VENDETTA 3

 

Sorti un peu avant l'été 2000, avec 56 pages A5, papier blanc, couverture sur papier jaune, 200 exemplaires. Au sommaire :

 

 

 


Sin Dios est un groupe madrilène comme il n'en existe pas en France : extrêmement politique sans être un fourre-tout idéologique comme ça arrive très souvent, des méthodes de distributions irréprochables et un punk/hc a deux chants tout simplement excellent. Et en plus ils sont très sympathiques, que demander de plus ? Malgré tout ils demeurent très peu connus par ici, relativement a des groupes bien moins intéressants, que se soit au niveau des textes, de la musique ou de l'attitude. Vous savez ce qu'il vous reste a faire.

1) Présentation/Historique

Sin Dios s'est formé en 1988 avec pour objectif défendre l'idéal anarchiste en utilisant la musique qu'on aime faire, qui n'est autre que le punk et le HC. Depuis, on a édité:

-1990 : "...Ni amo" Démo.

-1991 :  "Ruido anticapitalista†" Split LP.

-1993 : "Alerta antifascista" LP.

-1997 : "Guerra a guerra" CD†/tape.

-1998 : "Ruido anticapitalista + Alerta antifascista" CD/tape.

-1999 : "Solidaridad" CD/LP/tape.

-2000 : "Mas de diez anos de autogestion" VHS.

 -2000 : "Ingobernables" CD/LP/tape.

2) Le punk est-il bien structuré en Espagne ? Est-il facile de jouer ? Les squats fonctionnent-ils bien ? Les albums se vendent-ils? Quelle est l'attitude du gouvernement par rapport à cela ?

Il existe beaucoup de mouvements sur l'étendue de la péninsule Ibérique, mais ce n'est pas structuré ni même un tout commun ; il y a d'un côté les groupes commerciaux, de l'autre les groupes macho-core, et encore d'un autre coté très distinct, les groupes de punk politique qui nous amènent plus aux squats (´okupas') et à la lutte que génèrent les collectifs, syndicats et en définitive, la lutte contre ce système assassin. Ici, on vend beaucoup de disques, mais surtout des CD et k7, les LPs sont assez minoritaires. Pour Ingobernables', on a édité 1000 LPs, 3000 K7 et 10 000 CDs, c'est dans cette proportion que l'on évolue. Le gouvernement se fout totalement de ce mouvement ( je parle toujours du punk politique), et les seules fois où il s'en est préoccupé, c'était pour dénoncer certains groupes, ou pour dire qu'on était liés au terrorisme. La police ne connaît que le travail de propagande que nous effectuons.

3) Les punks sont ils beaucoup politisés ou y a t'il un fort courant apolitique ? La Révolution de 1936 a-t-elle une influence ? Quelles sont les relations entre les skins et les punks ?

Il y a une part importante de punks qui réalisent des activités révolutionnaires, mais malheureusement, il y en a beaucoup qui restent dans une mode juvénile, et pas dans une attitude politique face à la vie. Nous croyons que la révolution de 1936 a une grande influence sur chacun de nous; c'est une révolution où l'anarchisme fut très important d'autant plus que ça s'est déroulé ici même; et ce sont nos grands-pères et grands-mères qui la firent. C'est quelque chose qui touche très souvent. L'unique problème entre les punks et les skins, c'est qu'ils ne comprennent pas que la violence doit être utilisée seulement contre les nazis et les capitalistes qui s'engagent à reproduire le stéréotype du mec méchant qui nous vend le pouvoir.

4) Vos textes ne laissent place à aucune ambiguïté, ne craignez vous pas d'aller des fois un peu trop loin, par exemple la pochette d'Ingobernables ( des anarchistes défilant poing levé devant le cercueil de Durruti) n'est elle pas un peu iconolâtre ? Et par rapport ‡ celle de Guerra A La Guerra, prônez vous la propagande par le fait ?

Le motif de cette photo n'est pas l'enterrement de Durruti, mais celui du directeur des tramways du Vigo, Ricardo Mella, et cela se passe avant la guerre. Si vous regardez bien, il n'y a aucun militaire, et les uniformes sont ceux des gens des tramways. Peut-être que dans le disque on n'a pas bien su façonner l'idée, mais dans le CD, la pochette, c'est celle de quelqu'un de Seattle contre le F.M.I et derrière, ce sont nos grands-pères à l'enterrement avec pour légende : ´aujourd'hui comme hier, on continue poing en l'air'.  La violence ne devra être utilisée que lorsque le mouvement aura lieu; et aujourd'hui, on pense que c'est le moment pour accumuler, créer, se fortifier par le moyen de la propagande, les exemples pratiques, l'action directe dans les grèves et ce n'est pas le moment de nous embarquer dans une guerre d´illuminés contre ce système qui nous dépasse en nombre, en armes et en propagande. Nous voyons qu'il est nécessaire d'encourager les petites actions dans les grèves, les boycotts, les sabotages, l'autodéfense face aux agressions policières ou nazies.

5) Guerra A La Guerra a été vendu à 15000 exemplaires, est ce exceptionnel en Espagne ? Quel type de diffusion utilisez vous ? Qu'en est il des ventes à l'étranger ?

C'est quelque chose de très important pour un groupe comme le notre de pratiquer l'autogestion, c'est un exemple pratique et très réel ; bien que difficile, l'autogestion est possible. On espère que tous ces disques serviront à faire grandir le mouvement libertaire. Nous réalisons deux types de distribution : les trois premiers mois, on se cantonne aux moyens alternatifs comme les listes de distributions, les squats, les syndicats, les collectifs et après ça, on vend à quelques endroits où l'on sait qu'ils respectent nos marges et nos prix marqués sur les pochettes. Il est difficile de distribuer à l'étranger, autant à cause du fait que l'on soit inconnus au pays, autant à cause du prix des envois; mais on essaye, pour les endroits où il y a un intérêt (collectifs...), d'éditer à prix populaires, et d'avoir un peu d'argent qui revienne au mouvement révolutionnaire ou à quelque autre projet.

6) Acceptez vous l'argument de dire que signer sur une major permet de toucher un public plus large ?

Nous ne sommes pas d'accord. D'un côté , les multinationales sont le pouvoir REEL, elles exterminent des gens, perpétuent le génocide de la faim, les guerre, les divisions entre les riches et les pauvres, et aspirent au projet d'un gouvernement mondial géré par une petite caste de personnes qui ont le pouvoir, lesquels sont maîtres de ces mêmes corporations. En plus, être sur une major nous impose des règles, tu es seulement un autre produit à prix plus élevé, avec hôtels luxueux, sécurité privée, promotions sur des radios... tu es membre de l´establishment et pas du tout une alternative. Quel message tu peux transmettre si tu n'est pas capable de fonctionner comme tu le prêches ? Un exemple très clair illustré par un groupe de rock marxiste appelé REINCIDENTES dont la devise est : ´tout le pouvoir aux soviets' depuis la R.C.A. Les groupes anarchistes, on est des exemples, pour n'importe quel gars, on doit créer des alternatives différentes par rapport à comment travaille le capitalisme, même si c'est peu à peu, mais au moins, on a le contrôle de ce que nous faisons.

7) Vos autocollants ressemblent plus ‡ des autocollants d'organisation politique que de groupe de musique, y' a t il quelque chose derrière Sin Dios le groupe ? Pouvez vous présenter La Idea ?

Derrière Sin Dios, il y a seulement le mouvement anarchiste et beaucoup de compagnons et compagnes qui travaillent et nous aident bénévolement pour réaliser tout travail que nous nous proposons. A part ça, nous sommes deux de Sin Dios à avoir créé un projet d'édition autant musical que d'écriture de caractère, à vocation antiautoritaire, et on a réussi à ouvrir une librairie anarchiste et une liste de distribution de musique et revues dans le centre de Madrid. Nôtre projet, c'est qu'un jour ce soit un projet autosuffisant à temps complet, mais c'est quelque chose d'assez dur puisque immergé dans ce monde capitaliste vorace.

8) Jouez vous beaucoup à l'étranger ? Pensez vous avoir du mal à jouer ou à être distribué en France relativement au fait qu'il s'agit de deux pays limitrophes ? Plus généralement le punk espagnol est assez mal connu de ce coté des Pyrénées alors qu'il semble y avoir un gros potentiel, à quoi est ce du selon vous ?

ous avons très peu joué à l'étranger, bien que depuis l'année 1998 nous avons décidé de jouer au moins une fois par an à l'étranger ; pour le moment, on a été à Mexico, Puerto Rico, aux U.S.A, en France, en Belgique, en Allemagne, en Hollande en Suisse, en Italie et au Portugal. En Octobre, on va essayer de tourner dans l'Est (Pologne, Tchéquie..), et en 2002, en Amérique du Sud. Il se passe la même chose avec la France qu'avec le Portugal : on vit près les uns des autres, mais dos à dos. On dirait que les gens sont plus au courant de ce qui vient de l'empire Anglais que de la diversité liée au punk et au HC, lequel n'a pas comme l'anarchisme ni patrie, ni langue qui le délimite.

9) Quels sont les groupes/labels actuellement actifs en Espagne ?

Il y a énormément de groupes recommandables autant pour la musique que pour l'attitude compromise; il y a par exemple ceux dont je me souviens maintenant : Puagh, Gracias a dios, Pequena oruga mecànica, Denak, Los muertos de cristo, Lucha de clases, Ruido activo, Estigia, E-150, Intolerance, Cementerio show, Zanussi, Menos que nada, Looking for an answer, Monagillos sin frontras, Necesidad de luchar, Terrorismo sonoro, Milkhouse, Escuela de odio, Làgrimas y rabia, chicharrica, Bad taste, Net weight, I.R.A et Eccesus, Possession...

Labels : Acracore, Donít belong, PHC, Odisea....

10) Mot de fin.

Merci beaucoup pour l'interview et un grand salut à toutes ces personnes qui travaillent jour après jour face à la guerre sociale. On espère jouer bientôt en France. Salut, amour et haine anticapitaliste. Sin Dios 2001.

Les photos ont été prises par nos soins à Andoain le 03.03.01. du, c'était : ´N'avez vous pas peur que le mélange total entre politique et musique fasse que pour certain l'action politique se limite à acheter des CDs et aller aux concerts ?'ª . Vous pouvez toujours y réfléchir en attendant.

Difusion Libertaria La IdeaóSin Dios Apdo.18.251, 28080 Madrid Espagne http://www.nodo50.org/sindios/

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Le rock’n’roll fait un retour en force actuellement et on ne va pas s’en plaindre. Le Jerry Spider Gang fait office de locomotive française dans ce genre car ils savent ce qu’est le rock’n’roll ... Cet interview c’est faite en terrasse du Chat d’Oc un des rares jour ensoleillé de ce printemps 2001.

 

Bon, ben voilà une interview avec un seul membre 

Je suis le membre, Laurent guitariste chanteur.

 On va commencer par une question assez classique, est-ce que tu peux nous faire un petit historique et nous raconter ce que vous avez fait précédemment ?

Le groupe c’est formé en 98, ça fait trois ans donc. On était trois à jouer précédemment dans les Space Beatniks, groupe surf trash garage de Toulouse. Donc, il y avait  Martial qui est l’actuel batteur et Lionel qui est l’actuel bassiste et moi. L’autre guitariste, Speedy vient des Chatterbox qui est un autre groupe de Toulouse du début des années 90. Donc à la séparation de ces deux groupes moi j’ai revoulu faire un truc et j’ai demandé à toute cette bande si ça les intéressés et puis on est reparti sur le Jerry Spider gang. Après, ça c’est enchaîné assez  rapidement par rapport à tout ce que l’on avaient fait précédemment. Là, c’est aller à la vitesse grand V puisqu’on a commencé par un deuxième concert avec les CRAMPS, en première partie au Bikini. Voilà, mille personnes, tout ce qu’il faut quoi … C’était notre deuxième concert, ça c’est bien passé, on a eu de bons échos du concert. Après, on a pas perdu de temps, on a enregistré des démos, mais ce n’était que des démos et la deuxième  on l’a envoyée à diverses personnes que l’on connaissait en France, à l’étranger, partout comme ça pour avoir des avis et puis en se disant peut-être on va arriver à placer un morceau sur une compil ou à la rigueur un 45 tours et puis six mois après l’avoir envoyé, Kike Turmix qui jouait dans les Pleasure Fuckers qui tient un label qui s’appelle Safety Pin à Madrid qui nous a dit votre truc pète le feu, je veux sortir un 25 cm. Alors nous on était pas près à ça  mais on ne pouvait pas refuser. Safety pin c’était en même temps et c’est toujours un des labels qui colle le plus avec ce que l’on fait. Sur le label il y a quand-même Gluecifer, les Hellacopters, les Humpers, les Bell Rays … enfin, que des grands groupes. On était là, on était assez content , c’est une démo enregistré en deux jours, bon c’est pas grave. Au bout du compte on a eu de bonnes chroniques. On a vendu tous les exemplaires, c’est à dire 500 cd ; Donc, on était assez content et on est reparti avec le second album que l’on a enregistré l’année dernière. Suite à ça, on a engrangé pas mal de concerts en France et puis en Espagne, justement grâce à Kike Turmix. On a notamment joué avec  les Hellacopters, deux dates à Barcelone et madrid. C’est incroyable pour commencer, c’était les deux premières fois qu’on allait en Espagne. On a commencé avec les Hellacopters, des grandes salles. 600 personnes à chaque fois complètement survoltés. La fête, le Rock’n’Roll et l’espagnole.

 L’ambiance est plus chaude ? les gens ont l’air de plus s’amuser ?

Il y a de tout, c’est clair que les gens aiment beaucoup les groupes à guitare, et c’est clair le rock’n’roll c’est la définition d’un truc à guitare : le rock’n’roll, le punk-rock … tout ça. Il y a ça, d’autre part dans n’importe quel village tu as un groupe au moins de punk-rock ou de rock. Tu vois, un groupe qui vaut le coup à écouter tu en as partout. Au Pays Basque notamment et en Catalogne là-haut c’est hallucinant. Tu as des bars dans toutes les villes, des clubs rock quoi. Tu as des fanzines et tout ce qu’il faut qui tourne autour. C’est toujours un truc qui vit et ça n’empêche pas les autres styles de vivre. Tu as quand même le côté techno et tout ça, mais tu as tout qui cohabite. C’est pas comme en France où tu as l’impression que tu es obligé de faire des choix. Tu es techno, le rock c’est ringard. Tu es house, c’est ringard parce que maintenant tu es ceci cela. N’importe quoi …

 C’est ouvert en fait, les gens sont mélangés ?

