAN STRUGGLE Split EP wee wee

Encore un nouveau ep pour les rois du mince core, bon courage pour les collectionneurs. Le premier constat est que le son de la face agathocles est vraiment excellent, ce qui n'est pas toujours le cas, certaines productions frisant même l'arnaque. Ici ce n'est donc absolument pas le cas, et j'ai même eu du mal à le croire quand on m'a dit qu'il s'agissait de titres lives ! Bref trois titres merveilleux de grind (tirant death). Quand à Urban Struggle, ils viennent de Tours et font du crust core, pourquoi pas me direz vous. Classique et bien fait, mais bon je vous avouerais que j'ai surtout écouté l'autre face. A noter une pochette en carton avec un découpage original.

THE EXPLOITED "Dogs of war" SP Secret rec.

Voila un 7'' d'un groupe écossais que je ne connaissais pas mais nul doute qu'il fera vite un carton chez nos amis alcooliques à crêtes. Certes la finesse n'est pas de rigueur, mais la section rythmique est d'une efficacité redoutable, et le chant de bourrin de l'intellectuel au micro colle très bien à l'ensemble. Nul doute qu'il dise des choses intéressantes puisqu'il a une crête.

TLOST « thoughtless » EP Malarie

Encore un groupe d’anarcho punk polonais, dans la veine des groupes de skuld/ tribal war etc. D’ailleurs il y a la chanteuse d’homomilitia. On va pas s’en plaindre, même si il n’y a rien d’original c’est toujours aussi bon. Donc une chanteuse qui chante dans un ton assez grave et la musique est bien speedée sur les trois morceaux de la première face, et bizarrement les morceaux de la seconde face sont plus lents et lourds. Par contre les pochettes genre amas de couleur c’est un peu laid.

SUBMERGE « In gold we crust » EP Shogun

Un disque sorti sur Shogun, le label du zine:distro Burn Out, et en plus y’a le phil Burn Out qui joue dedans. En fait la volonté du groupe semble s’afficher dans le nom : submerge, et pour le coup c’est réussi, on a vraiment l’impression d’une vague asphyxiante de ce hard core, avec un chant qui semble lui aussi submergé. Mais ça ne veut pas dire que ça soit lourd ou rébarbatif, juste un sentiment d’oppression bien rendu. C’est chouette. Le livret et joli, et la pochette réussie  à la réflexion.

SEEIN RED « Live amunition »  EP Ataxie/revolution

Un Ep live de ce fameux groupe hollandaise vétérans du fast-core (ça veut dire que ça va vite). 11 chansons en peu de temps, d’ailleurs on peut se demander si les explications entre les morceaux ne durent pas plus longtemps que les morceaux !  Bon son, bon disque, rien de plus à dire, si ce n’est que puisqu’un label français produit, ça, il aurait pu y avoir une traduction des textes….

CRESS « The greed machine and the money tree » 2xLP Skuld

Le groupe s’appelle cress, ils sont anglais, ils font de l’anarchopunk et les illustrations sont des montages, du crass ? Ben non, ça n’a rien à voir. Punk à boite à rythme et synthés, ces derniers donnant un caractère presque hypnotique à certains morceaux, avec d’autres passages bien accrocheurs avec un bon son de gratte.  En clair un groupe assez original et qui déchire tout, je recommande fortement aux gens qui ne connaissent pas d’y jeter une oreille. Ce double LP est apparemment leur discographie, puisqu’il contient leur LP, leur EP, leur split 10’’ avec Doom et 8 inédits. La présentation est classe, avec reproduction des pochettes d’origine, livret avec explication des textes, report d’une tournée en Europe et un poster ! Tout ça pour 9 euros, c’est la grande classe !

BRUTAL MASSACRE « .. survival of the sickest… » EP Strongly opposed rec

Avec un nom comme ça, on a le choix entre un groupe de death, de grind ou de crust. En fait c’est de crust qu’il s’agit la plupart du temps, avec un petit coté rock’n’roll et d’autres passagers plus accélérés.. Dommage que le chant fasse un peu trop forcé à mon goût.  Parce que sinon c’est assez réussi dans le genre, sans rien bouleverser, hein. Les textes sont courts et bien crusts (à tel point qu’on pourrait confondre les remerciements avec des paroles, ahahah).

EQUILIBRIUM « Too many humans » demok7 

Sous cette pochette avenante (en fait le gars empalé est un officier tsariste, tombé aux mains des rouges, mais vous n’êtes pas censés le savoir), donc disais-je, sous cette pochette ragoûtante et ce titre misanthrope se cache un groupe de…de…de black metal. Musicalement d’ailleurs assez extrême dans le sens ou ça fait penser à du Gorgoroth, black lent, caverneux, très sombre et glutural, avec deux trois coup de synthé (mais à l’opposé de Cradle Of Filth). En tout cas pour les amateurs comme moi c’est idéal, trois titres en a peu  près 20 minutes. De plus, c’est fait par le gars de Paradise Noise, donc a priori garanti 100% pas louche, donc en plus ça s’écoute l’esprit tranquille !

NECROBLASPHEME « Fœtal Sodomy » CDR

Bon, alors groupe de grind metal, pochette gore de rigueur, 4 titres bien enregistré, cd gravé, photocopie noir et blanc pour la pochette quasi inexistante sauf que.. j’ai vu cette merveille vendue à 6 euros ! Bienvenu dans le monde merveilleux du metal (et après ça pleure parce que ça vend pas un disque !) !

FASTARD « Heavy Mental »/ DREAD 101 « Bez Viry » split EP Insane Society recs.

J’adore la pochette de Fastard, déjà le jeu de mot dans le nom du groupe et celui du disque, avec le  mecs avec leurs armures, franchement cet EP vaut le coup rien que pour la pochette ! Bon j’exagère un peu. Sinon coté musique du fastcore (ça veut dire que ça va vite et ça chante fort) avec des passages tirant grind (ça veut dire que ça va vite et ça hurle fort), mais ou les relents heavy sont un peu trop rares à mon goût, à part sur le dernier titre (le huitième sur une pauvre face de 45 tours). Ca c’était pour les écossais, pour les tchèques de Dread 101 du bon crust des familles, rien à dire.

HIPPIES OF TODAY s/t 10’’ Destructure/revolution

Encore une tête de mort sur une pochette, décidément, ces punk, c’est rien que des hardos qui s’assument pas ! Bon sinon gatefold sobre et classieux pour un groupe de grind punk qui cartonne vraiment, même qu’y se pourrait que c’est ce qui ce fait de mieux actuellement dans notre beau pays ? Et en plus ils chantent en français, ce qui, me direz vous, ne change pas grand-chose, mais au moins les textes sont écrits en français.

LA FRACTION « Aussi long sera le chemin » LP/CD Fraction prod/skuld / Twisted rec

La première chose qui surprend, c’est de voir que ce disque a été produit entre autre par le label allemand skuld, plutôt spécialisé dans l’anarcho-punk speed. La Fraction est un groupe certes engagé au niveau de ses prestation et de sa diffusion  mais les textes ne sont pas directement politiques, et niveau musical, il s’agi de punk Rock, avec un chant chanté . C’est d’ailleurs ce chant (féminin) qui rebute aux premières écoutes, c’est vrai quoi, on  a perdu l’habitude. Mais au bout de quelques écoutes, les mélodies commence à rentrer et on comprend pourquoi ce groupe a si bonne réputation. Quand à la pochette, elle est autant originale que superbe.

WUNDERBACH « 82/84 » Combat Rock

Bon la discographie de ce vieux groupe de punk parisien (c'est-à-dire pas de l’école chaos en France) à chant mixte est indispensable, c’est ce qu’on appelle un classique. Par contre ce CD en particulier, même s’il regroupe tous les titres avec un ou deux inédits est assez misérable : il n’y a rien dans le livret, pas de discographie, pas de biographie, même pas les textes. Il y a cinq fois la même photo ! D’ailleurs ce détail m’a fait me souvenir que ce CD était déjà sorti il y a trois/quatre ans ! (en pirate il me semble). Vendre ce truc au prix fort d’un disque de punk neuf (12 euros) c’est vraiment se foutre de la gueule du monde, alors n’hésitez pas, une cassette ou un CD vierge, ça coûte moins de dix balles….

J’AURAIS VOULU « Sans trahir » CD Combat Rock

Il y a deux titres qui étaient déjà présents dans l’album précèdent, mais sur celui-ci une batterie remplace la boite à rythme donc c’est des versions différentes. D’ailleurs la batterie joue un peu comme un boite à rythme, ça fait juste une différence de son. Sinon très proche du précèdent, un peu plus grandiloquent (et je ne peux pas m’empêcher de trouver la pochette assez ridicule), meilleure prod bien sur, bon, les amateurs  l’ont déjà , sinon conseil à ceux qui connaissent pas de jeter une oreille, c’et du punk rock, mais original.

OPUS DEAD « Perros de Presa » Cd autoprod.

Ca enchaîne puisque en plus d’un autre de leur album chroniqué ici, ils en ont sorti encore un cet été sur un label américain. Donc par rapport à l’autre déjà il y a un effort dans le livret, (malgré que les photos soient pourries, c’est fou ça !) et niveau zique le coté trash metal est un peu plus accentué (ce qui ne veut pas dire qu’ils aient laissé tombé les textes engagés, au contraire), c'est-à-dire que c’est un peu plus « musical », avec un son plus rock’n’roll. C’est vraiment pas mal, mais je préfère l’étrangeté (mix punk/trash) du précèdent.

GILBERT ET SES PROBLEMES: continuer CD le cri de ralliement

Quand j’ai reçu ce disque j’ai eu un peu peur car j’avais été très déçue par le précédent.  Au final j’ai été  agréablement surprise, le groupe a su trouver son originalité, punk-ska très énergique avec un chant qui ressemble à celui de golpe de estado.  En plus les paroles sont sympas (introspectives, expériences personnelles ou plus politiques sur la condition de la femme, l’aliénation de l’être humain…) et le livret travaillé, avec une touche de mauvais goût propre au groupe et plutôt attachante.

LA COMPILATION 100% PUNK ROCK VOLUME 3 combat rock

Décidément les filles sont à l’honneur en ce moment, et c’est pas moi qui vais m’en plaindre.  Donc pour moins de 5 euros vous avez 20 titres, c'est-à-dire une chanson tirée des 20 dernières productions combat rock.  Donc qu’est ce vous voulez que je vous dise ? Si vous aimez le punk-rock de base au gros son ça peut le faire, enfin ça donne surtout envie d’acheter certains disques et c’est le but recherché de toute façon puisque c’est une compil promo. D’ailleurs les commentaires à l’intérieur puent le merchandising à 3 balles : « il faut faire découvrir ce style musical, ce mode de vie et cette façon de penser qu’il développe. Alors maintenant c’est à vous de jouer : faites découvrir ces groupes à vos parents, amis, collègues de travail ou d’école ». Drôle de conception du DIY, on se croirait dans ces fanzines de hardcore où les gars te bassinent avec le « hardcore way of life » sans rien proposer de plus profond qu’acheter de la musique rapide et s’habiller « rebelle ». Enfin bon tout ça pour dire que je suis partagée entre le plaisir d’avoir une prod combat rock si peu chère avec de bons morceaux et le désir  de foutre à la poubelle ce disque comme je jette les pubs de ma boîte aux lettres.