Ils se mélangent, je crois que la société espagnole est faite comme ça. Déjà, tu vois les vieux qui vivent avec les jeunes. En fait en Espagne, souvent c’est toute la famille qui vit dans la même maison et puis les gens connaissent leurs voisins. C’est clair que les espagnols sont plus sociables que les français. Et encore, les français du sud le sont un peu plus que ceux du nord. Tu as le rythme de la vie, ils vivent dans la rue essentiellement, ils ne sont pas schotchés à la télé. Ils vivent dans la rue, ils bouffent à onze heure … C’est un autre rythme, quoi !Donc, voilà, c’est le havre de paix, le salut du rock’n’roll en Europe, peut-être dans le monde puisque tous les groupes américains adorent l’Espagne. Ils ont un public de folie et puis c’est connu pour les délires espagnols : alcool à gogo …

 Le Jerry Spider Gang à l’air de prendre un chemin plus « sérieux » que le Space Beatnik ?

Moi, je ne ferais pas de comparaison. Il faut que jeunesse passe et se fasse et le Space beatnik, c’était … aussi, je jouais dans un autre groupe, c’était local. Local quoi ! en 86/87, c’étais local et on a fait quelques concerts sur Toulouse. Après, le Space était un peu connu en France, le minimum, on a fait quelques trucs, des 45 tours. Et puis le Jerry Spider Gang , d’un coup, on a déjà fait ça et puis on a envi d’aller plus loin parce qu’entre temps on a passer le cap de la vingtaine. Vingt-cinq ans, tu as passé le cap d’étudiant et, là, tu as un choix à faire. On est pas tous dans ce cas-là, mais on a tous plus ou moins fait le choix de donner sa chance au Jerry en essayant de voir ce qu’il se passe, d’aller le plus loin possible dans la musique sur des labels qu’on aime … Et faire de la bonne musique, donc c’est pas qu’on le prend plus au sérieux, c’est qu’il faut se donner les moyens de ses rêves, en gros.

 En parlant de moyens on sent sur « Dope takin’Kamikaze » une grosse production, de grosses guitares … Non ?

C’est un effort de fait par rapport au premier mais ce n’était pas dur puisque le premier, il est enregistré en trois jours mix compris alors que « Dope takin’Kamikaze » est un petit effort puisqu’il a& été enregistré en six jours mix compris. C’est que dalle pour quatorze morceaux. On l’a fait dans un studio à Bordeaux, on a pris Olivier Joffrin qui a travaillé avec les Greedy Guts, les Tv Killers, les Splash Four … avec pas mal de groupes. Lui, il savait déjà se servir du matos. Il a déjà des bons sons pour tous ces groupes-là. On a aussi eut la chance de le faire masteriser. C’est un pote qui nous a payé ça, et ouais, on a de gentils potes. On a eu de la chance et je crois que le mastering ça fait beaucoup pour un son qui rend. Tout n’est pas parfait, loin de là. Il y a des erreurs techniques de nous et des erreurs de mixages, des trucs que l’on aurait fait autrement aujourd’hui. C’est une étape, j’espère que le prochain sera meilleur que celui-là au niveau des compos, de l’enregistrement, enfin … voilà.

 Il y a un tas de références que l’on sent dans le groupe, aussi toute la nouvelle vague plus ou moins à grosses guitares … Vous avez des influences diverses en fait ?

Ben, ouais. Il y a pleins de gens, enfin pleins je ne pense pas puisqu’on l’a assez répété, mais il y a des gens qui pensent que l’on surfe sur la mode puisqu’on arrive au même moment que des groupes comme les Hellacopters, Turbonegro … mais bon quand on sait qu’on a joué dans le Space Beatniks, ça fait plus de dix ans qu’on joue, qu’on jouait du surf garage fifties, sixties, les influences ça va de Robert Johnson dans les années trente jusqu’aux Hellacopters, Gluecifer … tu vois, il y a Tom Waits. C’est pas forcément des influences que tu entends, mais c’est des trucs … C’est des goûts musicaux, après dans la musique tu es cantonné. Nous, on aime pas être cantonné dans un style. C’est vachement dû à nos amplis, c’est des amplis Marshall avec des gros grains et ça sonne forcément gros sons. Ca évolue comme tout, moi je sais qu’en ce moment je mets un peu moins de distorsion, parce que j’ai envi d’avoir un son un peu plus précis. Ca changera peut-être, bon no fera pas du reggae mais on puise dans tout ça. Ce que j’aime bien dans les groupes de maintenant style The Mooney Suzuki,  Short Fuses, Rocket from the Crypt qui prennent autant dans les fifties, les sixties que les seventies et puis ils remettent leur sauce dessus et ça en arrive à mélanger 50 ans de rock’n’roll qui sont derrière toi. Le but du jeu, vu que c’est très dur d’inventer un truc, c’est de prendre toutes ces influences, de les malaxer, les travailler et puis les ressortir avec un esprit à toi. Je crois que c’est plus ça, que d’essayer d’inventer un truc, si ça vient ça vient, mais c’est pas … c’est très dur.

 

Est-ce que c’est possible que dans le temps on trouve de la soul, voire du funk 70’s dans vos compos ?

J’espère déjà qu’elles y sont, moi, peut-être pas le funk 70’s quoique si, mais rythm’n’blues, soul jusqu’à James Brown. Tu sais que nous on adore le MC5, par exemple, et c’est un groupe qui a toujours revendiqué James Brown comme principale influence, ils le reprenaient sur scène, le côté groove, le truc qui tourne comme ils le faisaient ou d’autres, c’est un truc qui je pense doit se’ sentir. On essaie en même temps de faire une musique dansante, dansable !? Dansante plus que dansable. Je crois que c’est un truc à quoi on aimerait tendre. A la fois mélanger ce côté punk rock un peu dur et le côté dansant du rythm’n’blues.

 Sinon, dernièrement vous avez sorti un 45 tours que je trouve éclectique puisqu’il y a un morceau punk-rock hyper rapide et un stoner. C’est un choix pour montrer les différentes palettes du groupe ?

Ouais, non … tu le ressens stoner, nous on a pas voulu le jouer d’une manière … en plus c’est un morceau de Roky Erickson, c’était le chanteur du 13th Floor Elevator, des texans, et après il a fait quelques disques en solo, notamment sur New Rose à l’époque, où il parle de monstres, de vampires … c’est un allumé total et « Bermuda » c’est toujours un truc mystérieux, le triangle des Bermudes … On l’a joué avec le même son que les autres morceaux, on n’a pas mis de son spécial … parce qu’on a fait une version avec cloche et fuzz d’un morceau à nous que l’on va essayer de sortir, on ne sait pas encore. On voudrait que ce soit un label allemand ou américain, on va voir.

 Radio Blast ?

Pourquoi pas. Mais bon, se serait pas mal, mais on verra. Après, il y a un morceau de l’album sur le 45 tours, « Kinky Pussy » très stoogien, mélanger DMZ/Stooges et après le morceau rapide on ne l’a jouer qu’une fois, c’est le jour où on l’a enregistré. C’était parti d’un délire, j’avais fait le morceau en me disant auparavant « on va le jouer avec des invités », notamment les Magnétix et Olivier l’ex-guitariste des Tv Killers. Donc c’était parti pour le faire avec un max de gens et puis on ne l’a fait qu’à trois, c’est déjà bien. Ca peut montrer le fait qu’on aime pleins de trucs et qu’on peut faire un morceau plus guilt-rock, un morceau plus punk-rock et un morceau plus seventies, voilà. Ce n’est pas fait exprès, c’est comme ça.

 L’album vient de sortir, mais avez-vous d’autres projets ?

L’album vient de sortir mais il a déjà été réédité, c’est pas mal. Ce n’était édité qu’en 500 exemplaires, on ne va pas dire non plus … ça fait le mec « Wahou » … non, on en a vendu 500, ce qui est déjà pas mal. Il va sortir en vinyle chez Safety Pin, normalement avant la sortie du fanzine. Il  y aura une autre pochette et une reprise des Turbonegro. On a le 45 tours dont on parlait tout à l’heure mais qu’on n’a pas dealé, on va voir où c’est qu’on peut le caser. Après, on doit avoir un morceau sur une compil « Fistful of Rock’n’Roll », c’est des compils faites par le guitariste d’Electric Frankenstein. Il y a treize volumes dont treize à seize groupes par volume, c’est toute la scène « high energy rock’n’roll » d’aujourd’hui, du punk au stoner, toute cette scène. Pas grand chose de plus parce que de toute façon des morceaux on n’en a plus … on verra.

 Vous allez pas mal tourné au vu des dates sur Internet et autres ?

On en a pas mal en Avril en France, après on a un projet qui commence à se concrétiser qui est de tourner en Scandinavie fin juin avec les Tv Men de Rennes, c’est eux qui nous embarquent dans leurs bagages et puis on va sûrement jouer avec les groupes du coin tels que les Dontcares, Puffball, peut-être les Peepshows, je ne sais pas … sur une ou deux dates. Après, cet été on fait un festival à Montpellier, le festival « Attitude » où il y aura Sin City Six, peut-être Sonny Vincent et les ex Buckweeds, il y aura pas mal de groupes et peut-être des grosses têtes d’affiches, mais ça on verra. Après, c’est le gros morceau, en Octobre on a une tournée de trois semaines et demi en Europe avec un groupe américain qui s’appelle Ex Impossible, qui n’est pas très connu, pas du tout même et qui se revendique Stooges/MC5/New York Dolls, ce qui va parfaitement avec le Jerry. On devrait faire la Belgique, l’Hollande, l’Allemagne, la Slovénie, la Suisse, l’Italie et l’Espagne, ça suffira ! Et après, on enregistrera sûrement un autre album.

Tu viens de citer le NYDolls, la pochette de « Kinky Pussy », ce n’est pas un clin d’œil ?

Pas forcément, mais c’est vrai que c’est eux qui ont posé les bases du glam rock, on pourrait penser que « Porn to the Bayou » était très glam. On aime bien le délire et en même temps l’image correspond à ce qu’il y a dans la galette. Tu regardes, tu te dis merde !, et puis tu écoutes et ça correspond bien. C’est bien le visuel, moi j’aime bien, torcher comme il faut le visuel. Je trouve ça important, moi j’aime les beaux disques, je trouve ça beau, plutôt rigolo.

 Tu ne trouves pas que ça se passe plutôt bien pour les groupes de garage français actuellement ?

Ça dépend de ce que tu entends par garage. Garage, ça peut être du punk’rock’n’roll … tous ce qui est garage c’est en gros ce qui n’est pas street-punk et punk plus dur. A ce moment-là, c’est clair, on peut dire que ça va mieux. Rien qu’à Toulouse on le voit, il y a plus de gens aux concerts qu’il y a deux ans, mêmes trois ou quatre. Il y a quelques assos, un petit circuit. Les gens se sont serrer les coudes quand ça allait mal et aujourd’hui il y a un petit circuit, c’est plus facile de tourner, tu as quelques groupes qui apparaissent. Même à Toulouse, il y a des groupes qui reviennent. On va trouver des groupes pour faire les premières parties, ça veut dire qu’il y a des petits groupes qui commencent à se greffer là-dessus. Et puis même, il y a un changement de mentalité sur les gens qui ont pris cette vague Flaming’Groovies, Stooges … on en revient toujours aux mêmes, ou bien avant avec les Rolling Stones ( précisons du début )  et tous les groupes de ce genre. Les mecs qui ont la quarantaine recommencent à s’intéresser, à venir aux concerts. Il y a aussi le fait que les Hellacopters soient sur Universal . On est pour ou contre, c’est une tendance mais en tout cas les mecs ne se trompent pas, ils savent qu’il y a un marché. En France, on ne fait pas défaut à ce truc. Il y a quand même un public pour ce genre de musiques et les plus vieux osent écouter. Bon, il y a des blasés : « on ne fera pas mieux que ce qui a déjà été fait ». Ce qui manque, c’est des jeunes de vingt balais … Il y en a quelques-uns grâce aux New Bomb Turks et les autres qui sont là. Des fois tu entends des remarques : « ça tue vraiment » ou « qu’est-ce que c’est ce truc ? » …

 

L’interview se termine comme ça, le reste n’intéressant personne.

 

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Cette interview est en en fait celle de Gilles, qui s'occupait du défunt label de punkhc Ape. Au départ, je voulais juste faire un historique d'Ape, mais comme maintenant il s'occupe de Spurt et a participé à l'enregistrement de plusieurs disques (regardez bien les pochettes de vos skeuds), et bien cette interview parle de tout ça.

1) Peux tu faire un petit historique d'Ape records ? Quelles conclusions tires tu de cette expérience ?

Tout d'abord bonjour a tous, et merci à toi pour m'avoir envoyé cette interview. Alors comment est né Ape records ? Pour répondre à cette question je dois quelque peu revenir dans le passé et parler de mon arrivé dans la scène. A l'age de 19 ans, à l'époque ou mes idées politiques sont devenues importantes, je me suis mis à faire de la politique. Je suis devenu militant à la JCR, au SCALP et de surcroît Redskin. Alors évidemment il n'était plus question pour moi de faire simplement du rock mais plutôt une musique militante. C'est à ce moment qu'avec des copains militants nous avons fait un groupe de punk rock, assez intransigeant politiquement (anti-fa, anti-bourgeois...). Pour ce temps là je ne connaissais absolument pas la scène Hard-core-Punk D.I.Y. Je n'écoutais que les groupes punks, punk rock, ska et psycho que l'on trouvait dans le circuit commercial classique. Ce qui m'amène au sujet initial à savoir que pour moi faire un disque c'était quelque chose de magique qui n'arrivait qu'aux ´ rocks stars ', et qui ne serait jamais possible pour nous. Ensuite la vague Hard-Core est arrivé sur Orléans. Avec le fameux garage. J'ai commencè à écouter du Hard core et à cet même époque nous avons formé Escape (1992). Pour moi et d'autres copains, la scène Hard-core DIY représentait tout ce que nous attendions en terme d'idéologie. Plusieurs de mes amis de la JCR (redskins également) sont devenu actifs dans la scène ; (notamment josé et rodrigo de Autonomia Indigena). Nous avons tous les trois rangé au placard les panoplies de Redskin, les pogos violent et notre arrogance militante, pour devenir, selon les individus, plus ou moins straight edge, et/ou végétariens, vegans, anti pogo, pro féministe, anti-spé, libertaires... C'est donc en découvrant ce monde dans le monde dans le monde que je me suis aperçu que l'on avait besoin d'aucune grosse machine commerciale pour sortir un disque. J'ai donc eu envi de sortir un ep d'escape (dans lequel je jouais) ce qui engendra la création du label Ape. Au départ j'étais seul. Et puis j'ai trouvé ce nom, qui signifiait que nous n'étions rien de plus que des grands singes, et qu'il fallait faire avec. Et puis très vite kathleen m'a aidé a faire du courrier, elle s'est prise au jeu de la correspondance (qui est plutôt gratifiante), pour faire parti intégrante de Ape. Ensuite deux amis nous ont rejoins pour faire la parti distro, c'était yves et stéphanie de Tours qui faisaient Ape distrib. Ils nous ont quitté quelques temps après, pour quitter définitivement la scène. Donc le premier disque est sorti, avec son cortège de rencontres, et notamment Tromatism, qui cherchaient quelqu'un pour sortir leur premier disque. Ils nous ont fait confiance, et le disque est sorti (financé par eux), distribué par nous. Durant ces années voici ce que Ape a sorti :

 Ep de Escape

Ep de Tromatism,

K7 live de Disaffect,

K7 totale d'Escape,

K7 de Los Crudos,

démo K7 d'Anomie,

Ep de Coexist,

split LP Anomie/Peace of mind,

split Ep Anomie/Peu être

Ep de Autonomia Indigena.