HARUM SCARUM : suppose we try LP skuld releases

Bon ce disque a un an, un live est sorti entre temps mais c‘est pas grave. Ce groupe commence à être connu dans le milieu punk en France et c’est mérité car c’est vraiment un groupe terrible. Moi pour qu’un disque anglo-saxon m’accroche il en faut beaucoup ben celui là me scotche au mur dès que je l’écoute. La chanteuse à la voix rauque de l’album précédent est partie, la présentation du disque est également plus dépouillée mais ça n’en reste pas moins excellent. C’est toujours rapide, et donc plus mélodieux qu’avant (mais attention : je n’ai pas dit mélodique !) sinon au niveau des parole j’ai essayé de comprendre mais ça a l’air un peu intello. En tout cas c’est des anarchopunks vegans donc ça doit être sûrement  intéressant.

KLASSE KRIMINALE : stai viviendo o stai sopraviviendo ?

Là j’avoue que sur ce coup mon groupe préféré de toute la oi ! italienne m’a plutôt déçue. C’est un peu trop clash (dont ils reprennent dirty punk) et mou  pour moi, et j’ai du mal avec la façon de chanter de Marco. C’est dommage car la présentation est très classe et les paroles bien sympas (toujours la poésie mélancolique et révoltée propre au groupe, plus une touche d’humour sur « I don’t wanna die in disneyland ») Cela dit il me faut parfois du temps pour apprécier un disque alors faites vous votre propre opinion dessus.

AUTONOMIE AUJOURD HUI : compilation de soutien au réseau no pasaran

25 titres de groupes excellents pour la plupart ( ya basta, urban blight, kochise, p4, LTS…) même si il y a peu d’inédits (une compilation est elle un catalogue de morceaux déjà fait, ou un projet, comme ça serait plutôt le cas ici, dont les groupes s’inspirent pour faire un morceau…inédit). Personnellement ça a été la compilation de mes vacances (top tendance !), c’est vraiment très varié (de tous petits groupes qui côtoient des plus gros, de la techno-celtique au punk super basique) avec un bon son et des paroles supers : un disque qui fait plaisir et qui met la pêche. Un livret A5 photocopié accompagne la compil, faites attention qu’il y soit quand vous acheter le disque (certaines distros ne l’ont pas reçu, ou avec du retard). Y’a une page par groupes avec les paroles. Sinon la pochette signée Melvin est adorable.

CONTRAVENE « a call to action » Mncd Tribal war

Sous un superbe dessin (le dessin au dos est encore mieux) se trouve un album d’anarcho-punk, sur la fameux label américain Tribal War. Chant mixte et tout, mais on pourrait se dire : «  encore un excellent groupe d’anarcho punk ! Ils sont bon, mais ça commence à bien faire ». Oui mais ce disque est vraiment excellent, car musicalement très varié, surtout au niveau des guitares qui font de terribles mélodies ou des passages bien speeds, c’est vraiment une bouffée d’air frais. On regrettera juste qu’il n’y ait que 7 titres, puisqu’il s’agit d’un mini album.

DISAFFECT « discographie » CD Anonymous rec/ Panoplic Vision

Voila la discographie de ce groupe anglais du début des années 90 et qui doit compter quelques fans. Le livret est format 45 tour et ça le fait bien, avec les textes des 31 morceaux, et vendu pas très cher, ça le fait mieux que d’autres discoarnaques. Par contre au niveau musique, bon punk tirant crust à chant mixte, ça le fait bien, mais sur tous les morceaux c’est un peu la même histoire, personnellement je trouve ça assez lassant. Ecoutez donc des morceaux d’eux chez un alcoolique plus âgé que vous pour vous faire une idée.

TEKKEN / PULMONARY FIBROSIS split CDR Symbolic prod

C’est sorti par symbolic, le gars qui fait your sex is my drug, donc il y a une photo plus ou moins porno sur la pochette, et c’est dans un emballage de DVD. Bon ben après c’est tout, puisqu’on a un livret qui apprend juste que les morceaux de tekken sont déjà sortis sur une compil (enfin c’est pas tout a fait vrai, il y a une piste contenant 21 titres en live, c'est-à-dire en gros les mêmes mais avec un son plus pourri. Après on a 17 morceaux de Pulmonary fibrosis, c’est un peu plus sérieux (ça ça veut dire que le chanteur a un chant plus guttural.)

REVOLUTION KAOTIK LP Mad

Une compilation de groupes de punks français comme ça, des trucs ni super bourrin ni alternafric, ben à la réflexion ça ne court pas les bacs. En fait on retrouve la société elle a mauvaise haleine, dipsomanie, ya basta, brigitte bop, phase terminales, nos gloires locales de Dahugarou… Malheureusement peu (aucun ?) d’inédits. Donc musicalement j’ai trouvé tout ça bien frai, après le « livret » contient certains textes (pas tous), et parmi ceux-ci, on se demande pourquoi Malaka ont fait une chanson sur les Vikings, et je ne comprend pas le « enculé » du morceau  de voodoo dick sur l’armée qui aurait pu être bien jouissif. Je ne suis pas sur que l’homosexualité soit considérée comme quelque chose de très naturel chez les bovins en uniforme. 

GRZZZ « Un peu de souplesse dans les barbelés » LP groumpf disques

Le fait de savoir que ce disque était un mélange d’électronique et de punk, et surtout la pochette, le nom du groupe et du disque, je m’attendais à un truc bien barré. Mais en fait, si certains passages bien speeds peuvent faire penser à diabolo rising en punk , certains passages font plutôt penser à Marilyn Manson, et bon j’ai vraiment pas accroché. Ca doit être rigolo en concert, mais je ne sais pas si ils en font.

NNY « don’t be happy » LP Manufacture

Une pochette assez psychédélique, mais un groupe de punk hard core assez barré ! Des passages font penser à coche bomba ou kuruma bakuda, zique assez syncopée avec des envolées de basse, mais au final c’est beaucoup plus varié, avec des fois du clavier ou des trucs samplés j’ai l’impression. Enfin ça change du boumtchac boumtchac, enfin les gens amateurs de trucs bizarre (mais attention, c’est pas mal bien carton musicalement) seront très intéressés.

SOLDABLEURKTHAL/CEREBRAL NECROSIS split EP evil biker/Bleurk

Bon alors soldableurkthal, ça rigole pas du tout, grind à 100 à l’heure, batterie à don,f du début à la fin, avec des borborygmes assez étouffés en guise de chants. Des petits passages de bon metal des familles évitent l’asphyxie, enfin voila ce qu’on appelle de  la musique extrême.

Le truc c’est qu’avec cerebral necrosis, c’est la même histoire, ça déboîte sa mère. Les guitares sont plus grosses et le deux chants alternés un minimum plus humains. Et ils chantent en français, ce qui est pas commun, mais évidemment, ça je l’ai su en regardant les textes, parce que quand on écoute…

BLEURK nº 4 vidéo 1 heure8,5 euros pc  à NRV prod. BP 193 42005 St Etienne

Je fais de mémoire, parce que je ne l’ai plus, mais outre un clip de Protex blue, on a des extraits de concerts de Dir Yassin (fastcore israélien), Napalm Dance, turbo negro et divide+conqer. Y’a aussi des views sous titrées en français (mais pas de napalm dance, c’est bien dommage), et la jaquette dépliante imprimée avec les textes, les contacts… enfin une très bonne vidéo et pas cher (6 euros si mes souvenirs sont bons).

SHEEVA YOGE / STERBEHILFE: Split EP (Hyenizm Records).

Un très bon split EP pour ces 2 groupes. On commence par le groupe allemend STERBEHILFE, qui nous balance un excellent grindgore, on souffle peu entre les passages à 200 à l¹heure, et franchement ca provoque une certaine jouissance, vous trouvez pas? Pour les tchèques de SHEEVA YOGA, on est plus dans un domaine crusty-grindo-powerviolence, mais j¹en mettrais pas ma main au feu, parce uqe j¹ai jamais réussi à comprendre les sens de ces étiquettes.... Toujours est il que ces tchèques sont vraiment originaux musicalement, alternant passages speeds et passages lents, chant mélodique et hurlements, vive les tiques et poil au dent. Paye ta rime au passage. Bref un excellent groupe, et même pourquoi pas 2 excellents groupes pour un excellent EP. 13 titres comme ça pour 3 euros, ça le fait. dispo chez chiass prod, 1 Bis Rue Antigna, 45 000 Orléans.

HAPPY FACE: ³histoire sans paroles...² (autoprod).

Un disque toppé lors d¹un concert de ce groupe de touraine, comme le pinard; 12 titres de furiousgrindcore à la double pédale omniprésente, techniques habituelle mais toujours efficace. Double chant (grave et aigu), excellentes parties de batterie, des morceaux riches musicalement... bref, un bon disque qui s¹écoutera sans aucun prolème. On regrette seulement 2 choses: l’artwork est vraiment à chier, et la jaquette est quasiment vide. À preuve: ils ont même pas pris la peine d¹indiquer ou se le procurer... donc à topper sur leurs concerts, où alors à l’occase dans différentes distros.

LOS MUERTOS DE CRISTO: Bienvenido al infierno. (Potencial hardXcore / Odisea records).

 Un double cd live de ce groupe espagnol cénétiste à fond. 24 titres en rouge et noir avec un public omniprésent qui chante la révolution comme en 36.... Un excellent hardcore, à tendance légèrement old-school (comme on dit quand on se la pète, et franchement, moi je me la pète), enrichit par un synthétiseur et une cornemuse sur certains morceaux. Enrichi aussi, par la présence d¹ invités, qui sentent le prestige dans le mouvement punk autant qu¹un PDG d¹universal dans un dîner mondain: les 3 SIN DIOS et un gars de PUAGH. Un excellent disque, avec une présentation elle aussi excellente: boite cartonné autour du disque et livret de + de 100 pages, contenant photos, et textes politiques. L¹ayant toppé en Espagne, je ne sais pas si il est trouvable en France. En tous cas, si vous le voyez passer, n’hésitez vraiment pas.

LES FEUX DE L¹AMOUR: s/t (chimère)

 Un excellent CD de ce groupe que j¹avais eu la chance de voir en concert pas loin de chez moi en Mars 2001, mais ma vie c¹est incroyable à quel point les gens s¹en foutent, donc passons. 18 titres de grind-pop-rock n¹roll déjanté et rigolo, avec même en cadeau Alex de NAPALM DANCE. Moi y¹a même des passages qui me font penser à Scrawl, de part les changements de styles dans les morceaux (ils passent du grind au jazz, et franchement ca assure). Mais à la reflexion ca a quand même pas tout à fait grand chose à voir avec scrawl, donc tant pis pour vous. En tous cas, excellent esprit, excellentes paroles, excellentes zique, et ma foi la présentation n¹est pas ratée non plus (sobre mais belle). Donc un très très bon disque à avoir obligatoirement.

DEVIANCE compil K7

Alors ça c’est la cassette qui accompagne le pack deviance (cf chroniques zines). Et ben figurez vous qu’on avait presque perdu l’habitude des compile K7, c’est bon vieux trucs à dix balles avec une heure et demi de zique qu’on peut écouter dans la voiture ! Et en plus y’a des bons groupes, c'est-à-dire à deux trois exceptions tous les groupes qu’il a interviewé et qui existent toujours, comme W5, disbeer, Urban Bligth, Phase terminale (pour ceux qui ont leur split avec toxic waste, le morceaux enfant du martyr est ici dans une nouvelle version), 20 mn de chaos, lix xivia.. 21 groupes pour 27 titre, et en plus c’est le plus souvent des morceaux non inédits (y’a en quelques uns quand même) mais en versions live inédits. Franchement une compil terrible pour pas cher avec un livret et tout, ça change des trucs à l’emballage luxueux ou y’a pas grand-chose à se mettre sous la dent !

HORS CONTROLE « Genève 2001 » CDR

Bon alors 20 titres enregistrés lors du festival Rude Boys unity 2 (rappelez vous, punk raque en a parlé), et je pourrais faire le malin en disant que j’y étais, mais je suis arrivé à la fin de la prestation de Hors Contrôle. D’ailleurs je crois qu’il s’agissait de leur premier concert, mais je suis pas sur, de toute façon c’est tellement basique que c’est pas bien grave hihihi. Non sinon  rien à dire, y’a des morceaux qui sont pas sur leur album, donc si comme moi vous l’avez adoré, vous choperez ce skeuds (le son n’est pas renversant mais ça s’écoute sans problème).

EIS s/t CD Sauf imprevu

Le mini Cd de ce groupe m’avait bien plus, assez varié avec des envolées d’emocre. Là c’est d’un véritable album qu’il s’agit, et on entend que le groupe est vraiment parvenu à une unité dans leur musique, qui s’est aussi recentrée (dans ces cas là dans les magazines on dit « que le groupe est arrivé à maturité »). Les textes personnels et la voix presque pleurée (j’ai dit presque) mais sur une musique punk. Ca s’écoute avec plaisir, compromis mélodique et puissant entre punk et hard core, moi j’écoute ça en boucle sans problème. Mais jetez y une oreille, il y a des gens qui n’accrocherons pas.

COLOMNA INFAME « discography » CD Oi ! strike/ Bronco Bullfrog

Sur un Cd toutes les chansons de ce très intéressant groupe italien. En fait c’est de la oi ! politisée jouée par des hard coreux skinheads straigh edges (et vegans ?), et musicalement, on reconnaît tout à fait le son caractéristique de la oi ! italienne, mais avec un son moins gras, plus incisif,plus punk, que des nabat ou consort. Ce qui fait que les purs amateurs de oi ! ne seront peut être pas tous satisfait, mais moi ce mélange de oi ! et de hardcore, mélange qui en situe pas au niveau de la grosseur du son, m’a satisfait tout à fait.

WOLFPACK « Allday Hell »  Cd Crimes against humanity rec.

La photo du groupe est bien cliché : cheveux longs, cuirs, etc.. et musicalement, ben c’est du crut suédois, plutôt metal dans le sens ou la production est très bonne. Voila ça déboîte, rien de bien original, mais ce groupe s’appelle maintenant wolfbrigade, groupe de crust suédois, et qui a l’air d’avoir quelques fans.

LIFELIKE « Let play your (he)art » CDR

CD gravé dans une petite pochette, c’est pas cher, c’est cool. 6 titres pour ce défunt ( ?) groupe tarbais. Bon évident dans le livret ils se réclament d’un style musicalement libre, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver que ça ressemble plus à du hard core qu’à du rap. Bon, alors, newschool ou oldschool ? pff… le chant est crié, les guitares font de bonnes mélodies alternées avec des passages bien incisifs, c’est plaisant à écouter et il y a de très bon passages. L’avant dernière chanson est bien fun. Y’a pas mal d’intros en français bien sympas, et comme ce sont des gentil:s garçons, il y a 6 vieux morceaux en bonus.

PLEDGE ALLIANCE « trummreiner zerbershenan welt » minicd erdkampf

Ce groupe autrichien est passé récemment par ici, et j’ai super bien accroché à leur hard core metal anarchiste (ils vendaient plus de bouquins que de zique sur leur table de presse, et quels bouquins !) genre à la Catharsis. Enfin faut aimer le genre pasqu’apparemment ils ont pas convaincu tout le monde ? Sinon ils viennent juste de sortir n mini cd, avec une présentation magnifique (j’adore le mélange de textes anarchistes et d’illustrations simplement belles et sans forcement de rapport). Musicalement, toujours du hc metal, mais ça fait des fois penser à des groupes comme Dark Tranquility ou plutôt At the Gate (en moins technique certainement), ce qu’on appelle le death mélodique (ce qui ne veut pas dire lent ou mou !). Bref je conseille aux amateurs de découvrir cet intéressant groupe.

EREKTION « Rectal intrusion » CD Goatvomit

Alors un groupe qui s’appelle erektion, il joue du grind core, jusque là c’est facile. Les plus audacieux d’entre vous penserons même qu’il s’agit de porno-grind, mais nenni. Quoique je dis ça mais il n’y a pas les textes. En tout cas on a du mal a voir une intrusion rectale sur la pochette. Et musicalement c’est du grind metal de très bon niveau, comme souvent de par nos contrées.

URBAN BLIGTH « Les banques ça se ferme, les banquiers ça s’enferme ! »/ STERBEHILFE split CD

Yes un cd d’urban bligth, sorti avec pas mal de retard, mais ça n’arrive pas encore à la cheville du split Lp avec pekattralabourre !Il s’agit de huit titres (tous en français) des demos, mais quels plaisir de les écouter avec un bon son !  Je regrette jsute beaucoup qu’il n’y ait pas « je m’ennuie », son meilleur titre à mon gout. Enfin les autres ça le fait quand même, et pour les deux ou trous qui connaissent pas, c’est donc un keumé tout seul chant légèrement saturé/gratte/boite à rythme, politic metal urbain pas content dans ta face. En attendant un cd discographie qui est prévu celui-ci est incontournable. Dommage qu’il n’y ai rien dans le livret. Tiens, au passage laurent a trouvé un pote polonais pour faire de la musique et donc ils sont deux et ça s’appelle the bastards. J’espère qu’ils ne chanteront pas qu’en anglais ! Bon et pour les teutons de Sterbehilfe, des titres inédits de 96, de toute façon le groupe n’existe plus. Crust grind rapide plein d’énergie avec une ponceuse électrique en guise de chant.

TWIST « Naître, vivre et mourir » miniCdhaka

V’la un groupe de hard core tirant death de Montbrison (à coté de Saint Etienne), avec un livret très réussi genre ésotérique machin avec des textes en français hachés, ça fait assez emo, avec des textes explicatifs plus politique (végétarisme, anti-capitalisme…), des intros et outros synthétiques qui collent bien à l’ensemble, c’est super concept tout ça dites donc. Tout ça c’est très bien, mais la musique seraient un peu plus foisonnante ça serait parfait.

NO TIME TO LOSE « join the party » CD middle class prod/Lean on me

Alors c’est sorti par un label qui s’appelle disque de la classe moyenne et par un skinhead communiste, fallait le faire quand même. Bon je charrie, mais sinon y’a marqué « free edge hardcore » sur la couverture, alors au début j’avais un peu peur, parce que c’est un peu la mode en ce moment de se revendiquer de rien, mais en fait quelle claque ! Et une appellation pas usurpée ! Du hard core vraiment énergique, en fait du punk hard core, vraiment varié (y’a un passage avec un violon, un avec chanteuse…). C’est l’énergie et la rage qui manquent souvent cruellement qui sont ici super présents. Les paroles des chansons sont en anglais mais les textes explicatifs sont en français,et ça fait pas dans le compromis ! La aussi c’est plus du punk que du hard core serai je tenté de dire. Un des meilleurs disque de punk hard core que j’ai écouté.

TOULOUSE SHOW SAMPLER 01 CDR Unhurt

Bon l’intérêt de cette chronique n’est pas tant les groupes qu’il y a sur cette compil’ (9 groupes, dont les incrusteurs professionnels de Tekken) que ce pour quoi elle existe (ouf). En fait c’est des gars qui organisent des concerts dans le coin, et ils ont fait un CDR vendu pas cher bien sur, et qui permet de découvrir les groupes avant qu’ils ne viennent ! Ou après qu’ils soient passés pour les écouter en studio. C’est une foutre bonne idée. Un peu comme celle de faire un cd des groupes interviewé dans un zine !

KOB VS MAD BUTCHER nº 3

C’est donc le CD qui est offert avec le dernier numéro de worst. 24 titres de groupes sortis sur mad butcher et/ou KOB. Ben qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, si vous aimez vous l’avez déjà, moi je trouve que c’est vraiment ce qu’on fait de mieux actuellement, du ska de toutes tendances ou du street punk avec le chant la plupart du temps en italien… Y’a les grands classiques tel que los fastidios, klasse kriminale, stage bottles… mais aussi des petits jeunes et mes chouchous du ska français, c'est à dire ska war. Pas d’inédits bien sûr puisque c’est un CD promotionnel mais ça permet de découvrir pleins de bons groupes… Et ça fait aussi se demander ce qui peut bien faire que l’Italie soit le seul pays à ma connaissance qui ait réussit à avoir une scène skinhead totalement claire sans être forcément affilié à un mouvement politique précis (pas coco ou anar pour être plus claire…)

7 MINUTES OF CHIASSE « D I Wine Raxmixes 96/99 » K7 Impregnate

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une k7 contenant des enregistrements de X minutes of chiasse jamais sortis label tchèque, qui a aussi sorti une double cassette discographie de Primitiv bunko me semble t il. Sinon qu’y a-t-il sur cette cassette de comiques, dont on connaissait un EP chez Panx, l’excellente K7 « on a volé la R16 du commissaire moulin » et une autre  K7 concept : «les jeux de l’intelligence » ? Trois sessions d’enregistrements, on a les titres et une petite phrase explicative avec l’humour fameux de ce groupe. Le problème est que le son est pas super top et donc on comprend pas très bien les délires, parce que ce groupe n’est pas que du bruit, y’a des donc concepts ! La face  c’est du live (de l’improvisation ?) et le son encore plus pourri, sans grand intérêt. A conseiller aux fans, pour ceux qui veulent découvrir, je conseille plutôt la R16 de Moulin. 

SUBHUMANS « live in bristol 2001 » CDR

Subhumans est un vieux groupe anarcho punk anglais toujours en activité, et il s’agit d’un Cd pirate, c’est écrit dessus, c’est fou ça ! Je vois pas pourquoi le groupe aurait été contre. Remarquer, c’est un Cd de soutien à un tournoi de foot européen alternatif ! On nage en plain délire ! sinon pas de livret, mais 27 titres de ce groupe classique, bon punk de l’époque avec des passages ska/reggae (ils jouent aussi dans Citizen Fish). Le son est correct.

CAFARD « Porc sodomisator » CDR

Bon, rien de plus à ajouter quand on voit la pochette (sur le derrière c’est bien sur une photo gore), les titres allant de soi : « Deep Vagin », « Pizzapocalypse », « dying with a hammer in the ass », « pute de merde »… Donc du grind avec des passages metal bien roots, son correct. Y’en a de dispo chez vendetta, 3,5 euros pc.

BORN DEAD ICONS 10’’ Stonhenge

Il s’agit de la réédition en 10’’ de la demo de 99 de ce groupe maintenant défunt, et c’est pas plus mal, parce que le format 10 pouces, c’est sympa et pas super courant, et le hard core puissant et rageur de ce groupe vaut quand même l’écoute, pour un enregistrement de demo, ça déboîte bien.

ENTRAILS MASSACRE « Live on MS stunitz »/CAD « Que desperierte el lenador » split EP

Bon entrails massacre, c’est pas dur, pas besoin d’écouter même pour faire la chronique, c’est du grind. Après on en sera pas plus y’a quasiment rien sur la pochette, on sait même pas d’où ils viennent ! Cad (alors y’a un chapeau renversé sur le C normalement, donc on prononce tchad), ils viennent de Slovaquie, textes certainement en slovène, traduits en plusieurs langues, et c’est aussi du grind, mais particulièrement désossé, ils ont l’air assez barges. Enfin, un disque qui fait du bruit.