Nous avons également fait une distro de tee-shirts de groupes et de tee-shirts politiques. Nous avions un petit atelier de sérigraphie (une couleur). Nous avons organisé des concerts, des tournées pour d'autres groupes, conduits des groupes en tournée en Europe (car nous avions un van 9 places). Notre vie était exclusivement tournée vers la scène. Tout ceci sait étalé de 92 à 96 date à laquelle kathleen et moi en avions assez des contraintes de la distro. Nous devenions moins assidus à répondre, les gens rageaient (à raison), car ils recevaient les colis je ne sais combien de temps plus tard. Et nous avons arrêté. Trop d'activité à créé une overdose. Et puis nous nous sommes lassé des polémiques, du nombrilisme, et de l'arrogance pseudo-politique de la scène. Tu sais : plus tu fais de choses et plus tu t'exposes aux critiques. Tu as beau être toujours le même, être honnête par rapport à ta personnalité, tes défauts (je n'ai jamais caché avoir été un redskin bourrin par exemple), il se passe toujours cette chose : les gens t'idéalisent, t'es un demi-dieux parce que tu fais ceci, cela, que tu as vu tous ces groupes en concert, que tu as connu tel mec et tel autre de tel label, que tu as fais un super disque, écrit des supers textes et puis du jour au lendemain tu peux devenir l'ennemi à abattre (soit disant pour des raisons politico- personnelles). Mais tu t'aperçois qu'il y a un soupçon de jalousie, quelques grammes d'aigreur, et une bonne dose de peacy policage. Et que bien souvent les peacy policeman de la scène sont des gens qui n'ont jamais rien fait pour faire changer le monde en dehors de sortir des disques pour le  'sous ghetto emo du ghetto Hard core'. Ici les gens règlent leurs problèmes d'individus à coup d'arguments politiques, puisé dans ta vie privée, et quand tu sais que ta vie privée ce résume à tes activités dans la scène tu t'aperçoit que tu es nu. Voici ce qui nous a usé, et ce qui m'a fait prendre du recul.

2) Qu'est-il arrivé au second EP de Tromatism qui devait sortir il y a 4/5 ans ?

Le second Ep de Tromatism n'est pas sorti pour différents problèmes techniques. Dans un premier temps le DAT à été perdu, il a fallut presque un an pour en récupérer une copie. Lorsque la copie est arrivé, elle avait un son déplorable avec un problème de phase énorme, ce qui rendait son utilisation impossible. Les membres de troma on donc décidé de remettre la sortie d'un disque à plus tard.

3) Tu jouais dans Escape puis dans Anomie, n'est ce pas une forte tendance dans le punk hc que les gens qui font un label, un zine ou de la distro jouent dans un groupe ? Est ce que ça ne renforce pas l'aspect confidentiel de ce genre de musique ? As tu un groupe maintenant ?

En fait la plus part des gens investi dans la scène font autre chose. Un groupe, un zine, organisent des concerts. Tu as du t'apercevoir que lorsqu'on parle de quelqu'un c'est ´ untel du groupe machin, ou bidule du fanzine truc'. Quelqu'un qui ne fait rien de précis dans la scène n'existe pas. On interview jamais les gens qui ne font rien de précis. Et pour tant je connais pas mal de gens qui vont aux concerts de puis longtemps partage les idées, achètent des disques et des zines, mais ils ne font rien de plus donc ne sont rien. Alors pourquoi ? Peut être est-ce du à l'essence même de la scène. Dans Do It Yourself il y a Do It (le faire), alors si tu ne fais rien : a quoi bon !!! (Suggestion d'explication). Alors je crois que si beaucoup de gens qui font un label font un groupe, c'est parce qu'ils faisaient un groupe au départ, et que certains des membres se sont dit, faisons le nous même (ce disque), et puis une fois le label commencé, et l'accoutumance enclenchée, tu te mets à sortir les disques des copains... Alors savoir si cela renforce le coté confidentiel : je ne penses pas que ce soit cette raison qui fasse que c'est confidentiel. Pour moi c'est peut-être plus le fait que la scène à peur d'être rachetée comme on pu l'être d'autres mouvements musicaux, et qu'elle se protège des éventuels vendus, qu'elle cherche la confidentialité, elle se cache. Voir des articles sur des groupes de la scène dans des magazines nationaux (genre rock sound) choque. Ne serait-ce pas plutôt ces raisons qui poussent à la confidentialité ??? (question ouverte) Depuis Anomie, nous n'avons pas arrÍté une seconde de faire des groupes, avec notre petite bande d'Orléans. Il y a eut An att‚, Leka tchipa, Anitza, Ulriche, Acmesthèsia... Aujourdíhui nous continuons un groupe d'émo accoustique (deux guitares folk, un violoncelle, et deux chants). Nous avons aussi un projet studio avec l'ensemble des membres d'Anomie (excepté la chanteuse) et donc une nouvelle chanteuse. Nous nous faisons plaisir, comme cela à toujours été.

4) Tu as enregistré pas mal de disques (en tant que preneur de son), es tu professionnel ? As tu un studio ? Comment ça marche ? Tu continues ?

Oui j'ai enregistré pas mal de disques, mais je ne suis pas professionnel au sens ou je n'en vis pas. Ce qui m'a fait commencer à enregistrer sont les mêmes raisons qui m'ont poussées à faire un label... Fais le toi même( DIY). Alors avec mes économies de job d'été j'ai acheté un peu de matériel (en 92 je crois), et j'ai proposé aux groupes de la scène de les enregistrer dans le sous sol ou nous répétions, mais aussi des fois chez eux (comme le mémorable enregistrement de Finger Print, dans la chambre des parents du batteur pour la ´ cabine mix ', et la chambre du batteur pour les prises instruments, à Mantes dans un lotissement). Comme je proposais des enregistrements à 350 Fr. Jour, beaucoup de gens venait sonner à ma porte, et puis je faisait parti de la scène : alors !!! Et puis jíai acheté toujours plus de matos, pour finir en 16 pistes numériques (j'enregistrai des tas de groupes de rock, reggae et autres d'Orléans et alentours pour gagner un peu de fric, en général je rachetai du matos avec). Ensuite il y a trois ans alors que mes études arrivaient à leur terme, je me demandais bien ce que j'allais pouvoir faire. J'ai monté un studio associatif à Tours, j'ai investi un peu de fric et de temps (les copains m'ont aidé), et nous avons rempli des dossiers pour créer un emploi jeunes, ça à été refusé, la rentabilité du projet ne devenant plus possible, j'ai tout arrété. Aujourd'hui j'enregistre toujours mais dans le studio d'un ami, et seulement pour le plaisir, nous et les amis.

5) Tu t'occupes maintenant de Spurt rec., pourquoi ne pas avoir continué Ape ? Comptes tu rester dans la même ligne musicale ?

Et bien parce que Ape ne correspondait plus à ce que je suis aujourd'hui, et à ce que je voulais faire. Aujourd'hui je fais un label en loisir je m'en occupe quand j'ai le temps (pas souvent). En fait ce qui me plait aujourd'hui c'est de participer à une alternative sans me prendre la tête. Pour l'orientation musicale, cela n'a pas d'importance. Le premier disque c'était du métal, parce que shedding sont des amis de longue date. Le prochain Anomie, c'est parce que nous pensons (les trois membres d'Anomie restant) que ce serait dommage de ne pas permettre aux gens de redécouvrir des titres qui sont passés inaperçus pour des problèmes de distribution. Et après ce sera peut-être notre groupe d'emo folk... Du moment que ce sont des amis, que la musique et la démarche me semble en valoir la peine (les critères ??? : subjectifs !!! : les miens)

6) Pour l'instant deux CDs sont sortis sur Spurt, pourquoi pas des vinyles ?

Tout simplement pour des raisons financières. Personnellement si j'ai le choix, je préfère acheter un vinyle. Mais le comportement des gens est différent aujourd'hui, beaucoup des plus jeunes n'ont pas de platine vinyle. L'idéal serait de sortir les deux comme font beaucoup de labels. Mais personnellement ma vie n'est qu'un énorme problème de thunes depuis plusieurs années, alors j'ai choisis l'économie et la facilité. Sortir un Album CD à 500 ex. coute deux fois moins cher que 500 LP vinyles.

7) Par rapport au CD discographie d'Anomie, y a t il eu une demande ou l'as tu sorti pour faire (re)dècouvrir ce groupe ? Que pense tu des sorties de plus en plus fréquentes de CD disco ?

J'ai un peu répondu tout à l'heure. Je pense qu'il y a une demande, mais le seul motif qui nous fait ressortir ce CD, c'est que nous avons passé beaucoup de temps à créer ces morceaux à les enregistrer, ça à été une période importante de notre vie, et nous (rémi, john, et moi) avions envie d'immortaliser notre travail sur un disque, égoïstement en sorte. Et de le faire partager ne fera que renforcer notre ego. Alors soyons honnête faire de la musique même dans  la 'scène' est une démarche égoïste, il s'agit de ce faire plaisir : ALLONS-Y !!! pour ce qui est des sortis de CD discographie, je trouve ça génial, car il y a toujours quelques morceaux sur une compil que personne n'a jamais vu que tíes bien content de retrouver sur le CD disco. Et puis c'est pratique lorsque tu aimes un groupe, il n'y a qu'a mettre le CD et tu peux tout écouter d'un trait.

8) Pour conclure, des conseils ‡ donner aux gens qui voudraient se lancer dans la production ? et... c'est quoi l'émocore ?

Eh bien mon conseil est simple : si vous êtes travailleur, courageux, assidu : allez-y, sinon laissez tomber. C'est idyllique de l'extérieur mais en fait beaucoup de gens finissent (presque : yann Boisléve est toujours là !!!) par arrêter car c'est des heures de courriers tous les soirs, avec le risque de perdre de la thune à chaque disque. Sinon, si vous êtes un peu inconscient : faites le c'est une expérience humainement riche, formidable !!! L'émo-core : pour moi c'est un des nombreux styles musicaux de la scène punk hard core, comme le NY HC, le SXE, le old school, le crust, le power violence, le grind... Alors c'est vrai en dehors de la musique elle-même des tas de stéréotypes se greffent (comme dans les autres styles susnommés). Ne serait-ce pas du au fait que l'on va vers un style de hard-core en fonction de sa personnalité propre ??? j'aime bien l'émo pour ses émotions pleurnichardes, le reste je m'en moque. Beaucoup de mes amis de la scène détestent l'émo, et c'est génial car ça nous fait plein de sujets (toujours le même en fait) pour nous lancer des vannes ! Merci pour ton interview, bonne continuation et longue vie à votre zine.

SPURT 15 rue des Coteaux / 37370 Saint Paterne / www.spurt-records.com

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PEQENA ORUGA MECANICA « Formas de Violencia » MNCD La Idea/Invisible/Nastasis
Les gens qui apprécient le punk hc espagnol ne seront pas dépaysés avec ce groupe qui pourrait faire des fois penser à Sozieda Alkoholica avec quelques passages plus mélodiques. A noter que le livret est très jolis, avec textes d’inspiration révolutionnaire de rigueur en espagnol avec traduction en anglais.

FOREIGN LEGION « Punk Rock Jukebox » EP Cargo/DSS

Un nom de merde et quand t’es punk t’as pas du tout envie d’écouter, et puis on te dis : « Non, rien à voir avec des fafs de merde », alors t’écoute et tu découvres trois titres punk rock dans la lignée Lower Class Brats avec une basse qui donne de l’ampleur aux compos. Un insert comme d’habitude pour DSS, c ‘est à dire assez léger, avec une face photo et une face parole. A écouter sans arrière pensée.

STYRIAN BOOTBOYS EP Cargo/DSS

A la première note, tu capte que c’est du gros neuski anti-faf genre Loikaemie, à part qu’ils viennent d’Autriche. Quatre titres quatre hits avec un chant hyper grave et des cœurs plus médiums bien placés, appuyés par des rythmes lourds, puissants et hargneux. On trouve trois textes sur quatre dans l’insert. Un morceau est dédié au mouvement Spirit Of 69, aller, je me le re écoute de suite oi !oi !oi ! Euuuh !…Spirit of 69 est de Poblër United.

BACKSLIDE« OI ! Fuckin’ Destroy » EP Cargo/DSS
Décidément Cargo et DSS aiment bien les skins et les punks engagés anti-fafs, tant mieux pour nous. Quatre titres street punk mi tempo avec deux titres chantés en anglais et deux autres en allemand. Bon, c’est pas mal, mais ça casse pas des briques. Préférence pour le titre Nür Du Allein bien oi !. Un groupe qui risque de se bonnifier avec le temps.

VANILLA MUFFINS
« Sugar OI ! Come On » EP Cargo/DSS

Dernier EP en date de ce trio suisse qui sont pour ma part les Cock Sparers de notre époque. Trois titres comme à leur accoutumé, mi-tempo au chant mélodique qui donne de la légèreté aux compositions. Pour ceux qui aiment Vanilla, ils ne seront pas déçus, par contre je n’ai rien compris au texte du titre Sugar OI ! Come On, va savoir si c’est la réalité ou de l’humour…

SIN DIOS « …Mas de diez anos de autogestion » Video La Idea/CNT/Potencial Hard core

14 titres en live (le même enregistrement que Solidaridad ?) issus des albums d’avant Ingobernables (donc avec l’ancien bassiste) pour le son, et des images de deux concerts mélangées avec des images d’émeutes, le plus souvent (on dira ce qu’on voudra, mais ça fait toujours plaisir de voir des CRS se faire exploser), ou d’archives pour le titre 1936… et à la fin la chanson Ingobernables en clip, le tout entrecoupé d’interviews (en espagnol) avec le guitariste et le batteur. Ca dure ¾ d’heure, c’est évidemment pas cher (1000ptas maxi), bénéfices reversés à la section audiovisuelle de la CNT (si j’ai bien compris), et surtout très bonne qualité.

MORE DEAD COPS
CompilCd Maloka/Boisleve/El Trasgo

Ce CD regroupe la compil’ de l’époque ‘More Dead Cops’ et un autre album, (si j’ai bien tout compris) de ce fameux groupe de punk rock nargueur nord-américain, une référence dans le genre même. On pourra donc écouter en deux versions différentes le classique ‘John Wayne Was A Nazi’. Comme d’hab pas cher, belle pochette et livret consistant avec textes…

MUMIA ABU JAMAL CompilCD 100f pc c/o Conscience et culture 16 rue Gabriel Perry 94200 Ivry sur Seine
Je croyais qu’il y avait Kochise sur cette compil, en fait il s’agit de Cochise ( rap), d’ailleurs il s’agit surtout de musiques noires avec de la musique africaine (Youcef), du rap (Assassin et Tairo, Gelem, Boogotop, Synopsis) du reggae/ragga ( Baobab, Uroy, Saï Saï, Mister Gang, Tooni), de la chanson (Bratsch, Pierredon..) et la Brigada qui font Chicanos, le tout surtout chanté en français ; C’est un peu cher mais CC garantissent que tous les bénéfices (environ 70 f par CD) iront directement aux avocats de MAJ.