COCKROACH/MIHOEN split EP Balowski rec.

Un EP emballé dans du carton imprimé et avec des collages, c’est cool, ça change un peu. Deux groupes hollandais donc, Maloka avait deja sorti un truc de Mihoen, fast core à la seein’red avec un son un peu plus rocailleux. Des fois ça fait penser à du Minor threat joué 4 fois plus vite. Cockroach, outre le fait qu’ils aient un nom  vraiment bizarre, et c’est un peu plus grind que leurs potes, on dirait un groupe de punk anglais du début 80 joué 4 fois plus vite (et non, je me suis pas trompé de vitesse !).

STRAHKAL EP Strongly opposed rec.

V’la un groupe de crust Suisse tiens, de la partie germanophone du truc. C’est fou, le premier titre y’a un passage à la gratte on dirait du béru ! Sinon pour le reste ça mouline, ça mouline, mais la zique est pas mal aérée dans l’ensemble, on peut respirer, surtout que le son colle très bien. Un petit livret très mignon.

ASSEL/MY OWN LIES split EP Flowerviolence

Le label (allemand) s’appelle flowerviolence, moi je trouve ça super drôle ! sinon la pochette est classe, en couleur (parceque dans les musiques extrêmes et à bas prix, c’est pas très commun). Assel viennent, à part ramant,  d’Allemagne et pfff c’est du fast core fast de chez fast (fast ça veut dire rapide). Quelques passage ou ça ralenti histoire de bien faire accroché et paf ça repart c’est fou de jouer aussi vite !  Ca tourne en 45 donc le son est nickel (et ça ure pas trop longtemps hihihi). My own lies jouent un tout petit peu moins vite, je ne sais pas quand est sorti le disque, mais c’est un enregistrement de 2000.

STN/CHOKE « Manifesto » split mini

Apparemment ces deux groupes viennent d’Amérique du sud, je n’ai pas très bien compris d’où. STN font trois morceaux de hard core qui m’ont laissés assez froid. Pour choke, on se tourne plus vers le trash (tirant grind) un peu (j’au dit un peu ) le son caractéristique, genre tout premiers sepultura, avec un titre comme « cannibal holocost » c’est bien cliché c’est cool, sinon les autre titres sont un peu politiques. La pochette est très réussie, mais à part ça rien d’exceptionnel.

NOISE… mini CD autoprod.

Quand j’ai reçu ce CD je ne savais vraiment pas ce que ça pouvait bien être. La pochette est réussie, mais inhabituelle. Et le groupe s’appelle noise, j’avais peur que ce soit de la noise… en fait non c’est du punk  (ouf..). En tout cas on ne peut pas dire que le packaging soit très commercial. Alors un jeune groupe de punk français, avec les textes assez naïfs de convenance, mais qui se démarque du lot pour une première production ( ?), à savoir que d’une part le son est très bon et d’autre part ils jouent vite et bien. Il n’y a que le chant presque mélodique de ce genre de groupe avec qui j’ai du mal. Des débuts très réussis.

NOTHING TO PROVE « erase the metronome » minicd Impure musik, coexistence obscure, emergence

L’emballage est un digipack avec plusieurs panneaux vraiment class avec des montages phots froid et cérébraux, on dirait de la musique d’hôpital. Et c’est vendu pas loin de 30 balles, c’est vraiment pas l’arnaque. Le lectorat familier aura déjà compris qu’il s’agissait là de hard core, alors bon c’est sur avec un emballage comme ça c’est assez froid, hurlé et chanté, pas forcement super rapide, avec des passages melos mais qui prennent bien, c’est pas désagréable tout ça.

11 ANS DE NOCO compil CD

compilation anniversaire donc, avec 25 titres extraits des productions NOCO (pas toutes).  Bon c’est un peu comme pour la compil combat rock, c'est-à-dire que pour une prod NOCO c’est pas très cher (6 euros et quelque), de plus la pochette est magnifique, mais ce qui y’a écrit dessus est limite risible : « no collabos, no compromis… » « fuck the system » pour un label qui a notamment passé contrat avec les pourris de bondage et qui vend aucun disque à moins de 80fr c’est un peu abuser… Enfin bref, ça reste pratiquement le seul label de ska et de psycho en France donc on peut tout de même leur reconnaître le mérite d’avoir tenu 10 ans et d’avoir commencé à une époque où le ska faisait bien  moins recette que maintenant… Sinon musicalement ça va du pire (avoir choisi la chanson ultra sexiste de priapix pour représenter les 45t panic en France bravo !) au meilleur (klasse kriminale, monster klub, ebola…) donc c’est quand même une compilation fort sympathique si vous avez des goûts variés.

MAYOR FLEW BENEFIT TAPE peace and noise, contact :

Présentée sous un superbe emballage (comme toutes les prod peace and noise) cette compilation k7 est en soutien au kiosk du clandé à Toulouse. Musicalement c’est très varié : noise,  punk, chanson… 2 titres pour 13 groupes dont napalm dance, igor agar, hypoptalasias, fœtus party… et un son plus ou moins pourri selon les k7(comme toutes les prods peace and noise !). Avec tout ça un épais livret qui parle de tout et de rien, des herbes  à infusion, des images… un vrai petit paquet cadeau à offrir.

BOLCHOI « gueules cassées » EP 4 titres rude boy konnektion

La pochette est pas très belle, par contre l’intérieur est très joli avec dessins et photos, et le vinyle est bleu. Dessus y’a 3 titres de la démo et un inédit « gueules cassées » qui tue, mais ça fait chier qu’il n’y ai pas « branleur » ma chanson préférée. Sinon le son est assez crade, mais moi je trouve que ça lui donne un coté années 80 très sympathique ! Par contre c’est assez cher, 5 euros, donc à vous de voir.

LYSTERIA Ep kanivo chaos/deviance

6 titres pour ce groupe presque exclusivement féminin à chant mixte. Le saxo est omniprésent, c’est du punk assez énervé, c’est bien agréable et sur scène croyez-moi c’est vraiment super ! Niveau paroles, c’est léger mais sympa et plutôt original, sur les mythos, le pogo, la désillusion de la jeunesse, et pleins d’autres bêtises diverses (dont une sur le regard des gens dans la rue, dans laquelle je me suis vraiment reconnue et qui plairait à tous les cloutés/crêtés/rasés qui subissent la connerie humaine quotidiennement ! Bref un bon petit vinyle sans prétention.

RE-SISTERS : « riots not diets » skuld releases

Sous ce nom rigolo se cache 4 nanas (suisses ou allemandes je sais pas) dont le fer de lance est le combat pour la femme, particulièrement lesbienne, avec aussi un fond d’anticapitalisme et de défense des animaux.  Les chansons sont en allemand et une en français, avec des paroles supers barrées !!! le livret est énorme et superbe, avec des photos des donzelles toute nues en train de se tripoter, ou dans une cage, ou en concerts, bref c’est très beau et j’aimerai bien voir ça sur scène ! Musicalement c’est assez hardcore, avec un chant hystérique mais ça n’est absolument pas monocorde. Un bel objet à posséder et une musique qui met la pêche.(dispo chez maloka)

SIN DIOS "Odio al imperio" CD La idea/Potencial hard core

Arf un nouvel album de Sin Dios !! Parait qu'il est tiré a ɶ 000 exemplaires (oui oui, 4 zéros) ce qui, pour un groupe extrêmement politise, qui joue vite, et avec un livret de 110 pages (tout en espagnol, ce qui signifie d'une part qu'ils n'ont pas rempli la moitie avec des traductions, et d'autre part c'est un peu embêttant si on ne parle pas l'espagnol. Mais ce n'est pas une langue hermétique, on peut feuilleter le livret avec intérêt), bref avec un gros livret, produit et distribue uniquement dans des circuits alternatifs, vendu a 7,2 euros, voila qui force le respect.  Il faut aussi ajouter que ce groupe est loin de bénéficier de la renommée de groupes comme oi polloi ou conflict.. ça doit tenir au fait que (primo ils ne chantent pas en anglais) ils jouent de plus en plus vite et qu'effectivement on s'approche de plus en plus du hard core au fur et a mesure des albums (et au fur et a mesure leurs pochettes passent d'une imagerie révolutionnaire passéiste a une imagerie émeutière contemporaine !). Donc un album punk hc (par exemple ils produisent Los Crudos ou E150) mais avec un son et des compos beaucoup plus travaillées que son prédécesseur a mon avis, avec une chanteuse sur deux titres, il est parfait ? Bien que ce groupe ait une touche vraiment caractéristique, les amateurs de punk hausseront les épaules et réécouteront Alerta Antifascista. A noter qu'ils ont aussi sortis 3 splits EP (avec Intolerence, Apatia No et Cemantario show).

VIRACCOCHA "s/t" pusha beat prod.

Viraccocha c'est des copains a moi et ca fait dix ans pour les plus vieux qu'ils jouent, même que c'est du sexy-funky-groovy-trah-beat, ca t'en bouche un coin hein ? 5 titres mais 35 minutes, c'est pas de l'anarchogroinch truc ni de l'ultra machin qui deboite son boitier, et si t'es pas content c'est pareil, retourne écouter ta machine a laver ! On a très peur la première minute d'écoute mais quand on a compris que décidément il faut un bon esprit pour écouter cette zique de bons zicos, ça ouvre à l'esprit des perspectives que l'on avait perdu a force d'écouter du crust. Le son manque un peu de puissance a mon goût (les sirènes du professionnalisme ou c'est moi qui ait perdu l'habitude ?), mais… et sur scène c'est bien bon. De l'humour et du psychédélisme, avis aux amateurs.

BACKSLIDE « Join Backslide youth » Plastic bomb

Oui j’avais du chroniquer leur Ep qui n’était pas si mal, mais alors là c’est du grandiose! Street punk aux rythmes variés avec des titres comme Backslide youth et I wanna escape qui ont des relents d’Agnostic front, des titres plus punk rock à la public toys premiére époque et du street punk avec Bootboys et Getrente wege. Tout ceci est chanté en anglais et allemend. Pour les gens qui ont des problémes avec l’allemand ils peuvent l’écouter sans probléme car il n’y a pas le coté agressif de l’accent. 15 titres en tout dans une pochette plutôt fun, quoi dire de plus que j’adore…

KGB/CRAZY TIME « Du rêve à la réalité / Life is just a second » Pourvu xa dur/Preskovitch connexion

4 chansons pour chaque groupe et le premier à s’y coller est KGB avec une musique punk rock comme on en faisait il y a 15 ans, c’est basique mais bougrement efficace. Deux écoutes et tu chantes par cœur les textes qui sont engagés et qui ne vont pas par quatre chemins. C’est 4 titres ont étés enregistrés au studio de la charge. Crazy time c’est du punk rock mais le chant assez mélodique est en anglais donne un coté skate core. Une superbe chanson à la mémoire de Joey Ramone viens relever les 4 titres de ce dernier. C’est bien enregistré n’empêche que le coté démo se fait ressentir et donne du charme à ce cd.

G77: Peine de Vie. (Exutoire records).

Premier CD de ce groupe bordelais: 7 titres d’émo-core, pour un total d’une demi heure... C’est peu et ça le parait encore plus quand on l’écoute.... On en redemande nom de dieu! Je suis pas vraiment fan d’émoxhardxcore, mais là je m’incline, c’est technique, musical, entraînant, bref: efficace! Les morceaux ont beau tous être dans le même style, le skeud n’est en aucun cas linéaire. Le groupe lui est, à ce que j’ai compris, composé d’un savant mélange des gens de CLOUDBURST et d¹ACRIMONIE... Je ne sais pas lequel de ces musicien a écrit les paroles, mais franchement il me laisse rêveur… croyez moi, si j’avais sa plume je serais pas en train de me casser le cul à pondre des chroniques de merde dans ce zine de chiotte! Je serais déjà à l’académie française! Bon, passons, je voudrais pas être dithyrambique... y’a des disques qui sont vachement mieux que celui là, mais faut pas déconner,celui là est quand même vachement bon. Y’a plus qu’à suivre l’actualité du groupe maintenant! Dispo 8 euros chez Exutoire records.

SOLILOK: Paraplexie (chiass prod)

La quatrième prod merdique de ce label de merde orléanais, comme quoi les villes de merde produisent de la merde et le pire c’est qu’elles en sont fières (Private joke que seuls les vrais orléanais peuvent comprendre mais qui n’a rien à voir avec chiass prod qui porte pas son nom si bien que ça). Une cassette de ce one-man-band-le-bien-nommé-solilok qui fait de L’electro-noise... 6 morceaux sur la face A, allant du hardnoise le plus déstructuré à des trucs mis au point et pulsé par une boite à rythme au son sur-trafiqué. Sur la face B, un seul morceaux de 21 minutes, qui commence en étant très rythmé, avec toujours cette base de boite à rythme, qui va progressivement se mettre à se barrer de tous les cotés pour finir par du noise qu’on peut sans se tromper qualifier de noise, ou alors de noise, mais pour ça faut vraiment chercher loin. Une cassette qui s’écoute bien, même si moi j’arriverais pas à écouter que du noise toute la journée, et que je dois bien avouer que j’ai pas encore réussi à enchaîner l’écoute de la cassette entière d’une traite... je me suis arrêté à une seule face, mais déjà pas mal, non?

STYRIAN BOOTBOYS « Bottled witch pride » PHD/Cargo/DSS

1º  album de ces neusks tchéque. Pour de la oi! C’est rapide avec les deux premiers titres qui sonnent assez métal qui me laissent plutôt indifférend, mais pour le reste c’est bien violent avec une voix très grave entrecoupée d’une voix plus hystérique; ça ressemble à de la oi! Allemande. Ils ne se sont pas trop foulés pour le boulot car sur 12 titres il y a leur EP 4 titres qui faut dire est une vrai bombe et puis deux reprises, la premiére spirit of 69 de Pöblers united et le seconde est de Business avec leur hit real ennemy qui est en live dans tous les sens du terme.

TAISHO / OXYMORON s/t Knockout/Disk union

Bon je vais droit au but. Pour les deux titres d’Oxymoron ce ne sont pas des inéditset ils se trouvent sur le dernier album « Feed the breed ». Donc pas de surprises pour ceux qui suivent Oxymoron. Taisho c’est un groupe japonais qui fait du street punk chanté en anglais avec l’accent jap.2 titres sans plus que l’on peut écouter sans faire trop gaffe. Le premier est assez énergique et pour le deuxiéme c’est du mid tempo, ce single cd est plus pour les inconditionnels d’Oxymoron.

NO RESPECT "confidence"

Le denier album des ces skins anars allemands du label mad butcher. Je dois avouer l'avoir attendu particulièrement, surtout après la perle qu'es 'tune of decline". J'étais donc très curieux de voir la chose...et je n'ai pas ete déçu ! 12 titres de ska punk politisé, dans la même veine que leur précèdent opus, ça n"'a pas super évolué (et c'est tant mieux) : toujours aussi énergique avec une bonne voix mélodique et des coeurs puissants, des paroles sympas et une belle pochette.

 

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BETES ET MECHANTS Petite histoire des jeunes fascistes français Reflex 200p 10 euros.

Un nouveau bouquin chez reflex, évidemment sur le fascisme, et la il s’agit de l’histoire de tous les groupuscules de jeunes fascistes qu’il eut en France de l’après guerre à nos jours (Jeune nation, Occident, PNFE, GUD, jusqu’aux nouvelles stars d’unité radicales). Le dernier chapitre est le plus croustillant puisqu’il cause de la scène nazi skin (avec au passage une pub pour le RASH). En gros c’est tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ces groupes qu’au final quasiment tout le monde connaît sans savoir où le demander (à moins d’avoir de mauvaises fréquentations) ? Donc de la balle, des Hammer skins à evil skin en passant par brutal combat ou un passage entier consacré à bat skin (ou batte skin ?), vous saurez tout. Vivement que les fascistes fassent la même chose sur l’anarchopunk !!

YOUR SEX IS MY DRUG nº 6 40pA4+2 cds 

Yo ! Si YSIMD continue a sortir régulièrement comme ça ça risqué de devenir la lecture de chevet des amateurs de grind (plutôt metal, mais punk en tout cas assez underground). En plus là y’a deux cdr avec le premier black (plutôt black mainstream, mélodies, claviers etc…), technique bon son et tout, genre compil’ du magazine metalian, moi j’aime bien, et un autre plus intéressant avec que des groupes de grind ,enfin presque puisque il y a un morceau de tekken ihihih enfin non je voulais dire ouais c’est encore plutôt metal. 30 titres qui passent bien, bref un pack idéal pour le néophyte. Sinon pour le contenu du zine, il y a toujours des photos pornos partout, mais je sais pas, là elles font assez remplissage de blanc, je trouve que ça pert l’intérêt esthétique qu’il pouvait y avoir dans le numéro précèdent. Sinon pour les interviews, bon, je veux pas faire de mauvais esprit, mais c’est assez …metal. Comme il pose presque les mêmes questions à chaque, ça permet une petite interprétation sociologique : par exemple il demande à tout le monde quels sont les derniers films qu’ils ont vu, et y’a pas  mal de American Pie 2 !! Il demande aussi a chacun ce qu’il pense de la pornographie, et on a droit aux poncifs les plus affligeants qu’on entend chez tout les gens qui n’y connaissent rien apparemment. Le seul qui sait un peu de quoi il parle, et d’ailleurs c’est une des interview les plus intéressantes, et bien, malgré l’antifascisme bon teint affiché dans les pages de ce zine, vérification faite il s’agit d’un grand admirateur de IIIeme Reich (l’interviewé, pas le zine) !! En fait l’interview la plus intéressante à mon goût (y’en a quand même 13 au total) c’est celle d’Equilibrium, mais peut être ce parce qu’il est aussi dans le punk et pas que dans le metal ? (j’y peut rien moi, je constate c’est tout !)

WORST nº 12 pavémusik, bp5195,57075 METZ

La présence d’Ovidie et de la Brigada Fleury ma mère surprend entre les deux groupes spikés habituels (ici the krays et marten’s) ;  En fait tout ceci s’explique par le fait que le zine voulait faire à la base un « hors série spécial engagés ».  Donc Ovidie comme d’habitude c’est toujours très intéressant avec une jolie mise en page, la brigada c’est bien aussi même si je supporte pas les photos de poseurs. Marten’s c’est des japonais qui n’ont pas grand-chose à dire… Et pour krays je suis assez partagée. Des ricains qui critiquent leur gouvernement, des punks qui disent que le punk c’est pas que le look et pleins d’autres choses très intéressantes sur les USA c’est sûr ça fait plaisir,(même si tout ça reste du réformisme bon teint mais bon) par contre  quand on lit à propos de leur batteur « Scott était « marines », il a rejoint l’armée pour des raisons personnelles, il n’est pas fier à 100% de ce qu’il a fait mais il ne regrette pas » c’est vrai que de suite ils me semblent moins sympathiques ! Enfin bon ! Sinon il y a aussi un rapport de la tournée de APC (punk allemand) par le groupe lui-même, plutôt rigolo et aviné, une rubrique Internet et des chroniques de disques ( ils descendent un disque des casualties, c’est vraiment la révolution !). Et des pubs, bon ça on en pense ce qu’on veut, moi ce qui me dérange le plus c’est plutôt qu’il n’y ai pas de chronique zines. La solidarité punk prend un coup dans l’aile. Un CD  gratuit Kob/mad butcher est offert avec le zine : voir chroniques disques.

FORME LETALE nº 4, prix libre au 

Sympathique petit zine anarcho-punk fait par un membre de phase terminale.  Au sommaire une toute petite interview d’algolagnie (et c’est dommage car elle était bien), une de la société elle a mauvaise haleine. Pour ces derniers ça dépend des membres, certains ont une bonne analyse politique et pour d’autres c’est vraiment du gauchisme à 3 balles limite réac, style  je vote vert et vive porto allegre et la peine de mort (mais faut pas enfermer les dealers de shit sinon je vais le dire à manu chao et il va crier) enfin voilà quoi, tout le monde a le droit de s’exprimer mais je comprend pas pourquoi le rédacteur du zine n’a pas fait de commentaires. Plus sympa  l’interview de déviance avec des réponses bien longues, malgré comme toujours son délire « fermer les robinets en vous brossant les dents et vous sauverez la planète » bref une analyse de la pollution qui vole pas bien haut, on se croirait au JT  ou dans un discours de Roselyne Bachelot l’anarcho-chiracquienne. Quand à son soutien aux indiens il me fait aussi un peu peur car c’est le genre de délire qui sombre bien vite dans le nationalisme…  Sinon y’a des textes sur le végétarisme et autres, des chroniques zines et disques, et une petite distro.  Bref un zine intelligent, même si on aimerai connaître l’opinion du rédacteur sur les conneries que peuvent sortir les interviewés, et  puis ça fait plaisir un zine anarchopunk (à part apatride bien sûr) sans drapeau basque dedans.

NO GOVERNEMENT best of 1985-2000 152 pages A4

Cette compilation d’interviews (et quelques reports) sortis sur 45 numéros est en fait  un véritable bouquin imprimé, ce qui justifie le prix (23 euros pc). Donc c’est une véritable mine avec environs 70 interviews. Des plus vieilles on trouve des groupes que les gens de mon age ont du beaucoup écouter tout en pensant ne jamais lire une interview un jour, comme OTH, les rats, les shérifs (quoique ces derniers aient vécus plus longtemps. Mais en fait ces interviews sont assez courtes et inintéressantes, je ne crois pas que ça soit à cause des questions, mais plutôt qu’au final ces groupes n’avaient pas grand chose à dire. Y’a même une interview des bérus. Les interviews font en moyenne deux pages, et toutes les mises en pages ont été refaites il me semble, et des notes ont été rajoutées aux passages qui ne sont plus très clairs des années passées ; En somme un vrai travail, pas juste une somme de reproduction. Sinon dans le même truc voir une view de René Binamé (anarcho punk musette belge inimittable), Komintern Sect (gros beaufs nationalistes qui trouvent le viol rigolo),  Panx (DIY+bruit depuis longtemps), on se dit qu’il y en a pour tout les goûts, avec peut être une prédominance pour le punk-oi ! Enfin bon je vais pas écrire le sommaire, mais pour les gens qui s’intéressent un peu d’où que ça vient tout ça c’est une véritable mine, et ça ne se lit pas d’une traite !

WE’RE GONNA FIGTH nº 4, 36pA5, 

Relativement peu de temps depuis le numéro précèdent de la seule publication réellement internationaliste en provenance de France, puisque toujours an anglais et prioritairement à destinations de pays ou la situation socio-économique fait qu’être punk c’est une autre histoire que acheter un magasine en kiosque tous les trimestres. Il faut signaler que des chroniques et l’interview de The istuka over disneyland, un groupe des philippines, figurent en français dans le numéro un de contre-culture. Au niveau découverte de nos gloire locales à l’étranger, ce sont la brigaga et stonhenge qui s’y colle. Et après l’interview de Darbouka du numéro précèdent, il y a une de tian an men 89, l’autre gars qui sort des EPs de groupes du monde entier (et le monde entier c’est pas les usa et le japon). Donc vous aurez compris que niveau zique c’est un intéressant mélange de oi ! et de hard core, de plus il produit/distribue des k7 de groupes « exotiques » on dira, donc impossible à trouver autrement. Si vous avez des contacts à l’étranger , n’hésitez pas à leur passer ce zine.