GOTHIC/FAST FORWARD/FLEUR Split Tape Symbolic Prod
Gothic commence avec un brutal death tirant grind de grande qualité, avec quelques passages hc ou autre (c’est assez varié en plus !). C’est vraiment un groupe qui tue tout. D’ailleurs ce n’est pas par hasard que la presse ‘spécialisée’ commerciale a du s’y pencher dessus. Ca enchaîne par Fast Forward, techno grind avec guitare et hurlements, à la voodoo'z me souffle t’on, c’est vraiment très très extrême sans être de la bouillie. Sur l’autre face on a Fleur, un gars tout seul chant/guitare/boite à rythme (synthé ?), la zique est assez variée, dés fois un peu métal, dés fois ça fait penser à Costes (sauf que là c’est écoutable), d’autre fois à autre choses.. En tout cas bien barré et en français.
Donc une très bonne k7 et le son est très bon puisqu’il s’agit en fait d’une compilation de différents enregistrements des groupes.

PLEASURE OF SEXUAL PERVERSITY V/A K7 Symbolic Prod
c/o Mathieu Bruno, 46 avenue de Manchester, Appt14,08000 Charleville-Mezieres
Forcement une compil’ de grind core avec un nom comme ça. Quatre groupes se partagent cette cassette d’une heure : Inhumate (assez metal), Depraved, Mucupurulent (l’un des morceaux est tiré de leur excellent split avec Cabal) et Traumatism (rien à voir avec Tromatism). C’est tout à fait écoutable, le son est bon, alors pour 20 balles pc pourquoi se priver ? Il y en a encore plein comme ça à la même adresse.

LUCHA DE CLASES « Estadode Necesidad » La Idea/Sentimiendos/Sur Libertario
Clair comme nom ? Donc là il s’agit de (anarcho) punk assez gras avec des tendances métal, sinon c’est évidemment très bon si on accroche aux choses plutôt lourdes, production excellente etc etc. A noter ici aussi un livret très joli en couleur, avec textes en espagnols traduits en anglais blah blah blah que dire de plus ?

LES GROSSES MERDES « …Vous Emmerdent » DemoCD 3CRC
Qu’est ce que vous voulez faire avec un nom pareil ? Du punk, bon oui d’accord…26 chansons en 20 minutes pour un mélange éthylique des productions Chaos et de René Binamé premières époque (dont ils reprennent d’ailleurs c’est fini), et comme il y a une partie studio (oui enfin studio c’est vite dit.. Certains ont été enregistrés à la CNT AIT de bordeaux ! ! Ce qui ne veut pas dire que l’anarcho-syndicalisme est devenue une grosse merde) et l’autre live (ils font des concerts ! ! !Rassurez vous, ils jouent masqués) y’à pas mal de titres en double. Allez, 30 boules à 3CRC et vous pourrez agrémenter vos soirées picon bière. Il me tarde de les voir histoire de brailler ivre Révolte de Sébastien Faure (et non pas Révolution de René Binamé comme c’est écrit sur le ‘livret’) ! Le pied !

GRIND CORE FREE PARTY Vidéo Vendredi 13/Lombricus
En septembre dernier une secte d’adorateurs du Bruit s’étaient réunie dans la montagne, une vidéo de deux heures a pu être retrouvée... On retrouve donc les activistes locaux :Tekken (impossible d’y échapper !), Crabounouse, Tennis Bastard, Akuma (assez métal), Anal Rip, Hypoptalasias (il n’y en a que deux minutes, dommage, en plus ça coupe juste avant qu’ils reprennent Nazi Punks Fuck Off ! !), Trash Nasty (assez métal aussi) et Necrocult (carrément Black). C’est filmé avec une caméra (=pas de montage, prise son directe), qualité ça va. Bon on voit les groupes qui jouent sous trois lampions avec plus ou moins des gens autour, rien de bien transcendant, mais c’est sympa de distribuer des vidéos comme ça (non profit).

DEATH BURING “Eaten Machine” DemoCD Autoprod
Sous une pochette classieuse se trouve le nouveau méfait de la Auch City Crew, toujours du crust, un peu lourd et assez lent mais lorgnant plus vers le Death ce coup ci (à l’image de la pochette qui me rappelle un album de Leming Project). Voilà, je crois qu’il n’est pas nécessaire de rajouter quelque chose, tout le monde aura compris à quoi on a affaire.
C/o Iterbeke Cyril, 8 rue Alsace Lorraine, 32700 Lectoure.


VIRTUAL CONTROLLER
« The rest of » DemoK7 Vendredi 13

Vendredi 13, ça paye pas de mine comme ça, mais faut avouer qu’il enchaîne et surtout même si VC ça ressemble plus à une blague de musiciens de différents groupes ( musique électronique avec chant en français avec du saxo ou des passages top fun disco ou heavy trash avec hommage à Judas Priest, Rob Halford doit se retourner dans sa tombe. Comment, il est pas mort ?) c’est vachement bien foutu et la production est excellente. Idéal pour égayer vos soirées.

PRIME CUT / TEKKEN
Split DemoK7 Vendredi 13

PC c’est du hard core moderne carré et costaud et son correct. Serait ce le premier groupe à faire de la musique au sérieux sur Vendredi 13 ? En tout cas c’est encore le seul puisque ça enchaine avec Tekken, bon, qu’est ce que vous voulez que je vous dise, j’en ai marre de chroniquer du Tekken moi. Là c’est du live (sisi ils font des concerts, il parait même qu’il y a des gens qui vont les voir ! Rassurrez vous, ça dure jamais longtemps).

HHH Complete Discography 1985-1993 Boisleve/Ratbone/Six Two Five Trashcore
Aller, on enchaîne les rééditions, avec cet excellent groupe espagnol. Il s’agit de punkhc tirant trash, basique assez fun dans l’ensemble (ils se foutent la gueule à Nirvana sur un titre), et quelques relents heavy old school (avec un hommage galopant sur ‘El heavy no es violencia’ qui devrait rappeler de bonnes vieilles sensations à plus d’un), et un coté plus crust en live. Le son est bien dans l’esprit, pas pourri mais pas excessivement précis, et ça suffit amplement ! Il paraît même qu’un enregistrement a été effectué avec une guitare à deux cordes ! Donc l’intégrale et même plus en 105 titres sur deux CDs dans un superbe digipack, là encore on se fout pas Il paraît même qu’un enregistrement a été effectué avec une guitare à deux cordes ! Donc l’intégrale et même plus en 105 titres sur deux CDs dans un superbe digipack, là encore on se fout pas notre gueule. (+livret avec textes intéressants en espagnols traduits en anglais etc)

VOMIT FOR BREAKFAST EP Revolution
Et c’est repartis pour deux face de power griding fuck violence as fun’n’destroy, guitare/batterie, ça va vite et ça hurle (deux chants différents ..en moyenne). Pour le coup la production est nettement supérieure aux précédentes et la musique s’est étoffée, en fait ça tire plus sur le grind. Donc ça évolue et c’est toujours aussi bon. L’artwork du EP est très soigné.

PETROGRAD “a.b.c.” Active/Boisleve/Falling Down/ya Basta/Paranoia/Stonehenge/Civilizacion Violenta/Pozoin
Album de soutien à l’Anarchist Black Cross comme son nom l’indique, avec joli et épais livret en anglais. Pas mal de productions sont en soutien à cette organisation en ce moment, et on va pas s’en plaindre. Ce groupe Hollandais propose du pop punk tranquille avec parfois du piano, et des choses électroniques, mais toujours tranquilles, à la fin. C’est très bien fait mais donc à conseiller aux gens qui veulent être au calme. évidemment, on ne peut qu’apprécier la présence d’autre choses que du punk bourrin dans les circuits non profits et militants.

NO MENTAL EFFORT nº 4

Ce vidéozine d’une heure propose cette fois ci : extrait de concert et interview de Neurosis, un tour report avec Vomi For Breakfast et des reports de Luzy (pekatralatak, 20mn de chaos, Garce, VFB, John Holmes, La Fraction) et de Saint Feliz (with Love, Hopeful, Knut, Burning Heads, E150) et un peu de skate. Voilà, sinon c’est de mieux en mieux fait (sisi, ça peut) niveau filmage/montage/copie, c’est vraiment terrible. On peut juste regretter qu’avec deux comptes rendus de festivals ça dure pas deux fois plus longtemps, pasqu’y a que quelques rares morceaux en entier sur toute la vidéo, et c’est assez frustrant.60f (+port ?) chez Bitschy Arno, 27 rue de l'arbre sec, 69001 Lyon, caillasse@hotmail.com

EIS MNCD 513 prod.
Il paraît que c’est de l’emo-punk, bon pourquoi pas ? Ca commence pas un titre effectivement bien déchiré, autant la musique que les paroles, puis ça enchaîne quatre titres qui ont certes un coté emo indéniable, mais c’est beaucoup plus léger que ce qu’on entend habituellement (ça veut pas dire pas travaillé, ça veut dire pas prise de tête) et surtout des scratch et des samples viennent rajouter une touche d’originalité qui le fait bien. Par exemple les samples de cornemuse, a moins que ce soit du biniou ? Ou de la bombarde ?

ANOMIE Discographie 1994-1997 Spurt
Ce n’est pas la discographie totale puisqu’il n’y a pas les deux morceaux du split avec peu-être, par contre il y a des morceaux de compils et surtout d’un album sorti au Canada et pas distribué en France, donc des inédits en quelques sortent. Sur ces morceaux, le son est très bon et les compos moins brutales que le reste, ça fait plus ‘emo’ dans le sens de ce qu’on a l’habitude d’écouter, et les textes sont plus directement politiques (ex un titre sur Ulrike Meinhoff). Puis viennent les titres du split LP avec Peace of Mind (sauf la chanson en duo et le folk) puis viennent les morceaux de la demo, qui pour moi justifient à eux seuls ce CD. Pour ceux qui apprécient Anomie, y’a un bon paquet de ‘nouveaux’ titres, et pour ceux qui connaissent pas c’est de l’emocore brutal à chant mixte (les hurlements de la chanteuse méritent qu’on s’y arrête) en français avec de bon textes, personnels mais pas psychanalitiques, avec une évolution (à l’envers sur le CD) du son approximatif des débuts à la précision de la fin.

IRONIX « Huma frenezo » Dynamite
Enfin sorti par le mini zine Dynamite après plusieurs mois de retard, et entre temps le groupe a splitté et c’est bien dommage car ces quatre punks et keuponne au look Dick Spikies (que l’on retrouve sur la compil France/Quebec Round 1) nous balancent 6 titres énervés avec un son pour la guitare et le chant qui se rapproche du style punk core américain, mais moins rapide. Des textes en français anglais et esperanto qui parlent de la connerie humaine. Matter la pochette et le livret, qui est excellent. Donc merci à dynamite, sans lui on serait passé à coté d’un super groupe. Et il y a une reprise de defiance, alors...

KOMANDO MORILES. The Best of. NoCo
Espérons que cet compile permettra de faire reconnaître que Komando Moriles est un groupe majeur du ska 90’s bien qu’ils viennent d’Espagne. En effet on peut s’interroger sur les circuits de distributions entre l’Espagne et la France. Alors qu’ils sont presque des stars là bas ils sont quasi inconnus ici. Niveau musique c’est du ska espagnol avec un mélange latino sur quelques titres. Mais le problème c’est que ce style est maintenant classé en tant que « festif » (de façon un peu péjorative) et que dans ses temps de triomphe de groupe bidon à la SKA-P il y en a beaucoup que ça gonflera même avant d’écouter. Donc de la bonne zique pour sautiller partout et pour ceux que le chant en espagnol ne rebute pas. Il y a aussi 3 pistes cd-rom de clips que je n’ai pu visionner ; le livret est quasi inexistant on aurait voulu en savoir plus sur les paroles

HEADWAY / TEKKEN split EP Paperplanecrash - Weewee Records
Ça commence par un très bel instrumental d'HEADWAY de deux minutes, puis comme toutes les belles choses ont une fin ça enchaîne avec le grind'n'roll débridé de TEKKEN, que le destin a fait passer des démos K7 de "Vendredi 13 à un vinyl chez "WeeWee" (mais faut dire que c'est assez pratique quand le destin chante dans le groupe..) La meilleure production, et le fait du vinyle aussi, fait prendre plus au sérieux leur zique , avec des trucs assez originaux dedans...
Enfin ça vous empêchera pas de vous exclamer " qu'ils sont cons les TEKKEN" en écoutant la reprise de AC/DC.J'ai dit que les deux groupes s'enchaînaient parce que le machin n'est pressé que sur une face, donc intérêt pour le collectionneur. La pochette est signé de seb de "la presse à grumeaux, donc intérêt pour l'amateur de graphisme. Donc un skeud plein d'intérêt.

SQUAD 96. Stalag 3. Dialektik records/ Enrages prod.
Album compile avec des inédits pour ce groupe tchèque que les toulousains ont pu voir en concert, Squad doit être le groupe le plus connu venant de là bas. Du punk rock agressif et hargneux avec de bonnes guitares, des chœurs excellents et une voix bien présente. Même si la musique est assez basique et classique, l’attrait pour ce groupe il faut bien le dire, repose sur le fait qu’ils chantent dans leur langue maternel (bien que prononcer à la radio des titres tel que Nenikan zdrhnout ne soit pas évident). Pour les gens comme moi qui n’avait que quelques titres de leur précédent album c’est tout bénef, mais pour ceux qui les avait ça fait chier de payer un album pour deux inédits. Tous les titres sont excellents, un groupe à avoir dans sa discothèque.

100% Papel del WC. Vol 2. V/A
Compile accompagnant le fanzine choniqué dans ses pages. 22 titres qui à coté des « connus » tel que Opcio K 95 ou Ratos de Porao permet de découvrir des super groupes qui n’en sont qu’au stade de la démo ou d’une premiére production. Pratiquement tous les titres sont politisés et ça tape dans tous les styles, anarchopunk, oi !, ska, punk hxc, hxc... Un bon moyen de découverte pour les amateurs du punk espagnol

INTENSIFIED. Cut’n’shut. Grover
Dix années d’existence pour ce groupe anglais, et comme chez Grover on fait les choses bien pour leur anniversaire ils nous offrent un double cd dans un superbe digi-pack. La musique là encore est variée dans le rayon de la musique jamaïcaine et instrumental, le live permet de nous rendre compte de leur présence sur scène dans une folle ambiance (le publique gueule bien derrière). Pour ce qui est du studio 9 nouveaux titres bien calme qui défilent, tous excellent. Entre les deux disques il y a quelques reprises (Skatalites, Ethioppians, Morgan…) ; assurément un des meilleurs groupes de la décennie.