DEVIANCE spécial anniversaire numéro 10, 

Pur ses cinq ans d’existence et dix numéros, Deviance offre un package pur son anniv’, à savoir en plus du zine une compil’ K7 (peut être chroniquée ici ?) et un autocollant et un badge, yeah ! Bon alors sinon, keskon trouve dans un zine anarcho punk : des views de Maloka, sickness (alcolo crust gersois), fiction Romance (avec un malheureux passage sur le combat de tout les jours contre le fascisme. Et le combat quotidien contre l’UMP et la LCR ?), d’Os, de Disbeer (hard rock gersois alcoolique), des très sympathiques Hors contrôle, Lix xivia (RIP). La palme revient au groupe de hard core Aside from a day qui expliquent que : « oui, nous sommes un groupe engagé ; politiquement, non, pas vraiment ». C’est un groupe de bidasses alors ? arfarfarf et on finit avec earquake (avec deux photos de lui en train de se faire couper les cheveux par sa copine, c’est fou ça !). Sinon deux trois textes par ci par la (amer indiens, vote) et des chroniques. Le plus troublant étant le contraste entre la violence de la mise en page coupage/collage et le manque de critique dans les chroniques de zines, c’est un peu embêtant pour un anarchiste, de manquer de critique !

MY WAY nº 3 « rude, rock and reggae » 

Ce numéro est mon préféré de tous les my way. La plupart des dessinateurs on fait leurs planches sur le thème du reggae, qui selon les cas se fait descendre sauvagement ou pas… y ’a donc E.T, Chester, Matt Konture, Melvin, (qu’on voit exploser à la kalachnikov un adorateur du drapeau jamaïcain, un peu gonflé pour quelqu’un qui admire la drapeau basque !) Larcenet, et pleins d’autres… A coté de ça, y’a un texte de Vérole sur le reggae, un de géant vert sur Philipe manœuvre (super drôle), et un d’un certain K’SHOO qui évoque ses souvenirs apparemment… il y a aussi deux interviews : les portes manteaux, sympa même si on aime pas le groupe et un dessinateur, Jean Solé, très intéressante car le gars a de la bouteille. Pour finir y’a aussi une planche et un dessin en hommage à Joe Ramones. Bref un joli objet avec une couverture en couleur et pleins d’avis contraires, et surtout beaucoup d’humour, c’est cool c’est pas trop cher, et surtout c’est pas le genre de zine qu’on lit une fois puis qu’on range dans un placard en l’oubliant pour 10 ans.

FAIT DES BULLES nº  4 

Fanzine A4 photocopié avec peu d’illustration et écrit en tout petit, quand on voit ça on se dit qu’on va pas trop rigoler et effectivement c’est pas la joie dans les chaumières ce zine. Au sommaire pratiquement que des textes de l’auteur sur sa vision de la vie (sauf une page de recettes végétariennes et un texte de JB Inertie sur le végétarisme et les chasseurs) bon si vous aimez la philosophie de comptoir ça peut vous plaire, moi j’ai vraiment du mal à accrocher (au moins on pourras pas dire qu’apatride est trop indulgent, vous pouvez pas savoir comment c’est dur des fois d’écrire vraiment ce qu’on pense quand on sait que ça va faire de la peine à quelqu’un) surtout que c’est super aigri… De plus les rares passages politiques  sont souvent catastrophiques : vouloir l’égalité des hommes ça tue la diversité, les femmes battues c’est leur faute car elles sont lâches et la lutte de classes ça existe plus voyons…Bref je ne vois pas vraiment ce que ce fanzine a d’anarchiste, car même si il aime pas l’armée et la télé et qu’il aime les petits animaux  tout ça ne dépasse pas souvent le stade de la branlette intellectuelle (j’adore cette expression).

MASSACRE nº 1 20pA5 pas de contact

Un nouveau petit zine et pas de contact, c’est incroyable ! Comme le nom l’indique, il s’agit d’une zine de hard core, et comme il ne l’indique pas c’est pas vraiment gore. Y’a même pas d’édito tiens ! Y’a une bio deEve angeli, alors je sais pas qui sait, mais ça l’air d’être une chanteuse à la Lara Fabian. Ca doit être une blague ? Je dis ça parce que c’est pas évident parce qu’après il interview une meuf qui a l’air d’être sa copine, et franchement c’est tellement effrayant, je sais pas si c’est une plaisanterie, genre « je recherche le pouvoir, c’est sans doute ma principale motivation concernant mon travail » ! Bon sinon on redecolle un peu avec une view de tekken (ils vont détrôner AVIS et pekatralatak pour le titre de groupe-interwievé-dans-un-premier-numero), et une autre de David, de tekken tiens, il est donc interviewé deux fois dans la même feuille de choux ! Donc c’est bien acerbe comme d’hab, dommage qu’on ait droit au couplet moralo-ignare sur la pornographie « les filles font ça pour l’argent (sinon pour quoi ?) et elles se font jeter comme des merdes quand elles commencent à avoir la fesse moins dur.. à part si elles veulent bien faire un truc plus crade » Ben ouais, ça s’appelle le travail et c’est pas un scoop que c’est une horreur ! Pourquoi en parler que dans le cadre de la pornographie ? Parce que les gens qui parlent n’ont jamais travaillé ? Et puis trouver ça violent parce que ce n’est pas simulé, je ne suis pas d’accord, d’abord les orgasmes sont simulés, c’est du théâtre, après ça demande un investissement physique, mais de se faire pénétrer, ça doit moins niquer la santé que picoler ou faire du sport de haut niveau ! Pour finir courte view de Disbeer et Mesrine (le groupe, bande de nazes). Pas de chroniques.

MASSACRE nº 2 24pA58 toujours pas de contact.

Alors là c’est encore pire que le précédent puisque ça commence par une bio de Jalane, rappeuse à la M6 apparemment. Puis une view d’un gars qui s’appelle guillaume et qui fait plein de trucs, en particulier le zine Full of shit, puis d’un gars qui s’appelle Ben, et d’un gars de United by Fate, qui comme il le dit si bien lui-même, est  bien reac, donc poubelle. Une texte porno nul et à la fin un texte judeo-moralisateur contre l’infidélité, c'est-à-dire qu’avoir des relations sexuelle avec autre que…la personne qui vous possède alors ? C’est pas bien et si on fait ça le couple ça vaut rien. Comme si on ne pouvais pas avoir de relations saines avec quelqu’un tout en cherchant un épanouissement total sur le plan sexuel ? De plus le point de vu adopté est : c’est l’homme qui laisse sa femme se faire baiser, comme si elle était pas assez grande pour jouir avec qui lui plait ! Connard de flic-sexuel, garde tes conseils de merdes et laisse nous jouir de la vie !

PIPO MAG nº 8 16p A5 

Le grand retour de Bill Pipo, et du zine le plus débile qui soit, et certainement le plus drôle aussi, comme la véritable histoire du Bretzel de georges, raconté par son chien. Quoique la y’a quand même une once de sérieux dans ce numéro, avec des chroniques d’émission télé ou de film, de bouquins ! Bill pipo aurait il pris de la drogue ? N’empêche, pipo mag sacrée meilleure lecture de transport en commun !

MOLODOI 44pA5 1,5 euros +port chez Maoka

Contrairement à ce que le nom pourrais indiquer, c’est un zine anarcho-punk, et comme souvent dans ce genre de publication, le collage n’est pas que dans la mise en page puisqu’on trouve un reproduction de la brochure le squat de A à Z, une bio de Makhno, le texte pourquoi y’a t il si peu de personnes de couleur dans le mouvement anarchiste, des tracts sur la corrida et des chroniques zines assez sommaires. Sinon une view de Malaka et deux trois trucs pour arriver à 44 pages. L’impression a l’air d’être laser, mais comme les photos sont de qualité assez pourrie à la base…

STRONG COFFEES AND CHEAP ROMANCE 84pA6 

Ce petit (mais épais) livret est une compilation de textes et de dessins parus dans le fanzine Rad Party. J’avais lu pas mal de chose la dessus, mais jamais testé, et cette compil’ est vraiment une bonne chose, parceque c’est bien à l hauteur de sa réputation ! En fait l’auteur (français, et c’est écrit en français) est nourri de culture hard core américaine des années 80. Le premier texte raconte d’ailleurs son premier voyage à New York où il se retrouve à un concert dans un bar qui s’appelle : le CBCG. Le texte n’ai pas daté mais il a l’air pas mal vieux ! En tout cas, c’est très agréable à lire, très bien écrit, même si c’est pas top action. Il y a un report de concerts avec protex blue, et, assez étrangement moins intéressants que les autres textes, qui sont soit des souvenirs, soit de la fiction. Il y a aussi le mode d’emploi d’un zine bien marante. Et plein d’autres textes, mais je les ais lu y’a plusieurs mos, me rappelle pu.. Rajouter à ça des dessins très agréables (et deux p’tites BD à la fin dont une bien désopilante).

PARADISE NOISE nº  ? 38pA4 

Zine grind core français mais en anglais. Seulement deux trucs en français : une interview de Costes (incroyable, il fait des réponses de plus de deux lignes !), et un textes complètement  délirant du rédacteur de your Sex Is My Drug sur la pornographie. Je sais pas ce qu’ils ont tous en ce moment, mais tout le monde en cause partout et c’est n’importe quoi tout le temps. Franchement les gars arrêtez de délirer ! Et surtout des sujets ou personnes n’y connais rien c’est grave ! Actrice porno c’est pas du travail illégal ou clandestin et les personnes qui font se métier ne se font pas violer 150 fois avant d’avoir un contrat ! Bon enfin sinon y’a plein d’interviews (pas de chroniques), en anglais donc 13 groupes interviewé. Y’a pas des masses de questions à chaque fois, donc certaines sont un peu courtes, sinon on pourra se rappeler de Haisa, Fastard, Ulrike Meihnof et ….

BURN OUT nº 8 64pA4

Burn out doit sortir qu’une fois par an, mais c’est du bien rempli cette histoire !  Il doit bien y avoir 300 chroniques de disques (ou peut être un peu moins, mais plus de 200 en tout cas). La mise es page est tres soignée (même si parfois ça peu nuire à la lecture). Des views en général bien foiullée de Hippies of today, Goodspeed you black emperor (ça a l’air d’un concept bien intéressant) , Isacariot, Lack, et d’autres, des pubs à la fin blah blah enfin un zine hc de bonne facture quoi. Et on retrouve les innarables colonnes, où l’éjaculation intellectuelle jaillit dans toute sa volonté d’étaler sa capacité à n’avoir rien à dire. Ici par exemple on apprend qaue le capitalisme sauvage n’existe plus depuis 1929 ! Les 30 000 enfants qui meurent de faim chaque jour des suites de famines organisées par des multinationales et les états seront sûrement contents d’apprendre que les capitalistes qui les assassinent ne sont pas sauvages.

IMMODIUM nº 441pA4 14 bis avenue 

Un autre numéro a du voir le jour depuis, de ce qui est la feuille d’info : en une page A4 des news et chronique punk et BD et des annonces de concerts, le tout très bien illustré. Deès fois y’a une interview aussi mais la non. Un timbre, c’est pas cher.