ELECTRODUENDES. Tras la alambrada. EP
C’est un petit groupe barcelonais que nous ne connaissions pas dont les paroles de ce 6 titres sont assez pessimistes mais sur du punk-core pas mal violent avec une voix féminine. La pochette en noir et blanc reflète bien l’esprit du groupe; elle se déplie et laisse place aux paroles

BEACH BEATCHES   Soul Shake Power  Banana Juice
C’est le retour de ces perpignanais sur cd et chez Banana Juice. Ils ont mis en boite 10 titres entre garage-punk et garage rock plus classique avec des relents soul. La voix teigneuse et bien aigu est un plus et c’est bien rythmé et entraînant même si c’est moins sauvage qu’auparavant.
www.multimania.com/bananajuice/

BRATMOBILE   Ladies, Women and Girls  Lookout
A vrai dire je ne sais pas grand chose sur ce groupe hormis que c’est un trio de filles, tu me diras vu le titre … Qui dit girls, dit souvent riot girl et c’est bien le cas. C’est puissamment rock’n’roll même si plutôt mid-tempo dans une lignée Bikini Kill, limite new-yorkais sale. Hum !les chants, puissants et agréable collent bien aux instruments qui, eux , sont chacun bien distincts, avec en plus un orgue qui apparaît de temps en temps et encore une fois c’est un réel plaisir.

PROTEX BLUE  Muscrackin’  Sauf Imprévu
Après l’album parut chez Dialektik c’est avec le soutien de trois labels que le Protex Blue sort déjà son deuxième cd 8 titres toujours dans un registre punk-rock Clashien mais aussi beaucoup beaucoup ska. Il faut donc aimer les deux genre sinon …


ENVY Burning Out the Memories 10’’ Molaire industrie
Ah lala ces japonais, ils peuvent pas s’empêcher de copier ce qui se fait en Europe. Là pour le coup ils mettent des chemises et des shorts et ils pondent un emo intense avec des passages plus jazzy de très bonne facture et sans grande originalité. Les amateurs seront comblés d’autant plus que la pochette en deux parties est très réussie. D’ailleurs j’ai lu ailleurs que c’était un des meilleurs disques édité par un label français ! Comme quoi ça dépend des gens.

LILI Z  Let’s go EP Polly Maggoo
Ce nom ne vous dit rien ? C’est la guitariste des Spalsh 4 & No-Talents (rip). Elle c’est enregistré en solo dans sa salle de bain pour ces trois titres, en 90. C’est donc une réédition limitée en 200 ex. La guitare a un son crade avec reverb, bien entendu sorti d’un ampli à lampe. La voix, elle, fait penser à une héroïne de cartoon américain 50’s qui a l’air pressée. « Let’s go ! »


CONDKOI  L’alboum  Dialektik
En voilà un de disque qu’il étonne. C’est puissamment punk hard core ou hard-core punk, comme vous voulez même si c’est fun sur scène et que le chanteur principal ne manque pas de coffre. Bref, un très bon album de punk hxc. Après il y a des plans reggae/ska. Ne vous en privez pas et allez les voir en concert, là, sa déménage sévère. Pour finir, Condkoï achève avec une pochette dans un genre original, loin de certains mornes clichés ...

UP THE GRRRL  V/A Panx
Panx fait souvent des productions atypiques, et cette compil n’échappe pas à la règle. Il a tout simplement réuni 15 groupes de filles, plutôt jeunes à la vue des photos et qui sont tous plus ou moins punk riot girl, parfois plus punk, grunge, hxc … Les enregistrements sont plus ou moins inégaux, ce qui ne gêne en rien. En tout cas, c’est finalement homogène et ces 31 morceaux prouvent que le Mexique n’est pas en manque de groupes intéressants. Enfin, on apprécie encore une fois les prix 

THE BRISTOLS   Tune In With  Damaged Goods
Avec un nom comme celui-là ce groupe ne peut venir que du Royaume-Uni et compte dans ses rangs une bonne palette d’activistes plus que connus : Liam Watson à la basse que l’on ne présente plus, des Sires, un Kaisers … Tout ce beau monde ne pouvait que pondre un album (le deuxième) dans une lignée garage pop, british beat, psyché (« The beating of my heart ») et girl group, une évidence puisque c’est une femme qui tiens le chant, et quel chant !… En plus le son est bon ,très bon même.
Damaged Goods :

GASOLHEADS Sixty Seconds Swingers 10’’ Lollipop
Ayant déjà parler de ce groupe dans le numéro précédent, je vais faire court. C’est leur deuxième album dispo en 25 cm ou vinyle. C’est toujours dans une veine motor punk garage pas dégueu du tout, proche du précédent avec sûrement plus de moyens vu la qualité du son. Ce qui n’empêche que cet album aussi a été enregistré dans l’urgence. Les morceaux s’enchaînent vite, pas le temps de souffler et c’est ça qui est bon. Ils ont la pêche ces marseillais. Sinon, encore une fois Mezzo signe une bien belle pochette.
25 cm : 65 fpc ; cd : 

KAMIZOL   au doigt et à l’œil  Skalopards Anonymes
Voilà un neuf titres de ces anciens Niet « ta mère en Octobre », que d’ailleurs ils reprennent. Punk hard core viril sur des textes, on va dire bourrin. Le dernier morceau est punk techno core, plus taquet tu peux pas.

FISTFULL OF ROCK’N’ROLL V/A Tee Pee/ Caroline
cette série de compilations est annoncée comme représentant le “high energy” actuel mais faut dire qu’il y a beaucoup de rock qui tâche, de stoner, voire de se que l’on peut considérer comme du hard-rock actuel (Gluecifer, Sonny Vincent Captain Sensible et les frères Asherton, Turbonegro, Nitwitz …). A part ça, les Pluggers sont bien cartonc, il y a un morceau aussi des Tv Killers et les Crime Kaisers peuvent aussi bien plaire aux fans de hard-core.
Tee Pee Records : PO Box 20307 – NY,NY10009 – 9991
www.teepeerecords.com

ALGOLAGNIE / PORC BLEU split LP Maloka
Les Lillois d’Alogolagnie propose un espèce de crust à deux chants assez original, voir la chronique de leur LP quelque part par là. Quand à Porc Bleu c’est du punk tirant aussi un peu crust zarbi mais assez barré, qui rappelle un peu Lucrate Milk dés fois, avec des samples de déclamations fortement sociales et chant mixte surtout féminin. Le livret est évidemment très beau, avec les textes en français, très bien tournés, en tout cas qui élèvent un peu le niveau. Enfin tout simplement le punk est une musique qui peut se transcender et ce disque en est une preuve.

PUNX’RIOT V/A LP Figth 45
Bon ben je crois qu’on tiens là la compil punk de l’année, la liste des groupes devrait suffire : Varukers, Oi Polloi, Substandard, Beergut 100, Disorder, truth Decay, Riot Clone, Detestation, Mass Murderers. Deux titres pour chaque groupe et environ la moitié d’inédits sur un magnifique picture LP pour 35 francs !!(55 fr. avec le port). Chapeau bas pour le prix-et pour le reste.
Un seul petit regret : une feuille avec les textes dessus n’aurait pas coûté plus cher.

50 Ska &Reggae Grover style. V/a. Grover records
Double cd promo de ce super label allemand qui fête ainsi sa cinquantième production. Si vous avez l’intégrale de Grover ça ne sert à rien par contre si vous connaissez un peu ou pas du tout ça vaut le coup de découvrir des pointures tel que Laurel Aitken, Toasters, Malarians, NYSJE... ou bien Frau Doktor, Lord Tanamo pour les moins connus. Deux galettes assez variés mais qui ne s’éloigne pas beaucoup du ska/reggae à la jamaïcaine. Un moyen peu coûteux de découvrir ce style avec des groupes de très grosse envergure il faut bien le dire...

RICO. Symphony/Matilda. Grover. 45t
Le premier titre est un instrumental qui sonne très reggae et qui donne bien envie de sautiller, très cuivré avec la présence d’une flûte traversière. Le second est un super calypso, j’suis pas fan d’habitude mais ça fait du bien par là où ça passe. En plus Rico Rodriguez, tromboniste de profession place quelques notes bien sentie. Allez-y les yeux fermés.

ESCADALO PUBLIKO. La vida en la ciudad. Fobia. EP

4 titres pour ce groupe que j’ai découvert lors d’un voyage en Espagne. A la première écoute on se dit que l’on s’est trompé de vitesse tellement la voix du chanteur semble être au ralenti et à contre temps par rapport à la zique. Voix qui est très grave et se rapproche un peu du grind, la musique reste classique speedé et un peu en arrière plan. Paroles engagées, pochette dépliable en poster, retranscription des textes… Indispensable et féroce pour les amateurs du punk conscient et original.

RUDE RICH AND THE HIGH NOTES Hey Senorita !. Grover. 45t
Groupe hollandais composé d’anciens Mr Review, donc le style ne change pas : du traditionnel. Pour faire les choses simples la face A passe en 45 et la B en 33 ! 3 titres, le premier du nom du 45 est un rocksteady avec des choeurs, le second une reprise de Lee Perry « Melodies of peace » qui n’apporte pas grand chose au schmilblik avec un phrasé ragga, et le troisième un ska excellent mélange des skatalites et de NYSJE qui vous fera danser comme des petits fous ; en plus c’est un live et entendre le public derrière c’est bien excellent. Vivement l’album.

VULGAIRES MACHINS. Regarde le monde. Dialektik records/Enragés productions
Seconde co-prod de Dialektik avec les Enragés le label des Tagada. Ce groupe Québécois dont c’est le second album est très étonnant et on a de la peine à le classer. Niveau musique c’est du Punk rock très mélodique mais sur vitaminés. C’est au niveau des textes et de l’ambiance que ce groupe se démarque de ce qui ce fait en ce moment. Paroles faussement naïves avec une façon de chanter presque enfantine (très belle voix masculine et féminine), des fois c’est assez personnel et d’autres on trouve quelques traces de contestations entre les lignes. Mais à l’image de la pochette certains trouverons ça un peu trop intellectuel et c’est clair qu’il faut faire un effort pour rentrer dedans. Mais au final ça reste accessible et on l’apprécie. Pour les non dogmatiques qui veulent se rafraîchir les oreilles.

SPICY ROOTS. One more. Elmo                                                                                                                            Déjà sachez qu’Elmo est une division de Grover. Un label qui s’ouvre sur d’autres horizons que le traditionnel, et c’est Spicy roots qui s’y colle. Une musique chaude aux accents popisant avec d’autres influences en arrière plan tel le calypso ou le mambo. Les paroles sont légères et assez insouciantes, le son est parfait, le livret comme toujours chez Grover est bien fourni. C’est leur premier album et c’est une réussite, que ce qui à priori ne sont pas fan du ska-pop écoute ils ne seront pas déçu !

NON SERVIUM. Orgullo Obrero. Potential HxC
Groupe de Redskins espagnol qui vient de ? ? ? ? ? ?. Oi ! moderne excellente chanté en espagnol avec tous les thèmes classique de ce courant « Punk/Skins, lutte armée, anti-hippies... ». Paroles très engagés et ouvriériste, ça plaira à la majorité. Le livret est riche de photos avec les mecs du groupe posant sur toutes les coutures avec leurs amis et copines. Mais bon ce groupe à l’air sincère, en plus il y a six francs de chaque cd vendu qui reviennent à un skinhead espagnol qui a des problèmes avec la justice.

CHICHARRICA
. Quiero romper. Potencial HxC
Pochette excellente à l’image de ce groupe pour qui il y a très peu d’espoir pour le futur, mais qui traite des préoccupations sociales (intérim, clandestins...). La musique c’est du punk rock qui sonne punk HxC de temps en temps, classique, speed et très efficace. Il y a aussi des chœurs et le chanteur a l’air d’y croire (c’est pas toujours le cas). Le dernier titre est un flamenco pur jus excellentissime qui traite de la situation dramatique des sans papiers chez nos voisins espagnols. Groupe recommandé et comme pour tout chez Potencial aux alentours de 40/50 francs.


SIN DIOS Ingobernables LP/CD Don’t Belong/La Idea/Potencial HC
Voilà le nouvel album de ces fameux anarcho-syndicalistes madrilène. L’interview vous aura donné un aperçu des textes. Quand à la musique, ils continuent leur évolution naturellement : toujours du punkhc à deux chants avec des passages plus mélodiques très biens sentis, une exécution irréprochable et un son et une production parfaits. Peut être un peu trop d’ailleurs, certains regretterons le son plus roots des vieilles productions, mais se sentiments sera vite dissipé, tellement il est rare d’écouter du punk de cette qualité. Une chanteuse vient pousser une gueulante sur un morceau et sur le CD y’a deux clips tirés de la vidéo, tandis qu’il y a une chanson en plus sur le LP. Il va de soit que le livret est énorme et le prix minimal. Un groupe dont on ne peut pas passer à coter.

INNER TERRESTRIAL Live LP Maloka/IT!
Ceci est la réédition en vinyle du CD live de ce groupe anglais Bien que seul le batteur soit un ancien membre de Conflict, ça y ressemble fortement, surtout aux passages ska/dub de ces derniers, car il s’agit ici de ska reggae dub punk (rajouter évidemment anarcho quelque part dedans). Et j’ai adoré ça alors que normalement je sort mon P38 quand j’entends le mot reggae et consort. Le son est excellent et la musique est en même temps calme et entraînante avec des passages très rageurs mais toujours posés, enfin la référence à Conflict devrait suffire. Vivement le 10’’ prévu sur Maloka.

DAHUGAROU Plaine Lune Mncddemo Pas le contact sous la main, désolé, contactez nous.
Ce groupe de la région oscille entre le Derrick’n’roll et le punk’n’drole, c’est à dire du punk frais et rapide et fun, qui pourrait rappeler les sherrif, en plus aigu toutefois. Si vous en avez assez de tous ces gens qui hurlent parce qu’ils sont pas contents, ce disque est pour vous. 6 titres studios et un live, son très correct. Pochette soignée (héhé).

THE BLACK HAND Pulling Your Strings 10’’ Scorched Earth Policy
Magnifique dessin sur la pochette et sur un poster inclus, pour ce groupe canadien avec d’ancien Ire dedans. Ca y ressemble en effet beaucoup, mais en plus rapide (ou alors je me suis planté de vitesse! Ça arrive avec la sale habitude de plus la marquer sur les disques), c’est à dire un mélange d’emocore et de black métal de toute beauté et de toute violence.