MAELSTROM 104 p A5, 1,5 euros +port 

Voila un gros pavé pour dix balles, c’est bien. Alors c’est fait par la chanteuse d’Affliction, groupe aux textes fort sympathiques, mais la rien de politique, il s’agit d’un recueil de nouvelles de la demoiselle. A part quelques petits délire et un peu de poésie (que je n’ai pas lu, je n’aime pas ça bouh), ce recueil est constitué d’histoires de quelques pages chacune. Toutes tourne autour de la relation entre deux personnes, surtout un homme et une femme, et le tout dans une veine assez heu… enfin ça rigole pas trop quoi. Viol, sida, meurtre passionnel… Et une histoire hallucinée de baise dans les chiottes. Ca se lit très bien (en tout on arrive à 31 textes ou nouvelles), il y a des dessins aussi, mais rien de renversant. Je trouve juste la mention sur la couverture « 31 textes et nouvelles qui vous forceront à regarder vos voisins autrement… » Très exagérée.

L’HORREUR EST HUMAINE  nº 4  60pA5 

La couverture imprimée et en couleur est assez choquante : une opération à testicules ouvertes avec des insectes (dessin ou montage ?). Le sous titre annonce la couleur : « nouvelle encyclopédie pratique d’hygiène et de médecine pour tous » et effectivement, à l’intérieur la page de gauche est un vrai lexique médical ! Quand aux pages de droites, il s’agit d’illustrations (pas forcement médical) de 27 illustrateurs justement. Le concept est rigolo et sans rire pour le même prix  on a un dico !

TRASHZONE nº 4 36pA4Peyer 

Une couverture plein d’humour pour un zine qui ne l’est pas moins. Encore un truc qui vienne de saint Etienne, et les trucs qui viennent de là bas suffisent presque à remplir le zine ! Ca commence par un report d’une tournée de Lack of reason et Goofball, qui sert un peu de fil conducteur puisque on a des view de ces deux groupes (les propos de la chanteuse  de Lack of Reason étant bien réfléchis, du fait qu’elle ait quelques années derrière elle?) et du bassiste de Drop Dead (ces hardcoreux américains engagés c’est fou la vision quasi philosophique qu’ils ont de tout ! en tout cas ça nous change). Y’a aussi les svinkels qui sont venu boire un coup, des chroniques, des reports, un texte sympathique sur les élections, bref un zine vraiment décontracté où même si le rédacteur connaît a moitie des gens dont il parle, ça ne tombe pas dans la private joke incompréhensible toute les deux lignes. Un très bon zine de Hard core punk.

FULL OF SHIT nº 2 

Encore un truc de Saint Etienne, incroyable ! Dés la première page il y a des chronique, ce qui fait qu’on a ‘l’impression que c’est une newsletter, alors que non non pas du tout. Lui aussi interview des locaux en les personnes des gens du zine/concerts etc Tranzphobia, et une longue interview du squat Izmir, c’est toujours intéressant, même si je ne suis pas convaincu que l’on puisse mettre sur le même plan le sexe (qu’on ne choisit pas) et la classe (qui n’est pas tout a fait la même chose que le revenu et dont je doute qu’elle soit génétiquement écrite dans la personne !). Ou alors on considère que les femmes patrons ne font pas parti du groupe social opprimé des femmes ? Ou alors  si, et que tous les hommes oppressent d’une manière interclassiste ? A ce moment là peut il y avoir une unité de lutte ou la lutte féministe divise forcement la population en deux ? Est-ce qu’une femme maçonne noire homosexuelle sans papier ne peut avoir d’allié autre que les maçonnes noires homosexuelles sans papiers ? Tout ceci mérite réflexion bon on finit avec dess views de Yacopae, Bruce Banner et Blockhead, donc de la musique qui va vite. Un bon zine aussi, même s’il est moins rigolo que son collègue.

LES CAVES SE REBIFFENT nº 7 54pA4 gratuit+port Do it yourself 

Un gros zine, imprimé siouplait, et gratuit, ça c’est la classe ! Apres un édito incroyable qui contient douze contrepèteries, nous voila parti pour une cinquantaines de pages punk oi ! Le système d’enchaînement de news/chroniques a été laissé tombé et tout est séparé comme dans un zine normal, et on retrouve les deux choses qui a mes yeux font l’intérêt de cette publication : des interviews extra musicales, comme ici Ovidie (décidément ! A quand du politic porno-punk ? ), et un gars qui fait du tatouage et du piercing. Parce que les interviews musicales, plutôt oi !, force est de constater que tous ces braves gens n’ont pas grand-chose à raconter. Ben c’est un fan-zine, alors on demande aux groupe qu’on aime bien ce qu’ils vont faire au nouvel an, et tous les fans sont contents, mais moi je m’en bas un peu la race.  Les questions sont fouillées et nombreuses, c’est clair, mais…celle d’œil pour œil fait plus de deux pages, mais quand je lis « Mesrine avait des couilles. C’est pour ça qu’on le respecte »... c’est quand même magnifique...   Personnellement je préfère Charlie Bauer, personnage beaucoup plus clair que le jacques, et que même s’il a jamais fait le guignol avec les journalistes, n’a pas moins actionné que le couillu. Ah oui parce que j’oubliais, c’est un fanzine apolitique, ce qui bien sur ne veut rien dire, mais au final , quoiqu’on ai pu m’en dire,  une news sur un groupe plus que notoirement douteux (pour les flics, voir Bêtes et méchants page 185) dans un zine dans lequel participe un vieil anarcho-funk, je trouve ça renversant ! Bon je m’égare complètement, donc alors le second intérêt, c’est les chroniques bouquins, ni trop courte ni trop longues, et de genres assez populaires (polars, SF..). Y’a aussi plein de chroniques et de news, dommage que la mise en page soit trop aérée. Enfin dans le genre c’est de loin ce qui se fait de mieux, les amateurs amateront, les autres continueront de s’en foutre..

LA TRAME DE L’UNDERGROUND 150 pages B5 ( ?) 3euros plus le port, 

Voila le retour de l’annuaire annuel (comme un annuaire en fait). Donc par région une liste de, alors les rubriques sont : concerts, divers, espaces autogérés, fanzines, labels, radios, syndicats et groupes politiques, vpc, cinéma audio-visuel… bon y’a pas tout c’est sur (et puis tout quoi ? Où commence et ou s’arrête l’ « underground » ?). Les commentaires sont écrits par les gens en questions, et à la fin il y a un lexique. Manque juste une carte de France, ça serait rigolo, avec un truc pour indiquer où est qui.

NO GOVERNEMENT nº 46 26pA4 2 euros+port, 

Ils avaient arêtes et puis sorti le bouquin (voir par là) et puis paf, l’appel des heures devant un ordi a été le plus fort. Ca fait quand même le 43ieme numéro, c’est pas rien. Donc ça recommence et ils ont pas fait semblant puisque la mise en page est nickel. Sinon, a partAnti-flag (punks politisé SxE, incroyable !!) c’est surtout punk rock et oi !avec les bads lieutnants, lutece borgia et warior kids, vaut mieux aimer. Mais les questions sortent du bière/groupes préfèrés, mais bon, warriors kids sont toujours a expliquer qu’ils sont patriotes et pas nationalistes, ça me troue le cul. Y’a aussi les ancêtres de Social Distortion, 23 années au compteur ; Des chroniques zique, zines et reports, et un report de Barcelone, alors je veux bien que l’auteur ne s’intéresse qu’au punk et à la oi !, mais quand même, aller à Barcelone et pas une ligne sur l’anarcho-punk ! Dans un pays ou certains de ces groupes vendent 30000 albums tout seuls et dans un ville qui fut le bastion de la révolution !

CAUSE WE LOVE YOU ! our culture part 3 par 

3ème photo book du nom avec cette fois que des filles du monde entier, sois plus de 600 photos en noir et blanc. Certaines sont d’ailleurs très biens prises avec une super qualité d’impression, c’est d’ailleurs ça qui est cool c’est qu’il y a peu de poses « warriors girls » ou « barbie punk » comme on dit dans les milieux branchouilles, bref c’est frais et naturel. Après je regrette l’absence de textes, des témoignages de skingirls et pounkettes sur leur place dans le mouvement etc. ça aurait approfondi le truc … Là, à part mater des jolies femmes ou se donner des idées de coiffures c’est vrai que ça a pas grand intérêt (à part « tiens je la connais elle ») mais moi j’aime bien ! (et chuis une fille !!!)

DYNAMITE nº 18 un timbre chez

C’est vraiment ma feuille d’info préférée (vous me direz y’en a pas beaucoup… D’ailleurs j’ai l’impression qu’y a beaucoup moins qu’avant ?). C’est juste 5 pages A5 avec des news, des chroniques et une interview (le webzine parapet, drôle et intéressant même si on est une bille en informatique. En tout cas la première fois que le sujet d’internet et du punk est traitée assez à fond.) Mais ce qui fait la qualité de cette feuille c’est le ton employé, c'est-à-dire que tout est musical à la base mais avec à chaque fois une analyse politique intelligente. De plus c’est parfois assez rigolo, et ça mâche pas ses mots sous prétexte d’unité de la scène ou je ne sais quelle connerie, mais c’est pas non plus bêtement méchant pour le plaisir de casser ou de faire « yeh je suis seul contre tous c’est super je suis un rebelle et je vous fait partager mes frustrations psychologiques » (suivez mon regard !). Bref ni discours politiciens, ni gauchisme bon teint, vive yanic bilien !(yeh !)

CAFZIC nº 28 4 timbres chez

Dur à faire comme chronique car c’est un fanzine qui sort pas mal de ce que je lis d’habitude. Donc du bon et du mauvais. Commençons par le mauvais : des interviews uniquement musicales c’est chiiiiiiiiiiiiiant et pareil pour les 3 quarts des chroniques avec des groupes de sales majors de merde (et à coté de ça un texte anti noir désir les pseudos rebelles qui est très lucide, faudra qu’on m’explique la logique du zine !). Mais à coté de ça,  on voit des chroniques d’autoprod de groupes punks, de distros non-profits…  Mais ce qui il y a de mieux dans ce zine, c’est les Bds, vraiment j’adore le ton employé, en particulier un de leur dessinateur « lamousse » qui fait vraiment de trucs supers drôles (ou déchirants, comme la BD centrale qui m’a tiré des larmes !). Donc moi ce que je vous conseille (si vous aimez la BD) c’est de vous jeter sur « planches 2 bulles » un fanzine uniquement de BDs qui doit sortir bientôt, fait pas les mêmes personnes… Et en attendant Caf zic’ c’est pas cher et y’a quelques trucs sympas.

STREET TRASH nº 2 24pA5 2 timbres pc assoc subsociety, 

24 pages pour une feuille d’info, même si c’est un numéro double, ça fait beaucoup ! ce numéro est double parce qu’il est sorti en retard, ce qui lui a permis de sortir après les érections pestilentielles et donc de faire 7 pages sur icelles, c’est à dire sur l’abstentionnisme anarchiste. Ca fait plaisir de voir ça dans les milieux généralement gentiment antifascistes qu’est le punk, même si ces textes manquent un tout petit peu de profondeur des fois (et je ne pense vraiment pas que la fédération anarchiste soit un modèle de démocratie directe !). Sinon pas mal de contact, des chronique et une intw de gil le dessinateur vétéran, malheureusement un peu courte. Une publication très sympathique avec une bonne mise en page et une couvrante’ super réussie.