AU PIED DU MUR
V/A LP Maloka/ We are Gonna Figth

La dernière compil’ de maloka, en soutient à l’Anarchist Black Cross, avec un gros livret imprimé sur papier glacé avec des textes sur des prisonniers en anglais et français et une page par groupe. Coté zique y’a : La Fraction, Sin Dios (une chanson tiré d’ingobernables), Kalashnikov (chanteuse et synthé, très joli), Container Crusties Fom Hell, Kochise (même zique que la chanson de la compil Resistance mais avec autre chant et autre texte), Katastrophobia (inversé avec ¨Phase Terminale sur le disque), Civil Aggression (toujours aussi bon), 20 Mn de Chaos (idem), Anger of Bactéria, Pekatralatak (version avec chanteuse), Die Schwarzen Scaffe, Robotnichka, Cria Cuervos (un titre du mncd), Phase Terminale (ça faisait longtemps qu’on les avaient pas entendus et c’est la grosse claque; un truc super puissant) et Human spark (un peu de finesse dans un monde de brutes). Donc y’en a pour tout le monde, du gros crust à l’anarchopunk en passant par des choses plus calmes. Par contre il est louable de la part de Maloka de vendre ses disques au plus bas prix, mais là la qualité du gravage peut faire défaut sur certains titres, ça dépend de votre platine.

FRANCE/ QUEBEC Vol 2 Split EP Rural Musik
Pour le côté québécois on trouve Loco, du punk rapide avec un chant limite crust, en tout cas assez fou (loco en espagnol) et dont le point reside dans les passages purement heavy metal old school à la gratte. Non, non, n’ayez pas peur, ça passe super bien, enfin j’écoute ça tout les matins. Donc forcement j’ai moins écouté le groupe français, Malaka, punk rock honnête et classique légèrement teinté de ska.

MEDEF INNA BABYLONE Mncd demo www.medefinnababylone.com
Street punk entreprenarial y’a marqué, alors je sais pas si ils sont entrepenarial, mais en matière de zique ça me plutôt penser dés fois à Punk rebelle (sauf les textes et le délire) ou à Tulaviok (sauf les textes aussi et le délire, pareil). Donc du punk parfois teinté de ska et avec une flûte traversière qui vient dés fois se coller par là, c’est assez agréable. Son malheureusement assez moyen.

BURN ON ICE EP Mayo rec
Beurk, c’est deguellasse, y’a des cheveux collés sur la pochette, on en fout partout.. Sinon c’est du hard core puissant assez émotif avec des textes plutôt personnels et un son moyen. Enfin , le plus transcendant dans l’histoire ça reste la pochette.

AUTORITAR / ABUSO SONORO Split EP 
Pour les allemands d’autoritar c’est toujours de power crust de première bourre, avec une excellente mélodie sur le dernier titre, Bastard. Les brésiliens d ‘abuso sonoro, c’est pareil avec une touche un peu plus trash/punk. Un peu plus brésilien quoi.

P38 M.U.C. LP/CD Autonomy rec.(LP) / Disagree (CD)
La pochette et le livret sont très réussi, que ce soit le LP ou le CD. Quand à la zique, c’est de la oi!bien grasse de Marseille, avec des grosses guitares et le chanteur a joué auparavant dans des groupes de hc et ça s’entend. C’est super puissant (quoique un peu lourd à la première écoute) et incontournable pour les amateurs (enfin, pour les spécialistes aussi). Par contre, que les paroles n’est rien d’hautement dialectique, pas de problème, qu’il y ait écrit Fuck Politics, bon, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un dictionnaire chez soit, par contre le texte de poseur de Bombe est non seulement très politique, mais en plus assez extrémiste, alors faudrait voir. Carton rouge aussi pour le texte d’Armoricain. Il y a des lives en bonus sur le Cd et une reprise de Warrior Kids sur le LP.

HELDBACK Kill’em all, Let GodSort’em EP Seven rec, destination rec., Bombdrop rec., Buchannon prod.
Cinq titres de hard core frais et pêchu pour ces suédois, avec une reprise d’une chanson traditionnelle avec des oi!oi! Partout, un mélange entre oi! Et hard core mais pas du tout du oi! Core à l’américaine ou des choses comme ça. Dans le même esprit il y a une chanson de pur hard core sur le SHARP, un mélange intéressant et très réussi. C’est vraiment excellent.

WAITING FOR BETTER DAYS / NO GRACE The new century tour Split EP Nihil love / Walked In Line
Vinyl rose dans un gatefold EP, ce qui est assez rare (le gatefold, pas le vynile). Ce EP fait suite à la tournée commune des deux groupes. Autant Waiting sur scène ça m’avait gavé au bout de trois titres, autant leur emo melo avec textes en anglais et français le fait bien sur skeud. Pour les australiens de No Grace c’est l’inverse, ça cartonne vraiment sur scène donc sur disque un peu moins, mais ça reste du très bon hc énergique et rageur

STOUTNESS Neveshalom Mncd Autoprod.
Cette chronique va être l’occasion de lever une ambiguïté, sur le book y’a marqué trash metal Hc, et c’est ni du trash, ni du metal, ni du hc, et ça ressemble encore moins à SOD ou Coche Bomba. En fait il s’agit de ce que la presse à gros tirage à tour à tour qualifié de power metal, de new metal et maintenant de neo metal : gros son, grosse guitare, gros chant et..ben, voilà c’est tout; Enfin pour un vieux puriste du métal comme moi, s’en est pas vraiment (ou alors Offspring font du punk!!), disons que ça a rien à voir avec les premiers Death (le groupe) ou les premiers Slayer (et rein à voir non plus avec Minor Threat ou Agnostic Front). C’est plutôt proche des derniers Sepultura ou de trucs comme Spliknot (?) ou Korn. L’intérêt ici est qu’un des membre fait le zine Demo Tape et qu’un pu d’activisme ne fait jamais de mal.

HEIMAT LOS Sublima Decontrol 1987 10’’ Pirate
J’ai hésité avant d’acquérir ce skeud, je me disais : « encore un live pirate d’un vieux groupe, ça va être tout pérave, encore un plan thune ». Quelle erreur. Ce live enregistré en Allemagne en 87 donc de ces pionniers du hard core en France est tout simplement excellent ! Le son est bon et puissant mais pas totalement net, ce qui accentue de façon inimitable le coté live (et le coté punk), de plus on sent le public très présent. Un des meilleurs (le meilleur ?)live punk que j’ai jamais entendu. Dépêchez vous, ça a été fait en 500 exemplaires.
Il paraît que va bientôt sortir un CD discographie.

AGAINST YOUR SYSTEM V/A Versus
Ca valait la peine de patienter;quelle claque, rien a jeter, a pochette est sympa avec livret et tout, quel travail ça a du être, plein d’inédits et raretés ,belle représentation de la scène actuelle, tout y est: des groupes français plutôt bretons et vendéens, avec enfin la possibilité d‘écouter les bacchus temple addicts en studio, les nevroses,craft,condkoi etc..il y a des groupes suédois dont incurbed, les ricains de unseen, the varukers, ratos de porao, in the shit etc... ce disque gronde de colère, pas seulement musicale les paroles reflètent bien l' absurdité de ce système pourri.

KATASTROPHOBIA Age Of Aquarius LP Nabate
Superbe gatefold avec le devant doré en relief. Voilà un groupe qui a su prendre ce qu’il y avait de meilleur dans le metal : les pochettes. Je plaisante bien sur. En tout cas ce crust hard core en est fortement teinté avec un son et une musique puissants et rageurs. Une bonne dose d’énergie.

ALGOLAGNIE LP Nabate
                                                                                                                                       Après le split chez Maloka, voici l’album. Le son est beaucoup plus net que sur le split, du crust avec des guitares très claires et pas lourd du tout, très particulier mais très bon. L’alternance chant masculin/féminin (hé oui, c’est une chanteuse, heureusement que c’est écrit, pasque j’avais pas deviné en écoutant le split). Le livret est en couleur avec des supers textes sur les CRS, les pro lifers, mais aussi pas mal d’autocritique très bien sentie. Bref du tout bon !

SKADICHATS. Grève Générale. Stay rude records/ Rural Musik/ Rudeboi ! records. 45t
Une coproduction à trois labels pour le premier 45 de Skadichats. La face A est excellente , c’est de la oi !/punk bien carton avec des paroles bien engagé et des chœurs excellents à ne plus en pouvoir. La face B c’est tous le contraire malheureusement, déjà avec le titre ça commençait mal (Ras l’front). C’est un ska sautillant avec des paroles carrément trop stéréotypés et avec une thématique qui à quand même était largement usée. A quand une chanson halte au ps ? ? En tous cas rien que pour la face a vous pouvez y aller.

SKAMIKAZE !. V/A. NoCo
Une excellente surprise au niveau des productions françaises. On savait que la scéne ska japonaise était riche mais de là à être excellente… Il n’y a pratiquement que du bon et dans tous les styles avec une préférence pour le ska 90’s. Ici point de stars c’est que des groupes que je ne connaissais pas et quand on sait que ce n’est pas évident d’avoir les productions japonaise on ne peut que se ravir de ce genre d’initiative. 21 groupes et vous en aurez largement pour votre argent. Une note de regret pour la spécialité NoCo : livret inexistant 

SKARFACE. Last Music Warriors. NoCo
Tiens donc le livret est cette fois fourni ! 9 éme album donc avec une évolution légère, 20 titres totalement nouveaux ponctués de petits délires. On aime ou on aime pas, les paroles sont cette fois majoritairement chanté en anglais, 2 3 trucs en réponse aux critiques incessantes. C’est quand même le groupe français le plus connu par delà nos frontières qui n’a pas changé sous peine que la mode soit arrivé en force. Conseillé si cela vous plaît habituellement, pour ceux qui boycottent il va falloir aussi le faire avec le label italien KOB qui vient de sortir une compile.

GUEULONS SOUS LES PALMIERS. V/A. Klack !
8 groupes et 26 morceaux pour cette compile niçoise totalement diy (livret photocopié et cd gravé). Les groupes sont totalement hétérogènes il n’y en a pas un pareil ! Un bon outil pour découvrir qu’à Nice il y a aussi des punk-rockers qui se bougent le cul. Quelques morceaux se démarquent d’autres sont totalement surprenant ! Vu le cœur et l’enthousiasme qu’ils mettent, vu le prix (25 balles pc), vous allez me faire le plaisir de soutenir cette initiative en passant commande à : Klack !/Faculté des sciences/ 28 avenue Valrose/06108 Nice cedex 2

BESAK DOGZ. V/A. BD
Une autre compile axé sur une ville et c’est celle de Besançon cette fois ci. La réalisation est beaucoup plus « pro », livret couleur et fourni (une page avec les paroles pour chaque groupe), un son irréprochable. Quelques groupes y figurant commence à bien se faire connaître (Stéroids, second rate…), d’autres ne demande qu’à l’être plus (Lysteria, Munkyposse, Arnak…). La musique est bien varié et tape dans tous les styles (jusqu’au HxC Mélo), les titres s’enchainent pour notre plus grand bonheur. Je siturais cette compile au même niveau qu’à pu l’être Breizh Disorder. Bref fortement conseillé.

LAUREL AITKEN WITH COURT JESTER'S CREW Jamboree. Grover
Enfin un nouvel album pour le papi du ska selon ses propres termes. Des reprises inédites et même nouvelles compositions raviront les amateurs qui en ont un peu marre des rééditions. Court Jester’s crew la formation allemande donne une bonne section cuivre au tout et Aitken n’est pas dépaysé ! ! Sans le son parfait on pourrait croire que certains titres sont d’époque. Encore une excellente prod pour Grover à part un livret trop léger (une photo d’Aitken et CJC et c’est tout).

TOKYO SKA PARADISE ORCHESTRA. Full-Tension Beaters. Grover
Nouvel album pour ces japonais ultra-connu chez eux et qui jouisse d’une bonne popularité par chez nous mais avec qu’un seul concert ici à leur actif ! Rappelons que ce sont des rescapés des majors donc rien n’est perdu ! ! Niveau musicale c’est du ska assez nerveux et speedé qui rappelle par son coté fun Skankin Pickle, ambiance costard et cuivre pour ce bon album. Prions pour enfin avoir une tournée en France ! !

TOMORROW WILL BE WORSE
vol.2 VA LP Sound Pollution

Ca tu l’as dit.. Superbe pochette pour une compil’ internationale de crust/hc avec Real Reggae, Krigshot, MK Ultra, Mukeka Di Fate, 9 Schocks Terror, Uncunbed, Scalplock et Ruido.
L’avantage ici c’est qu’il y a plusieurs morceaux par groupes, donc on peux bien les connaître, ça change des passages de une minute qui s’enchaînent où on entend 15 groupes en 20 minutes sans rien comprendre.

IN/HUMANITY Violent resignation : the great american teenager suicide rebellion 1992-1998 CD Prank

Sous se titre à rallonge se cache la discographie (certains morceaux qui n’étaient jamais sortis ont été réenregistrés à partir de vieilles bandes il me semble) d’un groupe de hc crust complètement barré, ça c‘est sûr, genre Coche Bomba, mais en pire (ou en mieux, ça dépend évidemment de vous). Plus d’une quarantaine de titre de folie furieuse, avec des délires concepts, genre Occultonomy, ou emo violence (hé oui, la vérité éclate, il s’agissait d’une plaisanterie !!), dont la chanson étendard présente une parodie de Sex And Violence.

THE ART OF REVOLUTION V/A Vidéo Tribal War rec.
Je ne sais pas du tout de quand date cette vidéo, mais stonehenge en a en stock, alors pourquoi se priver ? Apparemment cet ABC n’a rien à voir avec l’Anarchist Black Cross, mais est le nom d’un lieu aux USA ou c’est qu’y a des concerts et on a donc droits à des extraits de : Oi Polloi, Born Against, Drop Dead, Profits Of Misery, Nekhei Rattza, Avail, Dirt, One by One, Citizen Fish et Aus Rotten. Y’a trois quatre morceau par groupe (la vidéo doit faire deux heurs) et gavé d’interviews (en anglais of course). La scène doit faire 10 cm de hauteur et la caméra est le plus souvent entre le groupe et le public, donc bien vivant.

CONTRA Boys club anathem LP Maloka/Traffic Violation
Une des faces commence avec le thème de Zelda et c’est le bonheur (enfin, ça depend votre age). Après c’est de l’anarcho punk américain bien de la bas, avec un chant sarcastique qui pourrait rappeler MDC et avec des passages beaucoup plus énervés, oui oui, très rageur tout ça. Par contre si un texte explique le titre de l ‘album, rien pour y expliquer la pochette, qu’est quand même assez zarb (et vous y aurez pas droit pasque les aléas de l’informatique).

BEURK vol3 V/A Vidéo NRV
Nouveau numéro pour ce videozine d’une heure, toujours bonne qualité d’image et filmé à plusieurs cameras. On trouve Chokebore, Snuff et Aina en live. Ce qu’il y a de bien c’est la Jacquette est en fait un chouette livret dépliant avec disco complète des groupes et les paroles, et ça c’est bien.

SABOT Once Upon A Mind Cesta
Le Cd se présente comme un livre pour enfants, qu’on ouvre avec des trucs qui se déplient en relief, très réussi. Ces deux tchèque nous font huit morceaux uniquement basse/batterie, comme les suisses de Nous Subterfuge sur la compil’Minutes out of Limbo, néanmoins sabot est beaucoup plus lent et calme sur l’ensemble, ce qui ne veut pas dire emmerdant. Un peu de finesse dans un monde de brutes.

SYLVESTER STALINE / INSIDE CONFLICT splitEP Bones Brigade
Sylvester Staline c’est du power crust/grind as fun comme on l’aime avec une grosse dose d’humour (le nom, la pochette, les textes…).Inside Conflict déjà ça rigole moins avec un grind/death super puisant de toute qualité avec des plans bizarres en plein milieu. Ils viennent de sortir un album sur Overcome.Bref un disque qui tue les oreilles d’une excellente façon.

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GOUDE UR BANNAC’H...AN DISPAC’H ! 

                             Vous inquiétez pas, c’est du breton. D’ailleurs cette publication est plutôt destinée aux gens qui s’intéressent à la Bretagne avec un entretien avec un gars qu’à écrit un bouquin sur le parler Gallo (et ouais, y’a deux langues en Bretagne), un texte sur l’idée de nation en BZH (atttention, ce n’est pa une publication nationaliste)et des chroniks de lectures des nouvelles et bilans d’activités surtout sur...la Bretagne. Pas de zik. Par contre volonté d’ajouter de la ziq dans le nº 14 et toujours régionaliste avec une intw du Croc (courent révolutionnaire occitan).

 

BLACKHART nº 3 72p A4 relié couveture couleur prix libre !                                      Voila le nouveau numéro de Blackhart qui n’est pas vraiment un zine mais plutôt une compilation d’articles de différents journaux (ou même site web, comme l’historique du mouvement skinnhead) dans une tendance fortement anarchiste et végétarien avec ce coup ci un long truc sur le cannabis (dommage qu’il manque une analyse politique du commerce de cette plante, ça aiderait à faire réfléchir les pseudo rebelles adeptes de ces pratiques qui entretiennent des bizness pas très cool). Donc beaucoup de lecture pour vraiment pas cher (pensez au moins au port). Un seul regret : les sources des articles ne sont pas mentionnés, c’est dommage ça aurait permis de faire connaître des productions intéressantes, et parfois ça aide à la compréhension d’un texte (l’article sur la secte Lutte ouvrière a-t-il été écrit par un révolutionnaire ou un réactionnaire ?). A la même adresse liste de distro de brochures anarchistes/anti specistes/féministes... et quelques reproductions de CD/K7 dans un esprit totalement non profit.

 

HxC TROOPER NEWSLETTER nº 7  / DA LxB nº 3 Split newsletter 4p A5 Les deux sont écrits à la main et c’est plutot gros délire avec chroniques d’autres newsletters pour le premier et des news hc/crust+view de Murder pour le second. Medhi fait aussi une petite distro hc et a sorti un autre numéro depuis.

 

NO HUMAN newsletter 1pA4 Gratuit pashumain@hotmail.com /www.ifrance.com/nohum                                                                                                                                                                      Sur une (!) page une interview des Pekatralatak (à mon avis elle à été raccourcie) et sur l’autre un petit historique sur l’anarcho-punk (manquant malheureusement de précisions sur la fin, en vertu de quoi un anarcho-punk serait-il un anti spéciste par exemple ?). Plus quelques chroniques et petite réflexion sur l’interdiction de Baise Moi. Bref de la lecture en deux pages !

 

VIOLENT ATTACK nº 1 20p A4 en anglais 5 timbres à                                   Brutal shit Mag comme c’est écrit sur la première page. Normal il s’agit du nouveau fanzine de Mr Murder. Vous prenez donc des Murder (la newsletter, une page A4 recto verso, le numéro 72 ( ! !) est sorti, c’est toujours des chroniques crust/grind dans la prose si particulière de monsieur L., avec ce coup ci quelques montées de rap (sisi)) vous la traduisez plus ou moins en anglais (= vous rajoutez ‘suck’ ou ‘shit’ toutes les deux lignes), vous agrafez le tout et voila ! Donc un zine axé crust/grind/power violence (ce qui soit dit en passant n’est pas des plus commun) avec une mise en page sympa (plein de photomontages), des chroniques et des interviews d’un peu partout dans le monde (l’avantage de faire un zine en anglais, c’est qu’on a pas a s’embeter à tout retraduire): Morgue, Kontrovers, Machetazo, yellow Dog rds, Giftgas, Sylvester Staline. Même si vous n’êtes pas très bon en anglais, pas d’inquiétude, c’est quasiment toujours les mêmes questions (qui a dit : « et les mêmes réponses » ?). Ah, et n’oubliez pas : ‘fuck off and die’.

 

L’ECHO DES FOUFLEURS nº 24 40pA5                                                               Petit mais épais zine punk fort sympathique avec des chroniques de skeuds/zine, une petite nouvelle, une interview d’Earquake (juste avant le verdict du procès) et un historique des Bruisers (excellente oi! américaine). Notons qu’ils doivent sortir un EP de Symphonie Urbaine.

 

LA TRAME DE L’UNDERGROUND volume 4, 52pA4, 10f (+port ?)                          « Guide recensant les activistes de la scène musicale, artistique et militante française », où pour y figurer il suffit de remplir une fiche de renseignements, donc il est vivement conseillé à chaque « activiste » de le faire. évidemment il n’y a pas tout le monde mais y’a beaucoup de contacts repartis par régions et classés en : ciné/audiovisuel, concerts, divers, éditeurs, espaces autogérés, fabrique de disques, fanzines, imprimeries, labels, radios, studios d’enregistrement, syndicats et groupes politiques, VPC (ouf !) avec un index à la fin. Ca peut être utile pour découvrir de nouvelles ressources là où on habite, et c’est indispensable si on veut pas chercher un contact pendant trois heures. Le seul regret est que les critères pour être inscrits restent très flous (notamment pour la sections groupe politique, il est clair que certains seront refusés, mais jusqu’où va le consensus ?).

 

HUMAN DISASTER Nº 2 18p A5, 2 timbres à                                                                       Petit zine très axé streetoi !punkcore (tout en restant assez ouvert (crust, concerts de ska…)) dont le principal intérêt à mon goût sont les chroniques skeuds, assez épaisses et le lascar semble s’y connaître et surtout il a l’air d’aimer ça ! Donc comme le numéro un, une histoire de passionné (c’est d’ailleurs ce qu’on appelle un fan-zine)  et qui écrit bien, et contrairement à celui-ci, dont la mise en page était vraiment ultra basique (mais comme quoi on peut faire un truc intéressant sans être un expert en bureautique), il a réglé là ces petits détails de forme, que demander de plus ? Une interview de Voice Of A Generation, chroniques zine, quelques contacts et scène reports.

 

TU HONORERAS TON PERE ET TA MERE nº 2 80p A4 imprimé,                                           Le premier truc qu’on remarque c’est la mise en page tzarrible(mais vraiment) et la qualité de l’impression (et l’épaisseur…). Après dedans on a : un édito n’importe quoi suivit d’une interview de Sin Dios, une biographie de Maïakovski (poète, bolchevique, amoureux), des chroniques zines , textes sur le contrôle social par la psychiatrie, un gros truc sur l’argentine avec une interview d’un écrivain qui fait une revue de ciné, un scène report, interview de 720º  (punkhc) et de Eterna Innocencia (idem)-a noter que la plupart on été faite en live. Puis une interview d’un gars qu’est roadies dans le show-bizz, intermittent en fait (très intéressant et très bonne idée que la description du coté obscur de la force), un poster (dessin de sam de l’Association Thot), chroniques BDs, recettes végetar/liennes, interview dudit sam (dessinateur donc), un second gros truc, là sur la Bosnie avec une interview de 11 pages avec un gars de Drugi Most suivie d’un carnet de route de 8 pages de Bosnie et d’une interview de Egregoraz, report d’une manif à Srebrenica. Et ça repart avec un interview de Phil de Burn Out, un scène report de Finlande, un poème et ouf vous pouvez respirer c’est fini… Ah non, j’ai oublier de signaler des petits textes d’opinion par ci par là. Et apparemment ils sont que deux à faire ça ! Les interviews sont très politiques (fond libertaires) tout en restant très accessibles sans tomber dans l’anarcho à deux balles. Seul petit reproche : les chroniques zines sont un peu dures à suivre dés fois, mais bon c’est un détail, vous savez qu’il vous reste à faire.

 

ALGEBRE COMMUTATIVE, Langages géométrique et algébrique  Ce tome fait suite aux « Formalismes Fondamentaux de l’Algèbre Commutative », avec en préliminaires des exposés des notions de localisation, noethérianité et quelques éléments de théorie des corps commutatifs et de géométrie algébrique, puis un chapitre sur les topologies a-adiques, en attendant le troisième « Algèbre locale ». A conseiller surtout aux gens qui savent de quoi ça parle.

 

 DEVIANCE nº 8 40pA4 10f (+port ?)                  De la lecture pour ce zine plutôt anarcho-punk écrit tantôt à la main tantôt à l’ordi. Des textes d’opinions (OGM, multinationales, Mac Do, Léonard Pelletier ...), des views des Steroids, B Douze (RIP), Utopia, Sclitz et Totalitarizm (super intéressant, autant le zine que le rédacteur) et des chroniques punk oi ! hc crust...

 

TRAITS NOIRS nº 2 12p A5 gratuit ou soutient                                                                                                    Pas de zik la non plus, mais pour ce second numéro cette petite feuille d’humeur anarchiste s’est bien épaissie, avec comme menu principal un report sur la manifestation à Nice de l’année dernière. Ajoutez la première partie d’une nouvelle politico-realiste, un texte sur les Black Blocs et sur les prisonnier politiques en France et vous obtiendrez une lecture sans prétention mais intéressante.

 

LE MENSTRUEL nº 6 46pA4, 10 balles à l  Ce zine d’expression réalisé par une jeune fille offre un bon volume de lecture pour un numéro qui tourne surtout autour de la religion (textes de réflexion et/ou informatifs) et de Costes (avec une interview, un texte fort intéressant de lui et des trucs à droite à gauche). Beaucoup de dessins et de collages et deux nouvelles dont une de six pages, et je ne sais pas qui l’a écrite mais c’est vraiment du haut niveau, félicitation.

 

MEMSTARA  nº 2, 28p A5 10f pc c/o  Très bonne surprise que ce zine de Montbrison (‘de Montbrison gardons la souvenance, il est tombé, martyr de nos idées...’, mais je m’éloigne un peu) dont j’ai oublié le nom et j’arrive plus à mettre la main dessus...avec dedans des petits textes d’opinions sur des sujets d’actualité, une nouvelle assez longue, des photos, un report du Todo Es (le festival), et surtout des interview trés variées : 20mn De Chaos (crust), Lake Of reason (hc avec des anciens Uneven/switch Stance dedans), Benighted (enfin du black dans un zine punk), Philoophaz (Hip Hop) et Costes (au secour ! Il est partout ! Mais faut dire que son dernier spectacle est très réussi), on apprécie. Ajouter quelques chroniques plutôt hc, une mise en page simple et efficace, et vous obtiendrez un truc qui m’a bien plus).

 

STAND UP nº 1 80p A4 20f (+port ?)                                       Beaucoup de travail pour ce zine épais plutôt hard core, mais avec une volonté d’ouverture de la part des rédacteurs (cf l’édito) et concrétisée dans les chroniques de skeuds (on y retrouve même arrach’moumoutt, vraiment n’importe quoi). énormément de news, des scène report et 16 ( !) interviews. C’est un peu là que le bât blesse, car la plupart sont très courtes et  sans grand intérêt, avec des questions assez bateau (celle d’Indecision fait plus penser à un article promotionnel qu’à autre chose) ou poseuses (Awake qui explique qu’il a des opinions proches du style de vie hc, lesquelles ? ? et c’est quoi le ‘style de vie hc’ ? ?) ou carrément ridicule (je sais plus quel groupe qui cite le mot ‘unité’ à chaque réponse). Mais heureusement certaines sont plus fouillées (Underground Society, Children, Right 4 Life) et celle de Murder est carrément bien, il aurait donc été largement bénéfique de privilégier la qualité à la quantité. Et les nombreuses photos qui prennent une place folle donne parfois l’impression de lire Hard Rock Magasine version HC. C’est bien dommage, car la bonne volonté des rédacteur ne fait aucun doute, espérons que le prochain numéro (est il sorti ?) aura perdu ce coté fan de quinze ans. Il est prévu avec une compile CD.

 

EARQUAKE nº 75, 28pA5, 3 timbres à                                                                                      Toujours du très bon boulot pour le plus vieux toujours en activité et le plus régulier des zines punk en France, avec ce coup ci une interview/historique de 7 pages de Crass (incontournable), Pestpocken (punk à créte, allemagne) et Niblick Henbane (oi ! amérique), pleins de chroniques zines et skeuds (punk, oi !, hc, electro gothique, metal (underground ou commercial de qualité))... La nouveauté depuis le précédent numéro étant une BD en troisième page (un délire sur les chiens à chaque fois). La nouveauté c’est aussi ce qu’il y a écrit sur la couverture : ‘Le premier fanzine interdit par la loi..’ (cf encart)…En tout cas, un seul conseil, faites comme pour Vendetta : abonnez vous.

 

WE’RE GONNA FIGTH Nº 2 32p A5 en anglais pas d’adresse!!                                                                              Ce fanzine fait par un français est en anglais, pour cause d’internationalisme, plus ciblé sur le tiers monde. En effet, au sommaire une interview de Container Crusties From Hell, qui ont fait une tournée aux Philippines, Darbouka, label français qui produit des groupes qui ont du mal à sortir des disques (voir à sortir tout court) chez eux (chine, Cuba, Algérie…), Refuse, label polonais, Pointing Finger, groupe punkhc portugais et une grosse view de Maloka. Plus chroniques zique, zines (toujours très international), dommage qu’y ait pas l’adresse (!) parce qu’il propose des K7 très intéressante (de la oi! Au grind). Donc beaucoup de lecture avec pas  mal de textes d’opinions (le sous titre du zine étant International Political Vegan SxE).

 

AREDJE  Nº 53 courrier ou net, voir news punk.                                                                                                    Sorti peut de temps après le 52 avec un texte sur le droit d’auteur (cf encart), un textes pro black blocs qu’ils relativeisent (un peu de finesse dans un monde de brute) et des explications sur leur CD rom avec toutes leurs chansons dessus. Pas de pages assez guégué de Marcor (snif) mais il doit récupérer de sa tournée avec Detritus du nº  précédent (apparemment la famille Aredje s’agrandi avec LTS, Detritus et Carton).