RUDE BOI ! 

Fanzine A4 ou A5 selon l’humeur du rédacteur (j’ai reçu un A4 et les camarades de vendetta un A5) écrit par un skin apo strait-edge supporter, ça fait beaucoup pour un seul homme. 4 tonnes d’interviews : katillers, styrian bootboys, warriors kids, analogs, asian man records, informers, business, le raleur, bad brains, taste like chiken, value driven, dirty floi, skamparas, sedan kronembourg army, engranage, les skalopes, distemper, oeil pour oeil, misspent youth… argh mais comment y fait??? La plupart sont très sympathiques même si pas super approfondie  parfois … ce qui est chiant aussi c’est que c’est la même police pour l’ensemble du zine alors des fois on lit 3 interviews à la suite en croyant en lire une seule, mais c’est pas grave. Par contre les références incessantes à evilskin (l’édito commence d’ailleurs par « coucou, le revoilou ! Oh non !) C’est plus super marrant au bout d’un moment (surtout quand les interviewés s’y mettent), sans compter la méga analyse politique super profonde des crétins de warriors kids : « quand les gens feront la différence entre patriote et nationaliste, les choses pourront commencer à changer ». En quoi ??? C’est sûr, ça va changer quelque chose pour le type d’en face de se prendre une balle dans la tête par un patriote plutôt que par un nationaliste ! Ça me fait penser à tous ces connards qui s’affichent sur les plateaux de télé en se disant « machos » et tout le monde trouve ça super alors que le gars se dirait sexiste on lui sauterai à la gorge… Faudra là aussi qu’on m’explique la différence !

Bon je m’égare. A coté de ça y’a pleins de petits rapports de concerts, des chroniques zines et disques nombreuses et variées (y’a même du sin dios !) et un texte nul sur le « football way of life » arfarfarf… Cette énergie que perdent les jeunes prolos dans les stades à défendre « leur » équipe de connards pleins de tunes contre « des petits bourgeois hippies » est bien regrettable, alors qu’ils pourraient l’utiliser dans une lutte beaucoup plus dangereuse pour ces types ! (la lutte des classes, vous connaissez ?) Aimer le foot si ça vous branche, mais cesser de faire du hooliganisme un combat prolétarien !

Sinon je me suis aussi interrogée sur les petites pubs partout dans le zine (ça va du peep show lettonien au magasin de disques en passant par le resto chinois) su c’était du sérieux ou pas ???? si oui ça craint beaucoup mais ça serait un peu énorme quand même !

Pour finir, un faux journal télé accompagne le zine, et c’est vraiment hilarant.

FAIT DES BULLES nº 3, même adresse que précédemment

J’ai reçu ce numéro après le numéro 4 mais je le préfère largement à son petit frère. La présentation est bien plus jolie et le contenu plus intéressant. Donc des recettes veg, des textes d’auteurs(voline, bontemps) de potes au rédacteur et du rédacteur lui-même sur la religion, la révolution, le suicide, les supporters, le culte des morts…  Les textes m’ont dans l’ensemble bien plus plu que dans l’autre numéro, mais l’éternel problème c’est que ça reste très philosophique avec très peu d’exemples concrets, par exemple le texte sur la révolution où pleins d’orgas sont critiqués sans être citées ! Et y’a aussi le délire « on arrivera à rien c’est pas la peine de faire de la propagande » alors moi je pose la question : pourquoi fais-tu un zine ? Cela dit le rédacteur est très sympathique et bavard, donc n’hésitez pas à lui écrire si ses textes vous font réagir.

STOMPIN’GIRL 2, 3 euros (si mes souvenirs sont bons)  au 

Le « marie-claire » skin ! au sommaire donc, des skin girls qui racontent leur vie, ça aurait pu être intéressant mais là c’est assez limité, c’est surtout accès sur la coiffure, le petit ami ce genre de choses pffff pas très édifiant tout ça. De plus au niveau politique c’est bien louche du coté français (Fabie de guillotine  fan de snix et des tolbiacs toads qui fait des concerts avec les vilains) par contre les miss anglaises et ricaines sont plus claires, mais ce qui domine  dans tout ce zine, c’est les valeurs de la fidélité, de la famille (la plupart des nanas sont mariées) etc. merci bien !!! Sinon y’a un texte sur un boxeur sans aucun intérêt, un jeu anti-hippie pas drôle du tout (le délire anti-hippie m’a toujours fait rire, mais là c’est vraiment nul)  et des photos de skingirls (dont une page sur Jessica et sa salle de bain qui a des rideaux à damiers super !!!) mouaih moi je préfère le photobook de MFR tant qu’à faire…  Donc l’idée du zine n’est pas bête du tout, mais ça manque vraiment de consistance, et c’est souvent le problème avec les fanzines apos, surtout chez les filles qui se contentent trop d’être « la nana de »…

BARRICATA numéro 9 56pA5 1,5 euros +port

Revoilà le fameux zine du RASH avec une couvrante toujours aussi messianique. Niveau interview on a droit a des patriotes bretons supporters, putain y’en a qui cumulent ! sinon d’excellentes interviews, comme celle d'AWA (femmes révolutionnaire afghanes. Il eut été judicieux de préciser ou on peut se procurer l'interview en entier ?),de Cochran (sur la vie nocturne parisienne des années 80) et de l'écrivain yves Pages. Y’a aussi klasse kriminale, après taï-luc on se demande ce qui se passe chez barricata qui ont lancés des fatwas pour beaucoup moins que ça (pour ceux qui ne connaissent pas la petite histoire, klasse kriminale a sorti son premier disque sur le célèbre label nazi rebelles européens. Cela dit la question est posée et je n’ai rien contre le fait d’interviewer KK, je m’étonne juste que barricata le fasse). Lauren aitken le pape du ska est également interviewé (et le vieux, arrête de dire que tu vas mourir ça fait des années que tu nous fait le coup) et no government dont on se demande un peu ce qu’il vient faire là. Je ne sais pas vraiment ce qu’il faut penser de cette soudaine tolérance chez barricata, s’il faut s’en réjouir (la fin des préjugés stupides ?) ou s’en inquiéter (comme je m’inquiète de leur amitié pour rock sound. Tout semble bon pour « faire passer ses idées » moi je crois pas !)des fois je trouve c’est limite léchage de cul réciproque entre une chronique encensée de no gov’ et le type de ce zine qui cite brigada dans ses groupes préféré… Pour un zine qui a vocation à polémique, ça la fout plutôt mal. Les chroniques livres sont intéressantes aussi. Par contre ils s'autoproclament "un des deux grand fanzine skinhead", mais je vois de moins en moins en quoi c'est un fanzine neuski, pour moi c'est un zine d'extrême gauche, parce que par exemple il y a très peu de chroniques de oi! (y'en a plus dans vendetta, qui est loin d'être un skin-zine!!), et il n'y a pas beaucoup de chroniques de zines musicaux, de zine tout court d'ailleurs, et on y cherchera toujours vainement toute trace de critique révolutionnaire. Pas mal de BDs avec un humour skin de base(vomi, boum dans ta tête) moi ça me fait rire mais tout le monde aime pas, si on exclut une Bd ou un type frappe un gudard et le traite de « petite fiotte » mmmh vive les citations homophobes et virilistes ! Pour finir, un progrès notable dans ce numéro : aucune menace ! En conclusion, je dirait un fanzine beaucoup moins bœuf qu’autrefois, mais donc forcément moins croustillant

ECHANGES #101 - été 2002 - 2,5 E (64 pages A5)

C’est le bulletin du réseau « échanges et mouvements », c’est à dire les mêmes personnes qui publient et diffusent « Dans le monde une classe en lutte » (sorte de chronique mensuelle des luttes et grèves dans le monde, classée par pays et secteurs d’activités). Au sommaire de ce numéro, les prisons et exécutions aux USA, les bouleversements en Espagne après la grève du 20 Juin 2002, témoignage des camps de « rééducation » au Vietnam, l’état favorise la plue-value, correspondance internationale, énorme liste de contacts dans le monde, chroniques poussées et liste de publications qu’ils peuvent vous envoyer gratos (disons qu’il serait bien de participer aux frais!). Ils ont aussi sorti une brochure très complète sur l’Argentine dispo contre 2,5 E… Bref, un outil important pour tout internationaliste.

FRAGMENTS - 3 E (44 pages A4)

Superbe recueil de dessins politisés de notre ami Zigomar (Bibo des W5!): la plupart sont déjà parus dans le bimestriel anarchiste « La Faille », mais d’après l’auteur, seuls les dessins lui évoquant vraiment des souvenirs ont été compilé à l’intérieur de ce bijou. Il y a aussi des BDs sympas, le « petit guide du colleur illustré », des textes de chansons illustrées (les Cadavres, les Berus, W5 !…), et même une BD « dont vous êtes le héros » (fabuleux !) + tout un tas de contacts intéressants, comme une grande liste détaillée de contacts d’activistes français… Qu’est-ce que vous attendez ?

PLUS LOIN QUE… LE BOUT DE SON NEZ #2 - prix libre + 0,64 E de port (70 pages A4)

Zine « skate-SXE » sympathique avec mise en page très D.I.Y (comprenez écrit à la main pour la plupart des interviews), bonne ambiance et tout et tout. On y retrouve des interviews de Laurent du zine « Dernier Combat », Stand as One, Vuur, 21 Enemy, Indication, une lettre ouverte à la scène grenobloise, brèves, poésies, Gênes : faits et analyses, chroniques zines et musique…

TOTALITARIZM #26 - prix libre + 0,64 E de port (44 pages A4)

Encore un numéro de ce super zine inédit en son genre. Internationaliste, l’auteur essaie de faire connaître aux lecteurs les scènes punks et mouvements prolétariens des pays de l’Est [entres autres], trop méconnus (inconnus?) des habitants de l’Europe de l’Ouest. A la fois intéressants et riches en infos, les articles sont tous vus sous un angle très « lutte des classes », chose de plus en plus rare de nos jours… Avec au sommaire : luttes prolétariennes et autres résistances en Yougoslavie, chroniques lecture, scène report du punk au Panama (1986-2002), l’alphabet anar : Severino Di Giovanni l’anarchiste, entretien avec deux ouvriers métallos, punk au Népal, Indonésie (dossier sur les différentes cultures et problèmes; très intéressant)… A vous procurer d’urgence!

TRAITS NOIRS #8 - Mai 2002 - gratuit ou soutien (16 pages A5)

« Zine de noire expression » assez bien foutu, avec des articles divers et intéressants, paraît il me semble tous les trimestres. Au sommaire de ce numéro: pas mal de brèves locales et internationales, « ici on aime les riches » (ville d’Avignon), la municipalité d’Avignon vous octroie une liberté surveillée (sur la vidéo-surveillance), « ici on aime la police » (…), BD sur des totos en manif, solidarité avec les FTP, le carnaval des affamés, chroniques lecture… Bref, un très bon zine avec une bonne ambiance; nous, on aime bien!

ZOOP ALTERNATIV’ZINE #18 - 3 E (64 pages A5)

C’est le zine de l’asso les « Zallumés du bokal » qui tiennent en outre un catalogue de VPC un peu cher parfois mais rempli à craquer, du nom de « Bokal mailorder ». Ce numéro contient une présentation et interview de l’Association des Initiateurs de la Maison des Ensembles, chroniques zines, lectures, colonnes d’opinions, chroniques musique, interview the Phantom Tones, Omnicore et de « Ca ou la cédille », infos, news, paroles et musique…
 

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Il y en a une sur le site des Jeunes Libertaires : clique ici.

 

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