 

DEMO TAPE Nº 3 28pA5             Fanzine exclusivement consacré aux chroniques de démos (+qques zines), dans un ambiance plutôt new/power metal (du metal d’aujourd’hui quoi) mais ouvert vers d’autres sonorités (hc, rock, raggae,…). Les groupes sont invités à envoyer une démo en échange d’un zine.

 

TOTALITARIZM Nº 19 48pA4 7 timbres à                 3 numéros sortis d’un coup pour ce zine anarcho punk branché pays de l’est. Au sommaire du dernier, nouvelles en vrac des pays de l’ex urss, histoire du punk au Chili, la 11 ieme partie de l’histoire des luttes ouvrières en ex urss, suite de la bd sur Makhno, 4º  volet d’un scène report de Pologne et chroniques zines skeuds. Il va s’arrêter un peu pour préparer une triple compil’ K7 en soutient au bulletin Dans Le Monde Une Classe En Lutte (Sorte d’AFP *sur les luttes sociales dans le monde, 4p A4, un timbre à échange et Mouvement, BP 241, 75866 Paris Cedex 18), et après un numéro 20 spécial yougoslavie.

 

IMMODIUM nº 10 Mars/avril 2001, 1 feuilleA3 rectoverso 1 timbre        La newsletter bimensuelle s’est agrandie et propose toujours des news/chroniques/annonces de concerts le tout écrit à la main et un report d’Angoulême ainsi qu’une interview de Dialektik parue aussi dans Agitato et c’est intéressant de lire ce que dit un des plus gros vendeur de punk en France. Franchement pour un timbre, on n’hésite pas.

 

DYNAMITE Février 2001. Nº 14. 8 pages A5.                                                                         En plus des news habituelles pour ce minizine vous retrouverez des chroniques disques et zine. La régularité et la simplicité de la chose font que Dynamite est indispensable pour se tenir au courant de l’actualité punk. En plus pour ce numéro il y a quelques chroniques de punk étranger. Coté interview vous retrouverez Stéphane de la liste Punk as Fuck, malheureusement un peu courte. Abonnement 20 francs, chèque à l’ordre de Dynamite records.

 

LEAN ON ME. Nº 1. 36 pages A5. 3 timbres à 3 francs                                                                                Fanzine issue de feu Guns fever qui pour son premier numéro nous offre du roots au sommaire : Western Special, the Mood, Dave Straps & the radiators, Deal’s gone bad et Rad party (fanzine). Vous l’aurez compris un zine tourné essentiellement vers le ska avec des petites incursions vers le punk et la musique black en général. Les interviews sont efficaces et bien menées, quelques petits défauts de maquette font que des fois on s’emmêle un peu les pinceaux. De plus les chroniques sont en colonne sur les 2 cotés de la page avec l’interview au centre, et bien je sais pas vous mais moi j'ai un peu de mal! ! Par contre les chroniques disques sont riches et variée, d’un ton mature par quelqu’un qui connaît son affaire ; il y en a aussi de livres qui sont forts intéressantes. A acquérir !

 

BOOYAKA nº 1 1 feuille A4 recto verso.                             Feuille d’infos du groupe de ska de Grenoble w5 ! (voir Vendetta nº 2), qui ne parlent pas que du groupe puisqu’il y a quelques chroniques et news des autres groupes français. Maquette de bonne qualité, vite lue comme ce genre de feuilles de choux. Quelques timbres pour quelques numéros.

 

SACRIFICE DE PUTE nº 2. 44 pages A5.                                                                                                             Après avoir disparu quelques mois suite au #1 SDP revient avec plus de participants. Il semblerait que le #3 soit déjà sorti avec nous espérons une meilleure présentation et que le tirage soit de meilleure qualité, à moins que cela fasse parti du genre ! Ceci dit, la musique étant basée sur le HxC et le métal ce zine présente des interviews de Bitoku (limite scato pour être clair), de Disphoria (HxC mélo), et d’Explicite Clown (métal lourd). On y trouve aussi des chroniques de disques et de concerts ainsi qu’une dizaine de BD. Tout ça pour la modique somme de 5f et on ne le trouve qu’à Vicious Circle   et de main en main. Souhaitons leur bonne continuation.

 

100% PAPEL DEL WC nº 2.                                                                                            Cet excellent zine espagnol de Madrid est aussi un label de punk, HxC, ska, oi !. Une très bonne présentation format A4 et imprimé en N&B, couverture en papier glacé avec de nombreuses photos de concerts et d’affiches. Pour le contenu c’est un ensemble d’interviews : Semana Bruta, Envidia Kotxina, Crétino zine, Front Kick, Apatiano anarcopunk Venezuela, Bronco Bullfrog records. Il y a ensuite beaucoup de chroniques musicales et de fanzines, des articles sur la musique et le milieu punk espagnol. Pour couronner le tout le zine est accompagné d’un cd 22 titres et tout ça pour 500 pesetas (=20 balles). Le seul problème c’est qu’il est en espagnol ! Leur catalogue est disponible par courrier gratuitement.

 

LA POUPEE QUI CRACHE nº 1. Mars 2001. 10 pages A4.4f50 à                                                                                                                                                               C’est un fanzine sans prétention que fait le collectif Klack sur Nice (voir chroniques disques). Présentation en coupé/collé qui malheureusement est un peu brouillon des fois. Les articles sont sur les squatts, les transports publics, la vidéo surveillance, les municipales, les prisonniers politiques… Coté musique nous n’avons qu’une interview de bug et un petit topo sur klack. Espérons que pour le prochain la musique occupe une place plus importante, le ton général est sympa et ne se prend pas au sérieux tout en proposant des choses concrètes par là où ils habitent.

 

TRASH SHIT ZINE 1pA3 rectoverso   Très jolie présentation sur papier recyclé avec belles photos et écrit à la main, avec quelques chroniques hc/crust et deux intw extraites d’un magazine de skate sur pourquoi être végétarien.

 

HERMAPHRODITE nº 4 180 pages,imprimé, 70fs,                        Format grand (29cm sur 29) pour cet énorme objet qui mérite autant dans la forme (avec illustrations de mike Bastow, Laurent Danzo, apucino Latrasse) que le fond avec énormément de lectures très variées mais toujours de très bon niveau : un dossier sur Casanova, es aphorismes de Roland Jacquard, des nouvelles « suicide et rigolade » de Eric Mie, des poèmes, un texte de Costes, un entretien avec Mateo Maximoff (le premier écrivain tzigane, qui a commencé à écrire dans le camps de concentration de Lannemezan, hallucinant!) et martin de la revue Zoo (ou les dessous de la presse soit disant contestataire française) et encore pleins de trucs, j’ai pas encore eu le temps de tout lire!

 

BURN OUT nº 7, 44pA4, pas de prix ?, , perso.wanadoo.fr/burn-out                                                                                                                                             Zine hc bien sympathique et au ton bieb*n personnel (il tutoie le lecteur) et bien rempli avec des views de Fall Silent, Walked In Line (avec un projet interressant de vente de MP3), 8 Days Of Nothing, Robocop Kraus, Dusk Within, Meatjack et Creation is Crucifixion. Bon je trouve les interviews un peu courtes, mais ça ça dépend de celui qui répond, hein. Par contre il y a 255 disques chroniqués ! (sisi, je les ai comptés). Un extrait de Flatland (un monde en 2 dimensions) complète tout ça, et il a eu l’idée de mettre sa bonne grosse petite distro à la fin (hc crust pas cher).

 

KORRIGAN nº 4 20ff+port,56p A4,    Zine hard core très orienté anglophone, surtout dans les chroniques (très fouillées) livres, comixs et zines. Des chroniques skeuds, views de Juno (hc US), In Abandon (zine d’expression US) et Jr Ewing (Norvegiens certes, mais difficile de trouver un nom plus américain. Deux textes sur la suisse, un sur le racisme et un historique de l’espace autogéré de Lauzanne, un historique de Reclaim the Streets (UK), une moitié de compte rendu de la tournée européenne de Nostromo et un bio de Jean Rollin (Arghh, enfin ! « Je ne suis pas une vampire, je suis une mutante, mais on m’a forcé à boire du sang et à vivre la nuit ». Un vendetta au premier qui me dit de quel film c’est tiré). Mise en page sobre et classieuse.

 

V13 nº 1, newsletter, 1pA4,                      Une view de jonathan, en tant que batteur de Tennis Bastard et autre, une de Toulouse electro city, quelques chroniks de disques hc et films d’horreur.. Jolie presentation. Quand au label vendredi 13, il vient de sortir un live d’Opstand et un split Mothra/Dishurvin et prévoit encore pleins de trucs pour vous faire bien mal aux oreilles. A la même adresse petite distro pas chère.

 

YOUR SEX IS MY DRUG  28pA5, symbolic Prod     Petit zine qui oscille entre Brutal Death classique et grind pathologique, avec views de Gorestench, Traumatism (les canadiens), Gurkkhas, et pas mal de chroniques. Il propose pleins de compil’K7 dont deux sont chroniquées par là. Accord parental indispensable, puisque c’est illustré avec pleins de photos pornos. Quand aux féministes acharnés (oui, sans e), lisez l’édito avant de le brûler.

 

FILS DE PUTES nº 5, 64pA5, pas d’adresse ? Tu m’étonnes !                                                                             Cette chronique, on va en entendre parler, ça c’est sur. Ce zine fait par un dénommé Panzer et assez axé oi! (mais pas que) et suinte la haine de classe (en tout cas beaucoup plus que dans d’autres publications plus « politisées »), avec des interviews d’ouvriers du début du siècle, textes sur des grèves, cassage en beauté de Roger Moore…. Mais voilà, l’individu chronique (et l’assume totalement) quelques trucs de Rac, à coté de choses carrément anarcho-punk. Pour provoquer les anti fascistes à œillères ? Dérision totale ? Théories foireuses sur la classe ouvrière ? Le mieux c’est de lui écrire pour lui demander (mais j’ai vraiment pas trouvé l’adresse dessus), bien que je penche plus pour le dernier cas. Le pire (ou le mieux, c’est selon) dans l’histoire, c’est que pour qui sait lire, le gars est totalement clair, ça fait pas un pli, et c’est loin d’être un abruti, ça c’est évident, et la critique vole plus haut que se qu’on peut lire habituellement. D’ailleurs les interviewés sont tous anarchistes (Utopia, Rien à perdre, Strongly Opposed rec), et j’aimerai trouver quelqu’un qui n’a pas trouver le texte sur l’apolitisme excellent. Beaucoup de chroniques ziques, lectures (yes et la encore, ça fait pas semblant), bières (sisi), y’a énormément à lire et c’est écrit tout petit. De plus le tout est rédigé avec un humour latent que je trouve excellent. Voila,  ça c’est ce que j’ai trouvé de bien, et c’est indéniable. Après, c’est clair qu’il y a des choses qui le font pas du tout (qu’on ne vienne pas me dire que j’ai encensé FDP !) : le texte sur le saboteur- c’est surtout le zine que je remet en question, et je ne comprend toujours pas cette complaisance à l’égard des fascistes, même si ceux si sont des ouvriers pur jus, de la part de quelqu’un qui doit pertinemment savoir que le fascisme est un rempart du capitalisme. Donc faire tout un truc autour de la classe ouvrière et tolérer les bouchers de cette même classe, voilà qui m’échappe totalement. La quatrième de couverture devrait en faire rigoler jaune (ou rouge, ahah) certains. Bon, je pense que ça suffira, et  ça me ferait bien rigoler (enfin pas trop en fait) qu’on nous dise qu’on est pas clairs du tout.

 

PUNK SYSTEM nº 17, 24pA4, 15fpc à                            Le numéro 18 est sorti, avec Urban Bligth, 20mn de Chaos et pleins d’autres trucs, mais je ne l’ai pas encore reçu (??? Il y a de plu en plus de choses que je suis sur qu’on ma envoyé que j’ai jamais reçu, ça commence à gaver). Donc chroniques et report de concerts et des interviews bien faites (Brigada Flores Magon, GUBAD, Locos et dynamite) le tout sur un ton qui vaut assurément le détour, j’aurai aimé voir la tête des BFM quand il leur a demandé « Quel effet ça fait d’être sur le même label que Sergent Garcia dont on a vu la pub sur M6 ? N’est ce pas un coup au coté rebelle du groupe ? » (et comme il l’a ajouté : « allez, c’était pour rire, faite pas la gueule.). Donc une lecture agréable et instructive, vous ne regretterez pas vos 15 balles.

 

WORST nº 9 25f pc, 28pA4 imlprimé,    Voilà le magazine punk (antinomie ?) qui revient. Toujours punk punk avec deux vétérans : le chanteur de Klasse Kriminale (bonne interview, bien que ses explication,s sur le fait d’avoir sorti leur premier album sur Rebelles européens ne me satisfassent pas des masses, enfin je suis quand même content que le question ait été posée) et Beki Bondage de Vice  Squad. Y’ a aussi Dead End et un report de le tournée européenne de Krays plus les habituelles chroniques etc..

 

LOCO LOCO issue #3 2 timbres à                                    Voilà un fanzine comme je les aiment, format A5 de 32 pages avec une mise en page simple et lisible. Ce zine est en plus éclectique  avec au sommaire les Bushmen (émo pop core), Ataxie (label expérimental bruitiste), Natsat, Romeo is Bleeding (émo hxc métal), Shane Cough (pas loin des prods DHR) … Des news, chroniques disques et zines sont aussi présentes. Un intéressant fanzine qui se rappelle se que ce mot signifie.

 

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    Earquake a donc écopé de 2000f d'amende pour travail clandestin et d'environ 4000f de dommage et intérêts pour l'URSSAF, ce qui fait beaucoup (d'autant qu'il faut y ajouter les frais de justice) pour un fanzine vendu 5f et principalement distribué par courrier contre des timbres... la légalité d'un fanzine reste floue en dehors de ceux qui servent de bulletin de liaison entre les membres d'une association (attention à l'ISSN!) mais une telle publication ne relève pas d'un délit majeur. Mais dans le cas présent, il est illégal de cumuler un emploi de fonctionnaire (l'éditeur d'Earquake est prof) et se livrer à des activités commerciales (ce que l'URSSAF a décidé être le cas ici), d'où procès. Est ce que cela signifie que la justice a décidé de bouter les fanzines hors de France? Apparemment non, il s'agirait plutôt ici d'une suite de circonstances particulières (emploi spécifique, gendarmerie teigneuse de petit patelin, tribunal amusé de ville de moyenne importance), et de plus la parution peut heureusement continuer (en se servant d'une association comme couverture). S'il n'y a donc pas plus d'inquiétude à avoir qu'avant, ceci est un bon exemple de ce à quoi n'importe quelle personne active (fanzine, concert, label, distro et même groupe) est exposé, et rappelle que même si le risque d'être embêté à cause de ce type d'activité est assez minime (c'est le premier cas à notre connaissance), il existe (en particulier si vous cumulez des activités politiques ou carrément illégales qui peuvent amener les forces de l'ordre à s'intéresser à vous) et donc qu'un minimum de précaution et de connaissance de la loi n'est jamais superflu.

 

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